• CV Charles Carrère

    CV Charles Carrère

     

     

    CV Charles Carrère

     

     


  • Prix de poésie Senghor

     

    Prix de poésie européen

    Léopold Sédar Senghor

    2016

     

    Prix de poésie Senghor

    Prix de poésie Senghor

      

    Prix de poésie Senghor

     

     

    Prix de poésie Senghor

    BÉATRICE  BONHOMME

    est un écrivain, poète, essayiste et directrice de revue française.

     

    Béatrice Bonhomme-Villani est née en 1956 à Alger. Son père, Mario Villani (1916-2006), élève de Jean Grenier, est peintre et elle vit ses premières années avec ses quatre frères dans une atmosphère artistique mêlée de musique et de peinture. Sa mère, grande conteuse, lui apprend le goût des mots. Elle rencontre dans cette enfance les paysages méditerranéens, mais aussi la belle campagne du Berry, dont plusieurs de ses textes restent imprégnés. Elle suit ses études à Nice en Hypokhâgne et Khâgne au Lycée Masséna. En 1994, elle a créé avec Hervé Bosio la revue NU(e) qui comptait fin 2012 cinquante-et-un numéros, tous consacrés à des poètes, dont Salah Stétié, Jacques Réda, Bernard Vargaftig, Michel Deguy, Michel Butor, Yves Bonnefoy, Marie-Claire Bancquart, James Sacré, Lorand Gaspar, Henri Meschonnic, Gérard Engelbach, Jean-Claude Renard, Claude Louis-Combet, Jude Stéfan, Jacques Ancet, Eugène Guillevic, Esther Tellermann, Mahmoud Darwich, Marie Étienne, Gaston Puel, Jean-Michel Maulpoix, Bernard Noël, Werner Lambersy, Claude Ber. Deux numéros sont consacrés à des relectures de Pierre Jean Jouve. Fin 2004, elle a créé avec Jean-Yves Masson la Société des lecteurs de Pierre Jean Jouve qui publie des Cahiers aux Editions Calliopées. Elle a publié des recueils de poésies et divers volumes d'essais critiques notamment sur Pierre Jean Jouve, Jean Giono, Salah Stétié et la poésie contemporaine. Agrégée de Lettres modernes, elle soutient à Aix-en-Provence une thèse de 3° cycle sur l’œuvre de Jean Giono, puis en 1987 une thèse d’Etat sur Pierre Jean Jouve : Les Jeux de l’Écriture et la Quête du Sacré dans l’œuvre de Pierre Jean Jouve (sous la direction de Jacques Chabot). Depuis 1990, elle enseigne la littérature française, d'abord à l'université d'Aix-en-Provence puis à celle de Nice. Elle a créé en 2003, au sein du CTEL (Centre Transdisciplinaire d’Epistémologie de la Littérature et des Arts Vivants de l’Université de Nice-Sophia Antipolis), un axe de recherche dédié à la poésie : POIEMA.Béatrice Bonhomme poursuit une réflexion sur la nature « diagonale » du poétique. Son travail critique porte sur la poésie moderne et contemporaine et sur les liens entre la poésie et les autres arts, plus particulièrement les arts visuels. Elle a organisé de nombreuses manifestations où la poésie était associée aux autres arts et à la philosophie et tente d'apporter du lien entre analyse critique et scientifique, recherche théorique, sensibilité et création poétique. Elle privilégie l'entre-deux de l'art, la "porosité" au monde, la notion de mémoire, les problématiques du rythme et de la traduction en poésie. Elle a centré son activité autour de ce désir de faire passer, de transmettre la parole des poètes modernes et contemporains. Ses activités de poète, de chercheur, de professeur, d’écrivain, de revuiste, d’éditeur, convergent toutes vers ce même but, celui de fédérer des recherches sur la poésie moderne et contemporaine, de faire connaître et aimer la voix de cette poésie et de mettre en lumière sa dimension esthétique, philosophique ou éthique.

    Son œuvre poétique a été regroupée et republiée en 2004 par les éditions Melis. Des préfaces (de Bernard Vargaftig, Claude Louis-Combet, Salah Stétié, Serge Ritman, Tristan Hordé) ouvrent cinq livres qui pénètrent dans un univers de poésie habité par la réserve, la fêlure, la présence de la mort, mais aussi par le caractère miraculeux de toute rencontre, rencontres de l'aubier ou de l'oiseau. Cette poésie crée un état de disponibilité intérieure où tout peut devenir événement. Béatrice Bonhomme a fait de nombreux livres avec des artistes contemporains dont Serge Popoff, Henri Maccheroni, Albert Woda, Alberte Garibbo, Jean-Marie Rivello, Danielle Androff, Claudine Rovis, Thierry Lambert, Maurice Cohen, Isabelle Raviolo, Claire Cuenot, Michel Steiner, Youl, Sonia Guerin. En 2005, un nouveau recueil est paru : La Maison abandonnée. En 2002, son texte Poumon d'oiseau éphémère donne lieu à un diaporama réalisé par Bérénice Bonhomme. En 2012, elle crée un spectacle de lanterne magique "kaléidoscope d'enfance" avec son fils Stello Bonhomme (illustration), sa fille Bérénice Bonhomme (réalisation) et son frère Philippe Villani (musique). Après la mort de son père en 2006, Béatrice Bonhomme a organisé plusieurs expositions et écrit deux textes en hommage à ce peintre : Mutilation d'arbre (2007) et Passant de la lumière (2008).

    Prix de poésie Senghor

    Béatrice Bonhomme, poète, a fondé avec Hervé Bosio la Revue Nu(e), qui édite des poètes contemporains depuis 1994.
    Elle a publié des livres de poèmes dont Les Gestes de la neige (L’Amourier), Le Nu bleu (L’amourier) Cimétière étoilé de la mer (Mélis) et La Maison abandonnée (Melis, 2006). Elle a également réalisé plusieurs livres avec des peintres.
    Parmi les titres à paraître en 2008 peuvent être signalés une biographie sur Pierre Jean Jouve aux éditions Aden et un livre sur la poésie contemporaine : Mémoire et porosité aux éditions Melis.


    Béatrice Bonhomme

    présentation du lauréat par Giovanni Dotoli

    Béatrice Bonhomme qui vit à Nice entre montagne et mer, est née à Alger dans une famille d’intellectuels et d’artistes, musiciens, peintres, philosophes et elle a choisi les mots comme être-au-monde. Elle a publié son premier texte en revue en 1986, son premier recueil en 1991. Depuis plusieurs livres se sont succédés :
    Le premier recueil L’Age d’en haut insiste ainsi sur les lieux de l’enfance niçoise puis des lieux de la campagne du Berry
    Jeune homme marié, nu se rapproche du Cantique des Cantiques
    Photographies, écrit en versets, exprime la présence obsédante d’un amour in absentia
    Poumon d’oiseau éphémère montre l’homme face à la précarité et à la mort.
    Cimetière étoilé de la mer, en versets également, est placé face à la conscience de la déchirure et d’un lien cosmique au monde.
    La Maison abandonnée alterne poèmes et poèmes en prose et mêle, dans une véritable fresque, souvenirs et couleurs.
    Mutilation d’arbre, Passant de la lumière et Variations du visage et de la rose, dans des textes d’amour, de mort et de lien à la création, rendent hommage au père peintre.
    Kaléidoscope d’enfance retrace des éclats d’enfance à travers le prisme d’une lanterne magique. Il a donné lieu à un spectacle et à un diaporama.
    L’indien au bouclier constitue également un retour au lien familial et à l’enfance à travers l’évocation du frère.

    Béatrice Bonhomme a également écrit des romans, des pièces de théâtres, des journaux et des livres d’artiste. Son œuvre a été fêtée dans un ouvrage collectif paru chez Peter Lang. On trouve une véritable réflexion sur la forme dans son travail, du vers au verset où elle se situe dans sa recherche formelle dans la lignée Segalen, Jouve.

    Pour elle, tout est lié et repose sur l’amour très concret, qu’elle éprouve pour les mots et la littérature. Elle a associé écriture de poésie, critique littéraire et direction d’une revue importante dans laquelle elle a publié de très nombreux poètes francophones, permettant ainsi à la poésie contemporaine d’être davantage diffusée et reconnue. Sa propre écriture, relève du même geste, de faire passer. Tout poète est un traducteur du monde sensible, il le traduit dans ses propres signes pour le partager avec les autres. Le geste de Béatrice Bonhomme est le geste du passeur. Il n’y a ainsi qu’un seul geste, celui lié à l’amour de la poésie.
    Béatrice Bonhomme s’est en effet, dès l’enfance, tournée vers les mots qui l’ont d’emblée passionnée. Le fil déclencheur de l’écriture, la première expérience, a été celle de l’apprentissage de la lecture par sa mère, non entre les murs d’une école, mais en pleine nature, dans les collines niçoises dans les herbes brûlées de chaleur, un petit rosier aux fleurs sauvages et roses, des églantines peut-être, dont elle sentait le parfum à côté d’elle. De ce mot qu’un jour elle est parvenue à déchiffrer sont nées la magie, la possession, l’impression d’avoir à soi le monde entier. Ce mot et de lui la puissance de saisir.

    Les mots dans les textes de Béatrice Bonhomme sont les mots mêmes de la respiration ou du manque de respiration, du souffle, du cœur et du sang. Le pouls du poème est un rythme qui bat, comme le pouls de la mer, comme un flux et un reflux. Avec un aller-retour, un travail sur la répétition, sur la litanie, la syntaxe devient rythme. La poésie est un rythme, un rythme physique comme la marche ou la danse. L’esthétique de la poésie passe aussi pour Béatrice Bonhomme à travers ce travail sur la répétition qu’elle poursuit depuis ses premiers textes et qui serait également musique et rythme. La poésie est une chorégraphie et qui est fondée sur une répétition pulsionnelle, une relance, une litanie presque rituelle. Le poème est un battement à tu et à toi avec un autre, avec le monde, dans un rythme comme vague, comme sang, un rythme de flux et de reflux.
    On comprend, dès lors, que la poésie de Béatrice Bonhomme soit une poésie « amoureuse ». Je veux dire par là que l’amour sous toutes ses formes la traverse : amour du ciel et de la mer, amour d’une terre lumineuse et charnelle, amour des corps, amour du langage. Amour, désir de coïncidence. D’où la passion, l’intensité érotique de cette poésie. D’où sa sensualité violente parce que toujours menacée qui parfois s’inscrit dans la lignée de la mystique érotique de Pierre Jean Jouve sur lequel la poète a écrit sa thèse.
    En outre, si Béatrice Bonhomme a choisi l’écriture poétique c’est parce que, pour elle, ce qui est partageable en poésie, c’est paradoxalement ce qui est le plus singulier, notre émotion sans mesure commune mais qui devient commune par les mots de la poésie. Comme si le plus incommunicable devenait le plus commun et inversement. L’absolu singulier devient le commun. Loin de nous enfermer dans la sphère du sentiment personnel, le lyrisme nous projette vers l’autre. Qui n’a pas vécu cela ? Une maison abandonnée, c’est comme l’enfance, nous en avons tous une dans le cœur. C’est devenu une matière de poème comme un pigment sur la fresque, une couleur grattée par le pinceau, une gravure dans l’eau-forte. Comme le dit Philippe Beck : « Le moment où le moi se dit c’est un moment impersonnel […] le moment où l’amour se dit de façon intense, serrée, tenue, c’est un moment impersonnel, un moment d’impersonnalité paradoxale ».
    Lorsque Béatrice Bonhomme écrit en poésie, elle traite d’archétypes comme ceux du corps souffrant, ou bien de l’amour, de la maison abandonnée, du deuil. Ce sont des choses partagées par tous. Il s’agit d’amener l’absolu singulier dans les parages du commun. L’émotion poétique, comme le dit Michel Collot, en ce qu’elle a de spécifique, est un mouvement qui part du plus intime mais se projette dans le monde et dans les mots. La poésie est pour Béatrice Bonhomme un moment d’échange et d’universalité. Cependant la généralité n’est pas donnée. C’est le fruit d’un travail, d’un effort d’écriture. Et le vers tente de rendre ce moment partageable par tous, l’amour, l’enfance, la perte, ou plus simplement l’eau de la pompe, les pierres, les oiseaux, l’herbe, la mousse, les rencontres quotidiennes, un regard sur le monde. Les vers constituent pour elle une sorte de chant lyrique, un échange où tous peuvent se retrouver.
    Enfin la poésie lui paraît capable de transmettre des comportements, une éthique, une philosophie, des rituels humains, des relations aux éléments, qui gardent toute leur importance dans un monde de plus en plus déshumanisé, qui souvent se cache derrière des écrans et qui a perdu le lien à l’autre et au monde. La poésie pour Béatrice Bonhomme justement, c’est le lien retrouvé, le lien tissé dans l’amour ou la mort, le lien à l’autre, le lien au monde. Les motifs du bleu, de la mer et de la lumière des paysages méditerranéens sont tissés, cousus ensemble et apparaissent comme dans une tapisserie, une fresque, un tissage dans l’amour du monde et des mots.

    Giovanni Dotoli

     

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    LIVRES DE POEMES :
     

    L'Age d'en haut (Traces, 1991)
    Le Pas de la clé (La Vague à l'âme, 1992)
    Lieu-dit du bout du monde (Encres vives, 1994)
    In Absentia (An Amzer, 1994)
    Jeune homme marié nu (1° édition Nue 1995)
    L'univers n'en sait rien (1° édition Nue, 1995)
    Sauvages (1° édition Moires, 1996)
    Le dessaisissement des fleurs (1° édition Rafaël de Surtis, 1997)
    Journal de l'absence initiée (Encres vives, 1998)
    Poumon d'oiseau éphémère (1° édition Moires 1998)
    Les Gestes de la neige (L’Amourier, 1998)
    Sabre au Clair (Tipaza, 1998)
    La Grève blanche (Collodion, 1999)
    Le Nu bleu (L’Amourier, 2001)
    Nul et non avenu (Collodion, 2002)
    L'Age d'en haut (Mélis, 2004, préface Tristan Hordé)
    Jeune homme marié, nu (Mélis, 2004, préface de Salah Stétié)
    Poumon d'oiseau éphémère (Mélis, 2004, préface de Bernard Vargaftig)
    Photographies (Mélis, 2004, préface de Serge Martin)
    Cimetière étoilé de la mer (Mélis 2004, préface de Claude Louis-Combet )
    La Maison abandonnée (Mélis, 2006, 4°de couverture de Bernard Vargaftig,)
    Mutilation d’arbre (Collodion 2008, préface de Bernard Vargaftig,),
    Passant de la lumière (L’Arrière-Pays, 2008),
    Précarité de la Lumière (La Rivière échappée, la Canopée, 2009),
    Variations du visage et de la rose (L'Arrière-Pays, 2013)
    Kaléidoscope d'enfance, (Nu(e) 2012)
    L'Indien au bouclier (Collodion, 2014)

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    TEXTES ET VOIX DANS DES FILMS :
     

    Poumon d'oiseau éphémère (2007)
    Kaléidoscope d'enfance (2012)
    Le Point du jour (2016) :
    1 Nice
    2 Cluis
    3 La Rose

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    RECIT, JOURNAL, PIECE DE THEATRE :
     

    Dernière adolescence, récit poétique (Nu(e) 2002)
    Marges, journal (Nu(e) 2002)
    La Fin de l'éternité, pièce de théâtre (Nu(e) 2002), traduite en espagnol et jouée à Grenade en 2019.

    *

    OUVRAGE CONSACRE A L’ŒUVRE DE BEATRICE BONHOMME :
     

    Le mot, la mort, l’amour, Peter Lang, 2013 (éd. Ilda Tomas et Peter Collier), 2013, 437 pages)

     


    OUVRAGES DE CRITIQUE LITTÉRAIRE :

    1. Béatrice Bonhomme, La Mort Grotesque chez Jean Giono, (Préface de Jacques Chabot), Paris, Éditions Nizet, décembre 1995, 192 pages. 

    2. Béatrice Bonhomme, Jeux de la Psychanalyse, Initiation et Images de la femme dans l’Écriture jouvienne, Paris, Éditions Minard, Lettres Modernes, Archives des Lettres Modernes, 1994, 129 pages.
    3 Béatrice Bonhomme, Le Roman au XXe siècle à travers dix auteurs (de Proust au Nouveau Roman), (Préface de Raymond Jean), Paris, Éditions Ellipses, 1996, 205 pages.
    4. Béatrice Bonhomme, La Condition Humaine de Malraux, Paris, Éditions Ellipses, 1996, 113 pages.
    5. Béatrice Bonhomme, Jean Giono, Collection Mentor, Paris, Éditions Ellipses, 1999, 125 pages.
    6. Béatrice Bonhomme, Salah Stétié en miroir, Amsterdam-Atlanta, Éditions Rodopi, 2000, 80 pages.
    7. Béatrice Bonhomme, Le Nu bleu, essai sur la poésie, Coaraze, Éditions L’Amourier, 2001, 50 pages.
    8. Béatrice Bonhomme, Les Rondes, chansons et comptines enfantines, Nice, Éditions Nu(e), 2005, 104 pages.
    9. Béatrice Bonhomme, Mémoire et chemins vers le monde dans la poésie contemporaine, Tome 1, Colomars, Éditions Melis, septembre 2008, 212 pages.
    10. Béatrice Bonhomme, Pierre Jean Jouve ou la quête intérieure, Biographie de Pierre Jean Jouve, Paris, Éditions Aden, 2009, 445 pages.

     

     DIRECTIONS d'OUVRAGES COLLECTIFS :
     

    1. Béatrice Bonhomme, Anna Jaubert, Don Juan, Actes du colloque Don Juan, 12 mars 1994, Université Nice-Sophia Antipolis, Nice, Publications de la Faculté des Lettres, 112 pages.
    2. Béatrice Bonhomme, Christiane Blot-Labarrère, Pierre Jean Jouve, Actes du colloque international, 24-26 novembre 1994, Université de Nice-Sophia Antipolis, Lille, Éditions Roman 20/50, 293 pages.
    3. Béatrice Bonhomme, André Malraux, Actes du colloque André Malraux, 15 mars 1996, Université Nice-Sophia Antipolis Nice, Publications de la Faculté des Lettres, 88 pages.
    4. Béatrice Bonhomme, Jacques Chabot, Giono autrement, L’Apocalyptique, le panique, le dionysiaque, Actes du colloque Jean Giono, Anniversaire du centenaire, mars 1995, Aix en Provence, Publications de l’Université de Provence, 117 pages.
    5. Béatrice Bonhomme, Un Divertissement royal d’après Jean Giono, Actes du colloque Jean Giono, Université Nice-Sophia Antipolis, mars 1996, Nice, Publications de la Faculté des Lettres, 125 pages.
    6. Béatrice Bonhomme, Michel Erman, Claude Simon, Actes du colloque Claude Simon, Université Nice-Sophia Antipolis, Dijon, Éditions Le Texte et l’Edition, 1998, 136 pages.
    7. Béatrice Bonhomme, Samuel Beckett, Actes du colloque Samuel Beckett, Université de Nice-Sophia Antipolis, 26 janvier 1999, Nice, Publications de la Faculté des Lettres, réédition en ligne Loxias (Revel) 2010.
    8. Béatrice Bonhomme, André Tosel, La Philosophie du XXe siècle et le défi poétique, Paris, Revue Noésis, Diffusion-Distribution Jean Vrin, 2004, 170 pages.
    9. Béatrice Bonhomme, Françoise Armengaud, André Verdet, le pur espace poésie, Paris, Éditions L’Harmattan, 2004, 148 pages.
    10. Béatrice Bonhomme, Odile Gannier, Le Genre de la revue littéraire, Université de Nice-Sophia Antipolis, Publication en ligne, Loxias (Revel), 2004.
    11. Béatrice Bonhomme, Micéala Symington, Le Rythme dans la poésie et les arts. Interrogation philosophique et réalité artistique, Paris, Éditions Honoré Champion, 2005, 409 pages.
    12. Béatrice Bonhomme, Micéala Symington, Sylvie Puech, Le Trait : langue, visage, paysage. De la lettre à la figure, Paris, Éditions L’Harmattan, avril 2007, 2 tomes, dont 1 consacré à la publication de textes poétiques, l’autre à des contributions critiques, 404 + 192 pages.
    13. Béatrice Bonhomme, Micéala Symington, Le Rêve et la ruse dans la traduction de poésie, Paris, Éditions Honoré Champion, octobre 2007, 380 pages.
    14. Béatrice Bonhomme, Micéala Symington, Libres horizons. Pour une approche comparatiste, Collection « Lettres francophones. Imaginaires », Paris, Éditions L’Harmattan, janvier 2008, 487 pages.
    15. Béatrice Bonhomme, Laure Michel, Patrick Quillier, Frédéric Jacques Temple ou l’aventure de vivre, Université de Nice-Sophia Antipolis, Publication en ligne Loxias, (Revel), 2008 ; ré-édition, Poitiers, Revue de La Licorne, 2010.
    16. Béatrice Bonhomme, Jean-Yves Masson, Pierre Jean Jouve, Poète européen, Collection « Les Cahiers Jouve » n° 1, Paris, Éditions Calliopées, octobre 2009, 277 pages.
    17. Béatrice Bonhomme, Serge Martin, Jacques Moulin, Avec les poèmes de Bernard Vargaftig, Actes du colloque de Cerisy-la-salle, Vallongues, Méthode ! Revue de Littérature n° 15, janvier 2009, 190 pages.
    18. Béatrice Bonhomme, Intégrités et Transgressions de Pierre Jean Jouve, Actes du colloque Cerisy-la-Salle, Collection « Les Cahiers Jouve » n° 2, Paris, Éditions Calliopées, octobre 2010, 278 pages.
    19. Sylvie Ballestra-Puech, Béatrice Bonhomme, Philippe Marty, Musées de mots. L’héritage de Philostrate dans la littérature occidentale, Genève, Éditions Droz, 2010, 250 pages.
    20. Béatrice Bonhomme, Odile Gannier, Francis Ponge et la robe des choses, Paris, Éditions L’Harmattan, 2011, 274 pages.
    21. Béatrice Bonhomme, Aude Préta-de Beaufort, Josiane Rieu, Hélène Baby, Echos poétiques de la Bible, Paris, Éditions Honoré Champion, 2012, 752 pages.
    22. Béatrice Bonhomme, Jacques Moulin, Tristan Hordé, James Sacré, Actes du colloque de Cerisy-la-Salle, Revue L’Étrangère n° 29-30, Bruxelles, Éditions de La Lettre volée, 2012, 530 pages.
    23. Béatrice Bonhomme, Aude Préta-de Beaufort, Jacques Moulin, Dans le feuilletage de la terre, sur l’œuvre poétique de Marie-Claire Bancquart, Actes du colloque de Cerisy-la-Salle, Oxford, Éditions Peter Lang, 2012, 529 pages.
    24. Béatrice Bonhomme, Jean-Pierre Triffaux, Christine Di Benedetto, Babel revisité, l’intervalle d’une langue à l’autre, du texte à la scène, Paris, Éditions L’Harmattan, 2012, 288 pages.
    25. Béatrice Bonhomme, Cristina Pirvu, Dumitra Baron, Traversées poétiques de la littérature et des langues, Paris, Éditions L’Harmattan, 2013, 700 pages.
    26. Béatrice Bonhomme, Hervé Bosio, La Revue Nu(e), 10 entretiens sur la poésie actuelle, Bruxelles, Editions de la Lettre Volée, 2013, 145 pages.
    27. Béatrice Bonhomme, Tristan Hordé, Jude Stéfan, le festoyant français, Paris, Editions Honoré Champion, 2013, 304 pages.
    28. Béatrice Bonhomme, Gabrielle Althen, Et la lumière a ri, Nice, Editions de la Revue Nu(e), 2013.
    29. Béatrice Bonhomme, Gabriel Grossi, La poésie comme espace méditatif ? Paris, Éditions Garnier, 2014, 347 pages.
    30. Béatrice Bonhomme, Christine Di Benedetto, Filomena Iooss, Jean-Pierre Triffaux, Babel aimée, La choralité d’une performance à l’autre, du théâtre au carnaval, Paris, Editions L’Harmattan, 2014, 395 pages.
    31. Béatrice Bonhomme, Marie Joqueviel-Bourjea, René Despestre, Le Soleil devant, Paris, Hermann, « le vertige de la langue », 2015, 415 pages.

    Direction de la Revue Nu(e)
    60 numéros sur la poésie contemporaine.

    Articles sur les XXème et XXIème siècles
    - Articles sur l’œuvre poétique de Pierre Jean Jouve

    1988 :
    1. « Les Jeux de l’Écriture et la Quête du Sacré dans l’œuvre de Pierre Jean Jouve ». Paris, Bulletin des thèses n° 23 nov / déc 1988.
    2. « L’esthétique alchimique dans l’œuvre de Pierre Jean Jouve », Jouve 3, Jouve et ses curiosités esthétiques 1, sous la direction de Christiane Blot-Labarrère, Revue des Lettres Modernes, Paris, Minard 1988, p. 111-169.
    1992 :
    3. « Écriture et Fantastique dans l’œuvre de Pierre Jean Jouve », Jouve 4, Jouve et ses curiosités esthétiques 2, sous la direction de Christiane Blot-Labarrère, Revue des Lettres Modernes, Paris, Minard, 1992, p. 197-222.
    1994 :
    4. « Les Jeux de l’Écriture dans l’œuvre de Pierre Jean Jouve », Jouve 5, Jouve et les jeux de l’Écriture 1, sous la direction de Christiane Blot-Labarrère, Revue des Lettres Modernes, Paris, Minard, 1996, p. 125-155.
    1995 :
    5. « Le passage de la Morte et son sens fondamental dans la genèse de l’œuvre poétique de Pierre Jean Jouve ». Colloque Pierre Jean Jouve, direction Christiane Blot-Labarrère et Béatrice Bonhomme, Université de Nice-Sophia Antipolis, Lille, Éditions Roman 20/50, 1996, p. 23-39.
    1996 : 
    6. « Pierre Jean Jouve : Poésie, Musique et Peinture », sous la direction de Eveline Caduc, Université de Nice-Sophia Antipolis, Nice, Revue Interspaces, 1998, p. 47-75.
    1998 :
    7. « L’écriture de Pierre Jean Jouve : une quête mystique », Pierre Jean Jouve, la force du mot, textes réunis par Christiane Blot-Labarrère, Revue des Sciences Humaines, n° 250, 2e trimestre, Lille, Presses de l’Université de Lille III, 1998, p. 84-105.
    2001 :
    8. « Les Jeux de l’espace littéraire », Jouve 6, Jouve et les jeux de l’Écriture 2, sous la direction de Christiane Blot-Labarrère, Revue des Lettres Modernes Paris, Minard, 2001, p. 171-200.
    2002 :
    9. « Jouve et Mallarmé » – Colloque de l’ENS de Tunis, dans La poétique de Mallarmé, sous la direction de Samir Marzouki et Kamel Gaha, Éditions de la Méditerranée, Paris, Maisonneuve et Larose, 2002, p. 151-182.
    10. « La tentation idéologique chez Pierre Jean Jouve », Colloque international L’Abbaye de Créteil : l’utopie et le monde, Université de Paris XII-Val de Marne, Créteil. 3/4 mai 2002, sous la direction de Laurence Campa et Jérôme Thélot, Créteil, Publications, « Les Amis de Georges Duhamel et de l’Abbaye de Créteil », Université de Paris XII-Val de Marne, décembre 2004, p. 45-56.
    2003 :
    11. « Le modèle mallarméen : Pierre Jean Jouve entre Éros et Thanatos », Pierre Jean Jouve, sous la direction de Jean-Baptiste Para et Daniel Leuwers, Paris, Revue Europe, nov-déc. 2004, n° 907-908, p. 55-63.
    12. « Hélène dans les années profondes », Relectures de Pierre Jean Jouve 1, sous la direction de Béatrice Bonhomme, Nice, Revue Nu(e), mars 2003, p. 25-29.
    2004 :;
    13. « Le mythe féminin dans l’œuvre de Pierre Emmanuel et de Pierre Jean Jouve. Rencontres et convergences », Colloque de Paris IV-Sorbonne Pierre Emmanuel, sous la direction de François Livi, à paraître.
    2006 :
    14. « De Baudelaire à Jouve », dans Le Texte dans le texte, Université de Montpellier III, sous la direction de Renée Ventresque, à paraître.
    15. « Pierre Jean Jouve, Poésie, Musique et peinture », Colloque de l’Université de Louvain-la-Neuve, Pierre Jean Jouve et Henry Bauchau, les voix de l’altérité, sous la direction de Myriam Watthee-Delmotte et Jacques Poirier, Collection « Écritures », Dijon, Éditions Universitaires de Dijon, octobre 2006, p. 107-128.
    16. « Modernité de Pierre Jean Jouve à travers l’œuvre du poète contemporain Salah Stétié », dans Modernité de Pierre Jean Jouve, Jouve 8, sous la direction de Christiane Blot-Labarrère, La Revue des Lettres Modernes, Paris, Minard, 2006, p. 109-130.
    2007 : 
    17. « La Chine intérieure chez Saint-John Perse, Segalen, Jouve et Bauchau », dans Habiter le monde en poète, Henry Bauchau ou le livre en partage, sous la direction de Catherine Mayaux et Myriam Watthee-Delmotte, Université de Cergy-Pontoise, 8, 9 et 10 mars 2007, Université Paris 8, Saint-Denis, Vincennes, Publication P.U.V, décembre 2008, p. 1-12.
    18. « La Réticence dans l’œuvre de Pierre Jean Jouve à partir des recueils Ode et Langue : esthétique du retrait, effacement du signe et blancheur de la neige », dans La Réticence dans des écritures poétiques et romanesques contemporaines, sous la direction de Jacqueline Michel, Université de Haïfa, Département de Langue et littérature françaises. Groupe de Recherche sur la poésie contemporaine, 19-20 mars 2007, Charentes, Éditions Tastet 2007, p. 41-48.
    2008 :
    19. « Poésie et Prose comme giration volumineuse », Pierre Jean Jouve, voyage au bout de la psyché, sous la direction de Lakis Proguidis et Gilles Haéri, Revue Atelier du Roman n° 56, Paris, Flammarion Boréal, décembre 2008, p. 30-34.
    20. « Pierre Jean Jouve, un itinéraire spirituel ou l’allégement d’une poétique » dans Regards sur la poésie du XXe siècle, Tome 1, sous la direction de Laurent Fels, Namur, Presses de l’Université de Namur- Editions Namuroise, décembre 2008, p. 337-358.
    21. « La chambre bleue de Paulina ou la brillance d’un poème baroque » dans Le Baroque dans l’œuvre de Pierre Jean Jouve, Jouve, n° 9, sous la direction de Christiane Blot-Labarrère, Revue des Lettres Modernes Paris, Minard, à paraître.
    2009 : 
    22. « Wanda Rupolo, Pierre Jean Jouve et l’Italie, une rencontre passionnée », dans Cahiers Pierre Jean Jouve n° 1-2009, Jouve poète européen, textes réunis par Béatrice Bonhomme et Jean-Yves Masson, Paris, Éditions Calliopées, octobre 2009, p. 97-98.
    23. « Pierre Jean Jouve, la ‘conversion’ de 1924 ou la quête du sacré : la place des mystiques italiens », dans Cahiers Pierre Jean Jouve n° 1-2009 Jouve poète européen, textes réunis par Béatrice Bonhomme et Jean-Yves Masson, Paris, Éditions Calliopées, octobre 2009, p. 265-275.
    24. « Rencontre entre Mandiargues et Jouve » dans Plaisir à Mandiargues, Colloque du centenaire, Caen, 14-17 mai 2009, organisé par le Centre de recherche de l’Université de Caen Basse-Normandie (LASLAR), en partenariat avec l’IMEC, avec le soutien des Célébrations nationales et la collaboration de l’Université Paris X-Nanterre. Comité sous la direction de Marie-Paule Berranger (Université de Caen), Claude Leroy (Université Paris X-Nanterre), Sibylle Pieyre de Mandiargues, Paris, Éditions Hermann, 2011, p. 311-332.
    2010 :
    25. « Préface », Cahiers Pierre Jean Jouve n° 2-2010 Intégrités et transgressions de Pierre Jean Jouve, textes réunis par Béatrice Bonhomme, Paris, Éditions Calliopées, juin 2010, p. 13-16.
    26. « La quête philosophique. « La Faute » ou Le Traité du désespoir : Jouve et Kierkegaard », Cahiers Pierre Jean Jouve n° 2-2010 Intégrités et transgressions de Pierre Jean Jouve, textes réunis par Béatrice Bonhomme, Paris, Éditions Calliopées, juin 2010, p. 63-85.
    2011 : 
    27. « Blanche et non écrite. Blanche Reverchon entre Jouve et Bauchau », sous la direction de Yves Broussard, Marseille, Revue Phoenix, avril 2011, n° 2, p. 52-61.
    28. « Proses de Pierre Jean Jouve », dans Colloque La Poésie en prose au XXe siècle, Fondation des Treilles, 26 septembre-1 octobre 2011, sous la direction de Peter Schnyder, Les Cahiers de la NRF, « Les Entretiens de la Fondation des Treilles », Paris, Gallimard, p. 194-216.

    2012 :
    29. Introduction générale », p. 9-31 ; « Pierre Jean Jouve et le modèle biblique, entre interprétation et recréation du Paradis perdu à « L’Apocalypse », p. 591-605, dans Echos poétiques de la Bible, textes réunis et présentés par Béatrice Bonhomme, Josiane Rieu, Aude Préta de Beaufort, Hélène Baby, Paris, Éditions Honoré Champion, 2012.
    2013
    30. « Correspondance Pierre Jean Jouve et Jean Donnadieu », Archives de la Bibliothèque de Berne, Berne, Editions Quarto, 2013.
    31. « Jouve et Hölderlin » Colloque Poète cherche modèle, mars 2013, ENS de Lyon, direction Corinne Bayle, à paraître
    2014 :
    32. « La « Fable mystique » dans Paulina 1880 de Pierre Jean Jouve », colloque « Roman mystique, mystiques romanesques », Université de Lorraine, direction Aude Préta-de Beaufort et Isabelle Villermain.
    2015 :
    33. « Romain Rolland vivant et En Miroir, les deux facettes, en regard, d’un même art poétique. » Colloque « Ecrire en Suisse pendant la Grande Guerre », 26 et 27 mars 2015, l'Institut de Français de l'Université de Berne, direction Michèle Crogiez Labarthe et Nicolas Morel.
    34. « Jouve et le secret brûlant de la création : l’entre-deux poésie et prose ou la giration intervallaire » dans Cahiers Pierre Jean Jouve 3-2012 : Pierre Jean Jouve, vivre et écrire l’entre-deux, sous la direction de Dorothée Catoen, Paris, Éditions Calliopées, 2015, p. 143-150.
    35. « Entre fécondité et mort : Jouve et le complexe de la Parque », dans Cahiers Pierre Jean Jouve 3-2012 : Pierre Jean Jouve, vivre et écrire l’entre-deux, sous la direction de Dorothée Catoen, Paris, Éditions Calliopées, 2015, p. 151-170.

     Articles sur la poésie moderne et contemporaine :

    1994 :
    1. « L’écriture de Duras ou la réécriture du livre : L’Amant de la Chine du Nord ou L’Amant recommencé ». Le Nouveau roman en question : Nouveau Roman et archétypes, Revue des Lettres Modernes, Collection : « L’Icosathèque », sous la direction de Roger-Michel Allemand et Alain Goulet, Paris, Minard, 1994, p. 121-161.
    1995 : 
    2. « Nouvelle autobiographie et fiction chez les ‘Nouveaux Romanciers’. Exemple de Marguerite Duras », Autobiographie et fiction romanesque, sous la direction de Jacques Domenech, Nice, Publications Faculté des Lettres, 1995, p. 271-287.
    3. « La Véritable recherche, étude littéraire du Chapitre IV de la première partie de L’Emploi du temps » Ouvrage collectif, Michel Butor, L’Emploi du Temps, Paris, Éditions Ellipses, 1995, p. 119-122.
    1996 :
    4. « Éluard et la Poésie contemporaine, rapprochements », Colloque « Éluard » de l’Université de Nice-Sophia Antipolis, Eluard a cent ans, textes réunis et présentés par Colette Guedj, Les Mots, la Vie, Revue sur le surréalisme, Publications du Groupe Éluard, Paris, Éditions l’Harmattan, 1998, p. 331-340.
    5. « Antiquité et modernité de La Modification de Michel Butor », dans Antiquité et nouveaux mondes, sous la direction de Josiane Rieu, Centre de Recherches Littéraires Pluridisciplinaires, Nice, Publications Faculté des Lettres 1996, p. 273-290.
    1997 :
    6. « Lecture d’une femme », Colloques de Pau et Cerisy-la-Salle sur Salah Stétié, juillet 1996. Textes réunis et présentés par Daniel Leuwers et Christine van Rogger Andreucci, Presses Universitaires de Pau, 1997, p. 83-94.
    7. « Apercu bio-bibliographique, la vie et l’œuvre », Albert Camus, La Chute, Ouvrage collectif, Paris, Éditions Ellipses, 1997, p. 7-13.

    1998 :
    8. « Salah Stétié, poète du double », Imaginaires francophones, direction A. Chemain, CRLP, Nice, Publications de la Faculté des Lettres, p. 66-84.
    9. « Salah Stétié, le poète passeur », Colloque International de L’AEFECO Leipzig, 30 mars-4 avril 1998, Unité et diversité des écritures francophones, quels défis pour cette fin de siècle ? Cahiers francophones d’Europe Centre-Orientale n° 10, sous la direction Fritz-Peter Kirsch et Arpad Vigh, Leipziger Universitätsverlag, 2000, p. 277-291.

    1999 :
    10. « Espace et paysage méditerranéens dans les textes de Le Clézio », Musée Matisse, puis Faculté des Lettres, 27 novembre 1997. Publication dans Les Cahiers de Narratologie Appliquée n° 9-1999, Espace et voix narrative, textes réunis et présentés par Marc Marti, Nice, Publications de la Faculté des Lettres, 1999, p. 10-31.
    11. « Espace et voix narratives dans le poème contemporain », Publication dans Les Cahiers de Narratologie Appliquée n° 9-1999, Espace et voix narrative, textes réunis et présentés par Marc Marti, Nice, Publications de la Faculté des Lettres, 1999, p. 175- 203
    2000 :
    12. « Dédicaces à La Parque. Éléments d’analyse », Colloque à l’Université de Pau sur Jude Stéfan, 20-21-22 mai 1999, Jude Stéfan, poète malgré, textes réunis par Christine Andreucci, Presses de Université de Pau, 2000, p. 51-57.
    13. « Si on voit tout sans rien voir ? de James Sacré : une expérience du désert », Colloque sur la poésie contemporaine, Dalhousie University, Halifax, Canada, 24-25 septembre 1999, in La Poésie française aujourd’hui, textes réunis par Daniel Leuwers, Tours, Publications de l’Université François Rabelais, 2001, p. 71-79.
    14. « Une expérience contemporaine du désert, James Sacré (poète) et Sonia Guerin (peintre) », La représenta tion du désert, textes présentés et réunis par Hédia Abdelkfi, Colloque de Tozeur des 22/23/24 Novembre 2000. Ouvrage publié par l’Association Joussour Ettawassol, avec le concours de la Faculté des lettres et Sciences humaines, Université de Sfax pour le Sud, janvier 2002, p. 165-174.
    15. « Gérard de Nerval et Yves Bonnefoy, une poétique de la simplicité », Yves Bonnefoy et le XIXe siècle, Université de Tours, Colloque 14/15/16 octobre 2000, sous la direction de Daniel Lançon, Tours, Publication de l’Université de François Rabelais, 2001, p. 179-194.
    2001 :
    16. « La mémoire de l’oubli dans l’œuvre de Philippe Jaccottet », Philippe Jaccottet, La mémoire et la faille, textes réunis et présentés par Renée Ventresque, Montpellier, 2/3/4 mai 2001, Publication Université Paul-Valéry, Montpellier III, 2002, p. 57-73.
    17. « Une lecture d’Anacoluptères de James Sacré », 17/18/19 mai 2001 à Pau, Colloque James Sacré, textes réunis et présentés par Christine Van Rogger Andreucci, Saint-Benoît-du-Sault, Editions Tarabuste, 2002, p. 30-36.
    18. « Mémoire et métamorphose dans l’œuvre de Serge Popoff » dans le cadre du Colloque international sur L’art Français et Francophone depuis 1980. Dalhousie University, 27, 28 septembre 2001, sous la direction de Michael Bishop et Christopher Elson, Amsterdam-New-York, Éditions Rodopi, 2005, p. 39-42.
    19. « Salah Stétié, une poésie entre exil et communauté », dans le cadre du Colloque Poésie, terre d’exil. Rencontres internationales avec Salah Stétié, 5/6/7 novembre 2001 à l’Université de Montréal, textes réunis et présentés par Alexis Nouss, Montréal, Éditions Trait d’union, « le soi et l’autre », 2003, p. 113-131.
    20. « Une poésie de l’essentiel ou comment inverser l’expérience en innocence », Usage de Salah Stétié, Bretagne, Éditions Blanc Silex, 2001, p. 107-120.
    2002 :
    21. « Une poésie du retrait et de l’angularité entre exil et communauté à travers les œuvres de Salah Stétié, Bernard Vargaftig et André du Bouchet ». Actes du Colloque de Bari, 14 janvier 2002, Où va la poésie française au début du troisième millénaire ? sous la direction de Giovanni Dotoli, Schena editore, Bari/Paris, Presses Universitaires de la Sorbonne, p. 64-78.
    22. « Quête d’identité dans Lecture de Robert Sabatier », Colloque La Revue Sud (1970-1996) et la création poétique contemporaine, Université de Toulon et du Var, « Var et Poésie », 2002, textes réunis par Michèle Monte, Aix-en-Provence, Edisud, 2003, p. 253-260.
    23. « Désert mystique dans les œuvres de Pierre Jean Jouve et Salah Stétié », Colloque Poétique et imaginaire du désert, Université Paul Valéry de Montpellier III et Université d’Avignon, 2002, textes réunis par Jean-François Durand, Publications Université Montpellier III, 2005, p. 319-329.
    24. « Artaud et Giono : rencontres épidémiques », Colloque Antonin Artaud écrivain du Sud, sous la direction de Thierry Galibert, Marseille, Centre des Écrivains du Sud, Aix-en-Provence, Édisud, 2002, p. 83-93.
    25. « Jacques Réda, voyageur dans la ville. Une lecture de La Liberté des rues », Colloque international, Centre de recherche sur la littérature des voyages, Paris-IV-Sorbonne, 2002, Les Récits du dernier siècle des voyages, de Victor Segalen à Nicolas Bouvier. Château de la Napoule, publication en ligne sur le site du CRLV, 2002, textes réunis et présentés par Olivier Hambursin, Paris, PUPS, 2005, p. 213-222.
    2003 :
    26. « Le Loup de Verdet. Une mise en regard avec le Loup de Vigny », Actes du colloque organisé à l’Université de Nice André Verdet, Le pur espace poésie, mars 2003, sous la direction de Françoise Armengaud et Béatrice Bonhomme, Paris, L’Harmattan, 2004, p. 75-83.
    27. « Mémoire vivante : nature, sensualité et alchimie de l’écriture dans Le Temps de la Transmutation de Jean Claude Renard », Colloque international de Toulon, mars 2003, Jean-Claude Renard, l’hôte des Noces. Aspects du lyrisme contemporain, textes réunis et présentés par André-Alain Morello, Paris, Éditions Honoré Champion, 2007, p. 45-52.
    28. « La Ronde de la Mémoire », Henri Meschonnic, la pensée et le poème, Colloque de Cerisy, sous la direction de Gérard Dessons, Serge Martin et Pascal Michon, Paris, Éditions In PRESS, diffusion PUF, Distribution Flammarion, 2005, p. 105-117.
    29. « Entre notes, observations et autres inscriptions, les proses de Jaccottet ou le journal d’une écriture », Colloque international de l’Université de Nice-Sophia Antipolis, octobre 2003, Les Genres littéraires émergents, textes rassemblés et présentés par Jean-Marie Seillan, Paris, Éditions L’Harmattan, 2005, Chapitre XII, p. 247-263.
    2004 :
    30. « Ville et Archéologie chez Butor », Michel Butor à Nice, sous la direction de Laurence Jeandidier, Publications Bibliothèque Louis Nucéra, Nice, mars 2004, p. 31-44.
    31. « L’inscription de l’Histoire dans l’œuvre de Claude Simon », en collaboration avec Bérénice Bonhomme, dans le cadre du CERIEL à Strasbourg, Université Marc Bloch, Séminaire Écritures de l’Histoire, sous la direction de Gisèle Séginger, Publications de l’Université de Strasbourg, 2005, p. 277-291.
    32. « Lettre à chanter au Señor José Martin Elizondo de Serge Pey, le lyrisme d’une incantation et le rythme d’un combat », Colloque international de l’Université de Nice-Sophia Antipolis, direction Andréas Pfersmann, mars 2004, Serge Pey et l’internationale du rythme, L’Atelier des Brisants, Liancourt, Dumerchez, 2009, p. 271-278.
    33. « Salah Stétié, Rimbaud le huitième dormant », dans le cadre du Colloque Rimbaud organisé par Pierre Brunel, Paris IV-Sorbonne, mai 2004, à paraître.
    34. « Huit variations sur l’œuvre de Bernard Noël », Avec Bernard Noël, toute rencontre est l’énigme, sous la direction de Serge Martin, La Rochelle, Éditions Himeros / Rumeur des Alpes, 2004, p. 35-47.
    35. « Rimbaud : La porosité comme modernité poétique », Rimbaud et la modernité, Actes du colloque de Naples, 6-7 décembre 2004, dirigés par Giovanni Dotoli et Ralph Heyndels, textes réunis et présentés par Giovanni Dotoli et Carolina Diglio, Coll. « Transatlantique », Bari/Paris, Schena Editore/Presses Universitaires de la Sorbonne, Biblioteca della Ricerca, 2005, p. 91-102.
    36. « La poésie et le lieu », La philosophie du XXe siècle et le défi poétique, Revue Noesis n° 7 sous la direction de Béatrice Bonhomme et André Tosel, Paris, diffusion Vrin, printemps 2004, p. 147-164.
    37. « Les Gestes de langue dans l’œuvre de James Sacré », James Sacré, sous la direction de Yves Broussard, Gémenos, Revue Autre Sud, n° 27, décembre 2004, p. 29-44.
    2005-2006 :
    38. « Salah Stétié, une poésie entre cercle et ligne », Colloque Université de Nice sur Le Trait, de la lettre à la figure, mars 2005, direction Béatrice Bonhomme, Micéala Symington, Sylvie Puech, Paris, L’Harmattan, 2007, p. 150-160.
    39. « Les lieux de la poésie de Heather Dohollau », juin 2005, Colloque Cerisy, Heather Dohollau, l’évidence lumineuse, direction Daniel Lançon et Tanguy Dohollau, Le Housset, Éditions Folle avoine, 2006, p. 36-44.
    40. « Mémoire et porosité dans l’œuvre de Henri Meschonnic », 31 mars 2006, Colloque sous la direction de David Ellison, University of Miami, Contemporary French & Francophone Studies, Sites : Situating French/ Situer le Français, sous la direction de : Roger Célestin et Eliane DalMolin, David Ellison, Volume 11, n° 3, Routledge, August 2007, p. 351-360.
    2007 : 
    41. « Antonin Artaud : Le corps excessif », Colloque L’Excès, signe ou poncif de la modernité ?, 25-27 janvier 2007, Université Jean Moulin, Lyon 3, Centre Jean Prévost, Groupe Marge, sous la direction de Lionel Verdier et Gilles Bonnet, Les Cahiers de Marge, Paris, Éditions KIME, 2009, p. 205-222.
    42. « Le Paysage de Pierre Dhainaut », journée d’étude à Paris IV Sorbonne, sous la direction de Jean-Yves Masson et Aude Préta-de-Beaufort, 28 avril 2007, à paraître.
    43. « Le Corps dans l’œuvre de Marie-Claire Bancquart », Voi(es)x de l’Autre : femmes poètes XIXe-XXIe siècles, sous la direction de Patricia Godi et Bernadette Hidalgo-Bachs, Clermont-Ferrand II, 7, 8 et 9 novembre 2007, Centre de Recherches sur Les Littératures et la Sociopoétique CELIS, Clermont-Ferrand, Presses Universitaires Blaise Pascal, 2010, p. 443-451.
    2008 :
    44. « Claude Louis-Combet, rencontre avec l’œuvre de Henri Maccheroni : le poème de Claude Louis-Combet ou la Vision inaugurale », Visions, Visitations, Passions en compagnie de Claude Louis-Combet, textes réunis et présentés par Stéphanie Boulard, Clichy, Éditions de Corlevour, 2008, p. 201-206.
    45. « Une poétique de Salah Stétié », Numéro Spécial sur Salah Stétié, NUNC, revue passagère 15, sous la direction Marc-Henri Arfeux, mars 2008, Clichy, Éditions de Corlevour, p. 118-120.
    46. « Henri Meschonnic, une révolution poétique ou l’invention d’une ligne entre droite, courbe et angularité », direction Alain Chanéac, Le Cheylard, revue Faire part, juin 2008, p. 20-23.
    47. « Michel Deguy, Etude d’un poème : Le Métronome », Twentieth-Century French Poetry, a Critical Anthology, Edited by Hugues Azérad and Peter Collier, Cambridge University Press, 2010, p. 195-203.
    48. « Bernard Vargaftig, Colin-maillard de l’intervalle », Colloque Cerisy Avec les poèmes de Bernard Vargaftig, l’énigme du vivant, direction Béatrice Bonhomme, Jacques Moulin, Serge Martin, juillet 2008, Vallongues, Méthode ! revue de Littératures, n° 15, 2009, p. 73-80.
    49. « Benoît Conort, la poésie ou la mort : casser les murs », Journée Benoît Conort, Écrire dans le noir, organisée par Jean-Yves Masson et Corine Godmer, Paris IV-Sorbonne, samedi 6 décembre 2008, Nice, Revue NU(e) n° 41, juin 2009, p. 111-119.
    50. « Jacques Darras ou le verset par-delà les frontières », Colloque Jacques Darras, poète de la fluidité, Université de Nice-Sophia Antipolis 4, 5 et 6 décembre 2008, organisation Patrick Quillier et Laure Michel, Bruxelles, Édition Le CRI, 2010, p. 87-97.
    2009 :
    51. « Présentation de Segalen », Regards sur la poésie du XXe, Tome 2, Direction Laurent Fels, Publication Presses de l’Université de Namur, à paraître.
    52. « Marguerite Duras, la poésie », actes du Colloque L’Art du décentrage, Université de Haïfa, textes présentés et réunis par Jacqueline Michel, Paris, Éditions Publisud, janvier 2009, p. 193-204.
    53. « Mémoire et porosité dans l’œuvre de Guillevic », Guillevic, maintenant, Colloque Cerisy, 11-18 juillet 2009, sous la direction de Michael Brophy et Bernard Fournier, Paris, Éditions Honoré Champion, 2011, p. 161-173.
    2010 :
    54. « Frédéric Jacques Temple, mémoire et porosité de l’être au monde dans « La Chasse infinie », colloque Saorge Fréderic Jacques Temple, l’aventure de vivre, nov. 2007, direction Béatrice Bonhomme, Patrick Quillier, Laure Michel, Publication en ligne, Revue Loxias, 2008 (Revel), repris par les Éditions de La Licorne, Poitiers, 2010, p. 119-128.
    55. « Le Roi Cophetua : nouvelle ou galerie de tableaux ? » dans Musée de Mots, l’héritage de Philostrate dans la littérature occidentale, direction Sylvie Ballestra-Puech, Béatrice Bonhomme, Philippe Marty, Genève, Éditions Droz, 2010, p. 173-183.
    56. « Introduction » ; « Francis Ponge et James Sacré, une poétique de la relativité » dans Francis Ponge et la robe des choses, collection Thyrse n° 2, textes réunis et présentés par Béatrice Bonhomme et Odile Gannier, Paris, Éditions L’Harmattan, 2012, p. 7-11 ; p. 209-220.
    57. « Pour introduire » ; « Portrait du père en pointillés » dans Actes du Colloque de Cerisy James Sacré, septembre 2010, direction Béatrice Bonhomme, Jacques Moulin, Bruxelles, Revue L’Étrangère n° 29-30, Éditions de La Lettre volée, 2012, p. 15-22 ; p. 105-118.
    2011 :
    58. « Préface » ; « Marie-Claire Bancquart, l’énigme du temps », Marie-Claire Bancquart dans le feuilletage de la terre, Actes du Colloque de Cerisy, septembre 2011, direction Béatrice Bonhomme, Aude Préta de Beaufort, Jacques Moulin, Oxford, Éditions Peter Lang 2012, p. XIII-XV ; 27-41.
    2012 :
    59. « Serge Pey, la poésie ou le rythme d’un engagement » dans Relation du poème à son temps : interrogations contemporaines, textes réunis et présentés par Jacqueline Michel et Annette Shahar, Bern, Editions Peter Lang, 2012, p. 193-203.
    60. « Introduction » ; « Les douces dures sœurs stéfaniennes, dans le feuilletage de leurs différentes incarnations mythologiques », 21 pages, dans Jude Stéfan, le festoyant français, Colloque de Cerisy, septembre 2012, direction Béatrice Bonhomme, Tristan Hordé, Paris, Éditions Honoré Champion, à paraître en 2014, p. 7-14 ; p. 41-61.
    61. « Introduction » ; « Salah Stétié ou l’espace poétique d’une méditation », 29-30 novembre 2012, La poésie comme espace méditatif. Organisation Béatrice Bonhomme, Gabriel Grossi, à paraître, Paris, Editions Garnier, 2014, p. 3-7 ; 183-191.
    62. « Le geste d’écriture chez Philippe Jaccottet ou le témoignage déjà effaçable-ineffaçable d’un passage ». 13-14 décembre 2012, Ineffacer l’œuvre et ses fins, Colloque international University College Dublin, direction Michael Brophy, Mary Gallagher, à paraître, Paris, Editions Garnier.
    63. « Préface » ; « Images d’espace dans deux pièces de Beckett » dans Babel revisitée, l’intervalle d’une langue à l’autre, du texte à la scène, Collection « Thyrse », Paris, L’Harmattan, 2012, p. 9-16 ; p. 19-35.
    2013 : 
    64. « Introduction » ; « Salah Stétié entre langue française et langue arabe », Traversées poétiques des littératures et des langues, textes réunis par Béatrice Bonhomme, Cristina Pirvu, Dumitra Baron, Collection «Thyrse», Paris, L’Harmattan », 2013, p. 7-38 ; 181-195.65.
    65. « L’amour filial, l’éveil et l’enfantement dans la mort », février 2013, Université de Strasbourg, Colloque sur Alain Suied, direction Michèle Finck, à paraître.
    66. « Salah Stétié, le monde et le mot, noyaux d’une méditation ou comment Stétié-Ulysse se fait aussi Pénélope la tisseuse», Paris, BNF, Evénement autour de l’exposition Salah Stétié, 4 avril 2013 dans D’Orient et d’Occident, Revue Souffles Numéro spécial Les Ecrivains Méditerranéens, Vol 74, 244-245, sous la direction de Maxime Del Fiol, Cournonterral, juillet 2014, p. 239-257.
    67. « Du conte à la poésie, à la philosophie et à la politique : Lecture de Chants populaires de Philippe Beck », L'Esprit Créateur, La poésie à l’œuvre : Poetry, Philosophy, Politics, Spring 2015, Volume 55, Numéro 1, p. 78-89.
    68. « La rédification des contes populaires dans l’œuvre poétique de Philippe Beck », Colloque de Cerisy, Un chant objectif aujourd’hui, août 2013, à paraître, Paris, Editions José Corti.
    69. « La porosité de l’être au monde dans l’œuvre de Lorand Gaspar », Colloque Lorand Gaspar et la matière-monde des Université de Pau et de Tunis, 12/13/14 novembre 2013, à paraître.
    70. « Le corps carnavalesque d’Antonin Artaud », Colloque Babel 2, Babel aimée, la choralité d’une performance à l’autre, du théâtre au carnaval, mars 2014, Collection « Thyrse », Paris, L’Harmattan, 2014, p. 87-99.
    2015 :
    71. « Dans l’éclat et la lumière de la rupture : une écriture de l’être et de la fulgurance », Revue Nu(e) numéro 56 consacré à Jean-Paul Michel, novembre 2014, p. 89-95.
    72. « Articulation du réel et du poétique », Revue Europe n°1031, mars 2015, p. 53-61.
    73. « Articulations du poétique et du politique dans l'écriture d'Emaz », Colloque Dire le réel en poésie aujourd’hui, Université de Saint-Etienne, décembre 2014, organisation Béatrice Bonhomme et Evelyne Lloze, Hermann, 2016.
    74. « Du geste au mot, pour introduire à la poétique de James Sacré ». Colloque Les gestes du poème, Université de Rouen, avril 2015, Organisation Caroline Andriot-Saillant et Thierry Roger.
    75. « Avant-propos » (p. 5-13) ; « Une parole de moisson pour que naisse la céréale dorée de l’humain », dans René Depestre, Le Soleil devant, Paris, Hermann, 2015, p. 75-86.
    76. « La fleur fermée de l’être », Poésie sur Seine, numéro 88, avril 2015, p. 11-15.
    77. « Remarques sur l’effacement et l’ineffacement dans l’œuvre de Philippe Jaccottet » Ineffacer l’œeuvre et ses fins (dir. Michael Brophy), Hermann, 2015, p. 119-129.
    77. « A Giovanni Dotoli, le peintre des mots », De l’ordre et de l’aventure, Langue, Littérature, Francophonie, Hommage à Giovanni Dotoli, (dir. Pierre Brunel, Philippe Desan, Jean Pruvost), p. 36.
    78. « Introduction »« Salah Stétié ou l’espace poétique d’une méditation », La Poésie comme espace méditatif ? (dir Béatrice Bonhomme, Gabriel Grossi), Paris, Classiques Garnier, 2015, p. 7-14 ; p. 283-296.

     

     

     

     

     

     

     

     


  • Prix Horace

    PRIX  HORACE

    2016

    (traduction)

    Prix Horace

    Prix Horace

     

    Prix Horace

    Prix Horace

    Prix Horace

    MARIO  SELVAGGIO

      Essayiste, critique littéraire, traducteur et poète

     

    Poète, traducteur, essayiste et critique littéraire, Mario Selvaggio est Maître de Conférences en Littérature française à l’Université de Cagliari (Sardaigne - Italie). Spécialiste de la littérature francophone canadienne et maghrébine, il s’est occupé notamment de Gaston Miron et de la Génération de l’Hexagone, et de l’écrivain franco-marocain Tahar Ben Jelloun. Il est l’auteur de nombreux essais, entre autres les études critiques Gaston Miron, la poesia, la vita (Schena Editore, Fasano, 2010), et La città e le sue rappresentazioni nell’opera di Tahar Ben Jelloun (Edizioni Universitarie Romane, Rome, 2013). Depuis longtemps, il travaille dans le domaine de la traduction littéraire, poétique en particulier. Il a créé et dirige plusieurs collections de poésie, entre autres « Poèmes sans frontières - Poesie senza frontiere », aux éditions Polìmata de Rome, qui accueille les voix les plus fascinantes du panorama francophone contemporain. Il a créé et dirige avec Giovanni Dotoli aux éditions EUR de Rome les collections « Les Poètes intuitistes - I Poeti intuitisti », « I Grandi Classici della Poesia romantica francese - Les Grands Classiques de la Poésie romantique française », « Treno e immaginario », « Poesia per ragazzi », « Narrativa per ragazzi », « Voix de la Méditerranée - Voci dal Mediterraneo », et « Skené. Revue de littérature française et italienne contemporaines » (Schena Editore - Alain Baudry et Cie, Fasano - Paris).

     

    Mario Selvaggio 

    présenté par Giovanni Dotoli

    Mario Selvaggio et la création intuitiste du traducteur :

    Mario Selvaggio est spécialiste de littérature francophone. Il a notamment traduit en italien pour les éditions Schena Femme sans fin, sous le titre Donna senza fine en 2008 , et dans une édition mixte pour Schena Editore et les éditions Alain Baudry et Cie Deux Sangs, sous le titre Donna senza fine, recueil issu d’une amitié de jeunesse entre Gaston Miron et Olivier Marchand. Il a traduit ensuite d’autres poètes francophones, et notamment des intuitistes, adoptant lui-même une traduction souvent née de l’intuition. L’acte intuitif de traduction n’est pas complètement indépendant de l’acte intuitif de création. Comment ces deux types d’intuitions peuvent-elles collaborer de la manière la plus satisfaisante ? Quand l’intuition est fulgurante, le poème peut être libéré rapidement par les facultés intuitives de la conscience. Mais il existe des intuitions plus lentes, par lesquelles le mot juste est à chercher, à tel ou tel endroit du poème, dans le flou de l’intuition. Cette liberté, si elle laisse apparaître un style bien affirmé, permet parfois de varier à l’envi, suivant les intuitions du moment, les mètres et les rythmes à l’intérieur d’un recueil comme d’un poème. Ne choisissant pas un vers spécifique, le poète peut laisser faire l’intuition : on remarque alors dans certaines unités l’usage de l’alexandrin, dans d’autres celle du vers libre, laissant toute liberté de rythme et de musicalité.

    Quand il traduit un recueil intuitiste, Mario Selvaggio suit avec naturel ce flux naturel de l’intuition créatrice. Le vers intuitiste né du poète n’est pas de même nature que le monologue intérieur d’un personnage de roman. Il ne s’agit pas pour le poète de rapporter le flux de conscience d’un personnage, mais de partir souvent de sonorités, d’un rythme, d’un souffle, d’une image, d’un mot ou d’une phrase qui donnent le la du poème. Il ne saurait donc pas s’agir d’un flux de conscience tel que le conçoit par exemple Dorrit Cohn. Le traducteur doit donc être capable intuitivement de sentir les intuitions momentanées, les sensations, la sensibilité du poète qu’il traduit, dans le sens le plus intuitiste du terme. Cette façon intuitiste d’écrire, Mario Selvaggio l’a parfaitement comprise. Il est vrai que le traducteur doit prendre du temps, lui, pour lire une œuvre poétique, s’en imprégner et la traduire sans la trahir. Un proverbe italien dit “ “traduire, c’est trahir”. Je voudrais montrer ici comment Mario Selvaggio fait mentir cet adage, et poser une autre question : la traduction d’un poème intuitiste doit-elle être elle-même intuitive, et même intuitiste ? Et qu’est-ce que cela peut alors vouloir dire ?

    Si l’adage italien “traduire, c’est trahir” dit vrai, il faudrait trahir le moins possible le texte-source. Cela suppose soit une analyse longue et fouillée du style intuitiste de l’auteur traduit, soit la pratique d’une traduction plus immédiate, comptant d’emblée sur l’intuition de la traduction, sans doute facilitée par l’osmose pouvant exister entre l’univers du créateur et le traducteur. Je remarque que Mario Selvaggio a été sensible à certains traits stylistiques typiquement intuitistes dans certains recueils qu’il a traduits dans la collection des poètes intuitistes. Je ne saurais me pencher ici sur chacun de ces traits particuliers, et me contenterai de certains d’entre eux : la traduction de l’adjectif qualificatif du poème intuitiste (usage fréquent chez eux, et parfois très particulier comme je chercherai à le montrer), et la traduction du rythme et de la musicalité du poème.

    Emploi de l’adjectif qualificatif dans le poème intuitiste et question de sa traduction :

    Si certains poètes de la deuxième moitié du XXe siècle, comme Eugène Guillevic, s’interdisaient le plus possible l’usage de l’adjectif qualificatif dans le poème, considérant que “l’adjectif en poésie, c’est le gras du poulet”, on s’aperçoit au contraire que la plupart des poètes déclarant écrire par intuitions, et plus spécialement les poètes du groupe intuitiste, utilisent fréquemment l’adjectif qualificatif. Sans doute Guillevic considérait-il que la poésie est faite pour suggérer plus que pour dire, et que ce type de mot en dit trop, qu’il décrit, qu’il “caractérise” trop le substantif, pour reprendre à la linguistique et aux grammairiens ce terme. L’idée, ainsi exprimée, a l’air exacte. Mais c’est oublier notamment toute la subjectivité dont est capable l’adjectif qualificatif lui-même, et toute la précision dont le poème peut parfois avoir besoin.
    Comme on s’en rend compte dans certaines chansons qui plaisent à un très large public, un simple adjectif répété peut jouer un rôle de fascination sur l’esprit et sur la mémoire, surtout quand le rythme et la mélodie de la chanson décuple ce pouvoir de fascination, alors que le poème semble fasciner un public plus discret et moins large. L’adjectif chez le poète, et chez le traducteur, naît pourtant d’une sorte de fascination de l’intuition. Pourtant, le traducteur ne saurait toujours se fier à ses intuitions pour traduire, car il lui faut parfois du temps pour réfléchir, trouver, comme le poète, le “mot juste”, ou du moins le moins mauvais, celui qui rendra le mieux selon lui le sens du vers et du poème. L’intuition aussi peut prendre son temps. Paul Valéry évoquant la création du poème parlait de l’attente de l’intuition. Pour lui, c’était cette attente qui était la plus riche. C’est elle qui pouvait donner des vers inouïs. Pas seulement la brusque fulgurance, l’éclair de génie auquel il croyait sans doute moins pour ce qui concerne tout du moins l’écriture du poème. Leçon d’humilité que le travailleur du vers qu’est le poète ne saurait ignorer. La poésie est un art exigeant, qui demande souvent de prendre son temps. Comme le poète, le traducteur peut corriger le vers traduit. Et sa correction d’un mot, de l’ordre des mots dans une phrase, peut s’avérer elle-même intuitive, le fruit d’une attente plus ou moins longue. Tout comme Valéry attendait le moment de l’éclair. Car trouver, c’est toujours un “euréka”. C’est toujours tout d’un coup. “Je ne cherche pas, je trouve”, disait Picasso qui créait au contraire sans cesse, et sans attendre.

    Traduction du rythme et de la musicalité du poème intuitiste :

    La traduction de Mario Selvaggio respecte souvent, peut-être à chaque fois que le traducteur le peut sans altérer le sens du texte-source, les assonances et les allitérations. Lorsque les mots utilisés en italien, souvent via le latin, ressemblent aux mots français, le jeu intuitif paraît presque facile. Pour avoir interrogé le traducteur, il m’indique que ces traductions reprenant des assonances et des allitérations du texte traduit sont souvent le fruit spontané d’intuitions.

    Parfois, au contraire, il faut réfléchir entre deux traductions. Et le traducteur en choisit une, parce que le poète lui-même a choisi un mot et un seul. Si l’intuition du poète lui avait dicté deux mots, et qu’il ait fait figuré ces deux mots – synonymes ou non – l’un à côté de l’autre, se disant que finalement il ne fallait pas choisir absolument entre deux intuitions simultanées, il traduirait les deux. Et cette double traduction pourrait très bien se faire de façon intuitive elle aussi. Comme le spectateur devant une toile intuitiste, qui a l’intuition d’une intuition, pourrait-on dire.

    On me demande souvent quelle différence il y a dans mon esprit entre un artiste intuitif et un artiste intuitiste. La réponse se trouve dans les textes communs que le groupe a signés, ainsi que dans les deux manifestes de l’intuitisme que j’ai publiés, qui développent les idées du groupe. L’artiste intuitiste ne se contente pas de créer en faisant l’effort de se concentrer sur ses intuitions (dans ce cas il ne s’agirait que d’art et de littérature intuitifs), l’intuitisme s’avère également une philosophie qui accorde plus que dans le passé une réelle et profonde importance au dialogue entre les arts au sein de l’œuvre (ce que j’ai nommé “espace pluriartistique”), entre les cultures, entre les objets et les êtres.

    Sans que la critique littéraire ait toujours mis l’accent sur ce phénomène majeur qui se déploie sous nos yeux, une partie importante des poètes d’aujourd’hui invente une poésie qui naît de l’autre, personne autre ou objet autre. Depuis le XVIe siècle, notamment en France, la poésie fut surtout lyrique. Le poète étant principalement tourné vers sa propre personne. Cette identité dominante a conduit me semble-t-il notamment au romantisme. Mais des poètes ont inscrit l’engagement, le bien être des personnes, notamment les plus pauvres, la liberté, désir universel, au cœur du poème. Je pense à Victor Hugo qui, dans La légende des Siècles, consacre notamment un poème aux “Pauvres gens”. Il ne s’agit plus de chanter seulement dans l’épopée des personnes des classes dirigeantes (Ulysse est un roi, dans la chanson de geste, Charlemagne un empereur et les autres héros des chevaliers ...), mais de montrer que la vie des déshérités peut s’avérer aussi héroïque. Beaucoup de poètes qui comptent et qui compteront au XXe comme au XXIe siècle, ont saisi cette métamorphose capitale du champ d’action de la poésie. Pablo Neruda est étonné que des ouvriers écoutent avec attention ses poèmes, l’applaudissent et demandent d’autres lectures à haute voix. Ceux-ci ont compris que cette voix les défend, qu’elle est de leur côté. Parmi tous les combats que les poètes du XXe siècle ont essayé d’engager, il y a aussi le combat pour l’émancipation de la femme. Nous connaissons tous cet adage d’Aragon : “la femme est l’avenir de l’homme”. Pourquoi l’avons-nous tous retenu. Parce que nous avons compris que quand elle agit ainsi, la poésie n’a pas à chercher son public. Il lui est acquis. Dans un monde en attente de solutions, en attente de voix fortes, intelligibles et intelligentes, - pourquoi ne pas utiliser ce mot -, face aux périls et à la morosité ambiante qui nous menacent, le poète propose enfin une sagesse utile, utile dans ce sens qu’elle peut changer la conception parfois dangereuse et faussée que nous avons héritée des générations passées. Au présent, le poète intuitiste propose un autre regard sur le réel. Pour l’avenir, il cherche à faire entendre une autre sagesse.
    Plus difficile est le respect du rythme du poème-source, alors que le rythme et la musicalité du poème, comme ses images, sont ses propres sources. Intuitivement, et la langue l’aide parfois, le traducteur respecte le nombre des syllabes du vers libre. Mais souvent, pour utiliser le meilleur mot dans la traduction, le mot juste pourrait-on dire, le nombre de syllabes du vers libre français ne peut être respecté. Et il ne doit pas l’être à tout prix en effet. Le mot juste est encore souvent dicté par des intuitions au traducteur. Pas toujours. De même que tous les vers d’un poème ne sont pas le fruit d’intuitions fulgurantes, il arrive que le traducteur soit en attente de la traduction. Chez le traducteur intuitif (et même intuitiste), cette attente n’est que rarement longue il me semble. Quand il a plus ou moins consciemment développé ce sixième sens qu’est l’intuition du traducteur, celui-ci va souvent plus vite. Comme Picasso, il ne cherche pas, il trouve. Le traducteur intuitif, c’est donc en quelque sorte le traducteur heureux, le traducteur génial. Pour lui, tout semble facile. Il se peut qu’il traduise mieux le français qu’il ne le parle, parce que ses intuitions peuvent s’avérer plus opérantes à l’écrit qu’à l’oral. Les neuro-sciences prouvent scientifiquement ce dont nous n’avions que l’intuition. Notons au passage que la science, dans ce qu’elle a de plus actuel, distingue bien aussi inspiration et intuition.

    ***********

     (1) Schena Editore, Fasano, Italie, 2008.
    (2) Schena Editore- A. Baudry et Cie, 2009.

    Giovanni Dotoli

     * Ceci est particulièrement net dans un recueil comme Les Arpents de l’aube de Sylvie Biriouk ou dans mes poèmes épiques (Les Celtes ; Alexandre-le-Grand …)

     

    TRADUCTIONS  FRANÇAIS/ITALIEN : 

     

    Traductions. Chansons :

    FABRIZIO DE ANDRÉ, La Buona Novella / La Bonne Nouvelle, in appendice Preghiera in gennaio / Prière en janvier ; Spiritual / Spiritual ; Si chiamava Gesù / Il s’appelait Jésus ; Inverno / Hiver, traduzione in francese e cura di Mario Selvaggio ; prefazione di Giovanna Parisse ; introduzione di Giovanni Dotoli ; con un testo di Marco Scollo Lavizzari ; po-stface d’Éric Sivry, Roma, Apes, 2012, 89 p.

    Traductions. Poésie :

    GASTON MIRON, Femme sans fin / Donna senza fine, traduzione, nota bio-biblio-grafica e cura di Mario Selvaggio ; préface de Marie-Andrée Beaudet ; introduzione di Giovanni Dotoli ; illustrazioni di V. VITI, Fasano, Schena, « Poesia e Racconto n. 55 », 2008, 134 p.
    OLIVIER MARCHAND, GASTON MIRON, Deux Sangs / Sangue doppio, introdu-zione, traduzione e cura di Mario Selvaggio ; avant-propos di Olivier Marchand ; prefa-zione di Giovanni Dotoli ; postface de Marie-Andrée Beaudet ; illustrazioni di Vincenzo Viti, Fasano - Paris, Schena - Alain Baudry & Cie, « Poesia e Racconto n. 60 », 2009, 204 p.
    OLIVIER MARCHAND, Crier que je vis / Grida vitali, introduzione, traduzione e cura di Mario Selvaggio ; prefazione di Giovanni Dotoli ; avant-propos de Olivier Marchand ; postface di Éric Sivry ; illustrazioni di Vincenzo Viti ; in appendice Poèmes d’au revoir. Poesie di commiato, traduzione di Annalisa Del Mondo, Fasano - Paris, Schena - Alain Baudry & Cie, « Poesia e Racconto n. 65 », 2010, 131 p.
    ÉRIC SIVRY, À Force de Jours / Giorno dopo giorno, introduzione, traduzione e cura di Mario Selvaggio ; avant-propos di Éric Sivry ; prefazione di Giovanni Dotoli ; postface di Jean Metellus ; con la collaborazione di Maria Imola Strussione e Fabiana Rescigno, Roma, Polìmata, « Poèmes sans Frontières - Poesie senza Frontiere n. 1 », 2012, 117 p.
    ALICE MACHADO, Les Songes de Rafael / I Sogni di Raffaello, prefazione, traduzione e cura di Mario Selvaggio ; introduzione di Giovanni Dotoli e Mario Selvaggio ; con la collaborazione di Fabiana Rescigno, Roma, Polìmata, « Poèmes sans Frontières - Poesie senza Frontiere n. 2 », 2011, 108 p. 
    MATTHIAS VINCENOT, Le Juste Nécessaire / Lo Stretto Necessario, introduction par - introduzione di Giovanni Dotoli ; traduction par - traduzione e cura di Mario Selvaggio ; illustrations par - illustrazioni di Laëtitia Doulcet ; avec la collaboration de - con la collaborazione di Fabiana Rescigno, Roma - Paris, Apes - Bérénice, 2012, 183 p.
    COLLECTIF [Nicole Barrière, Linda Bastide, Geneviève Bauloye, Michel Bénard, Sylvie Biriouk, Jean-François Blavin, Hédi Bouraoui, Francine Caron, Maurice Cury, Maggy De Coster, Giovanni Dotoli, Jacques-François Dussottier, Roger Gonnet, Christiane Guéniot, Simon Lambrey, Éric Sivry, Than-Vân Ton-That, Marianne Walter], Au-delà de l’instant. Anthologie des poètes intuitistes / Al di là dell’istante. Antologia dei poeti intuitisti, sous la direction de - a cura di Giovanni Dotoli, Mario Selvaggio, Éric Sivry ; traduction par - traduzione a cura di Mario Selvaggio ; illustrations par - illustrazioni di Rikka Ayasaki, Linda Bastide, Michel Bénard, Alain Béral, Petru Ilie Birău, Franco Cos-sutta, Jacques-François Dussottier, Roger Gonnet, Laudine Jacobée, Simon Lambrey, Alain Le Nost, Claudine Ligou, Pierre Ligou, Marie Miranda, Jean-Claude Pommery, Annick Redor, Fasano - Paris, Schena - Alain Baudry & Cie, « Écritures n. 5 », 2013, 470 p.
    HÉDI BOURAOUI, En amont de l’intuition. Poèmes / A monte dell’intuizione. Poesie, pré-face et traduction par Mario Selvaggio, Toronto, Canada Méditerranée Centre, « No-madanse », 2013, 35 p.
    SYLVIE BIRIOUK, Les Arpents de l’Aube / Gli Arpenti dell’Alba, introduzione, traduzione e cura di Mario Selvaggio ; préface de Éric Jacobée-Sivry, Roma, Edizioni Universitarie Romane, 2013, 138 p.
    GIOVANNI DOTOLI, Mon village, traduction en français par Mario Selvaggio et Rome Deguergue ; dessins de Michele Damiani, Paris, Alain Baudry & Cie, Coll. « Les Voix du Livre n. 25 », 2013, 164 p.
    GIOVANNI DOTOLI, L’Ange gardien. Poème, traduction en français par Mario Selvaggio ; préface de Ralph Heyndels, Paris, Alain Baudry & Cie, Coll. « Les Voix du Livre n. 26 », 2013, 98 p.
    GIOVANNI DOTOLI, Rimes parisiennes / Rime parigine, traduzione [e nota al testo di] Mario Selvaggio ; tableaux-poèmes di Michele Damiani, Fasano - Paris, Schena Editore - Alain Baudry & Cie, Coll. « Fogli di Poesia n. 6 », 2013, 24 p.
    GIOVANNI DOTOLI, Chansons de Paris / Canzoni per Parigi, introduzione, traduzione e cura di Mario Selvaggio ; tableaux-poèmes di Michele Damiani, Roma, Edizioni Universitarie Romane, 2014, 279 p.
    GIOVANNI DOTOLI, Le Seigneur y pourvoira, [texte original en regard], traduction en français et préface par Mario Selvaggio ; graphies de Michele Damiani, Paris, Alain Baudry & Cie, Coll. « Les Voix du Livre n. 28 », 2014, 114 p.
    GIOVANNI DOTOLI, Le Train de la vie qui va, [texte original en regard], traduction en italien par Mario Selvaggio ; tableaux-poèmes de Michele Damiani, Paris, Alain Baudry & Cie, Coll. « Les Voix du Livre n. 29 », 2014, 128 p.
    MICHEL BÉNARD, Exil intime / Intimità di un esilio, introduzione, traduzione e cura di Mario Selvaggio ; prefazione di Giovanni Dotoli ; postfazione di Marcella Leopizzi, Roma, Edizioni Universitarie Romane, Coll. « Les Poètes intuitistes / I Poeti intuitisti n. 1 », 2014, 163 p.
    JEAN-FRANÇOIS BLAVIN, Les Chants tumultueux du verbe / I Canti tumultuosi del verbo, préface de Sylvie Biriouk ; traduzione e cura di Mario Selvaggio ; postfazione di Giovanni Dotoli, Roma, Edizioni Universitarie Romane, Coll. « Les Poètes intuitistes / I Poeti intuitisti n. 2 », 2014, 169 p.
    MARIANNE WALTER, Pleins-Vents / In balìa del vento, prefazione di Giovanni Dotoli ; traduzione e cura di Mario Selvaggio, Roma, Edizioni Universitarie Romane, Coll. « Les Poètes intuitistes / I Poeti intuitisti n. 3 », 2014, 115 p.
    GIOVANNI DOTOLI, Éclairs d’Infini / Lampi d’Infinito, introduzione, traduzione e cura di Mario Selvaggio ; in appendice Rimes parisiennes, tradotte in lingua serba da Marija Šuvački ; postface par Éric Sivry, Roma, Edizioni Universitarie Romane, Coll. « Les Poètes intuitistes / I Poeti intuitisti n. 4 », 2014, 145 p.
    JACQUES-FRANÇOIS DUSSOTTIER, Omnitude / Omnitudine, préface de / prefazione di Giovanni Dotoli ; traduzione e cura di Mario Selvaggio ; infographies de / infografie di Jacques-François Dussottier, Roma, Edizioni Universitarie Romane, Coll. « Les Poètes intuitistes / I Poeti intuitisti n. 5 », 2015, 95 p.
    ROME DEGUERGUE, Clair de futur / Barlumi di futuro, préface de / prefazione di Giovanni Dotoli ; traduzione e cura di Mario Selvaggio ; pictotofographies de / pittotofografie di Patrice Yan Le Flohic, Roma, Edizioni Universitarie Romane, Coll. « Les Poètes intuitistes / I Poeti intuitisti n. 6 », 2015, 149 p.
    CAMILLE AUBAUDE, Poèmes d’Amboise / Poesie per Amboise, prefazione di Giovanni Dotoli ; traduzione e cura di Mario Selvaggio, Roma, Edizioni Universitarie Romane, Coll. « Les Poètes intuitistes / I Poeti intuitisti n. 7 », 2015, 100 p.
    ODE, Voyage en Cosmogonie / Viaggio in Cosmogonia, préface par - prefazione di Michel Bénard ; introduzione, traduzione e cura di Mario Selvaggio, Roma, Edizioni Universitarie Romane, Coll. « Les Poètes intuitistes / I Poeti intuitisti n. 9 », 2015, 142 p.
    ÉRIC SIVRY, Askèmata. La durée et l’instant / La durata e l’istante, premessa e cura [di] Mario Selvaggio, introduzione di Giovanni Dotoli, traduzione di Mario Selvaggio e Susanna Seoni, Roma, Edizioni Universitarie Romane, Coll. « Les Poètes intuitistes / I Poeti intuitisti n. 10 », 2015, 122 p.
    MAGGY DE COSTER, Dolci cinguettii per adorabili diavoletti, introduzione e cura di Mario Selvaggio ; premessa dell’Autrice, traduzione dal francese di Mario Selvaggio e Susanna Seoni ; illustrazioni di Susanna Seoni, Roma, Edizioni Universitarie Romane, Coll. « Poesia per ragazzi n. 3 », 2015, 100 p.

    Traductions. Prose :

    ÉRIC SIVRY, L’Isola sperduta. Racconto, introduzione, traduzione e cura di Mario Selvaggio ; prefazione di Giovanna Parisse, Fasano, Schena Editore, Coll. « Poesia e Racconto n. 74 », 2013, 129 p.
    MAGGY DE COSTER, Il Mistero del Bosco di Richebourg (e altre storie), introduzione e cura di Mario Selvaggio ; traduzione dal francese di Mario Selvaggio e Susanna Seoni ; illustrazioni di Susanna Seoni, Roma, Edizioni Universitarie Romane, Coll. « Narrativa per ragazzi n. 1 », 2015, 115 p.

    Traductions. Essais :

    ÉRIC SIVRY, Per un’Arte dell’Intuizione. Saggi di poetica intuitista, selezione, traduzione e cura di Mario Selvaggio ; prefazione di Giovanni Dotoli ; postfazione di Sylvie Biriouk ; con la collaborazione di Fabiana Rescigno e Maria Imola Strussione, Roma, Apes, 2012, 190 p.

     

     

     

     


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    Prix Ovide

    PRIX européen OVIDE

    2016

    Prix Ovide

     

    Prix Ovide

      

    Prix Ovide

    Prix Ovide

    Prix Ovide

    MARYLIN  HACKER

    Profession actuelle ou ancienne : Poète, traductrice, elle a été enseignante de littérature à la City University of New York. Elle est membre du comité de rédaction de la revue Siècle 21. Spécialité du candidat/de la candidate : Marilyn Hacker contribue très activement au rayonnement de la littérature francophone aux USA, où elle a traduit nombre d’auteurs majeurs de cette littérature francophone, comme Marie Etienne, Guy Goffette,Vénus Khoury-Ghata, Hedi Kaddour, Emmanuel Moses ou encore Habib Tengour. Elle œuvre donc pour la langue française et a choisi de vivre à Paris où elle continue sans relâche de créer d’autres passerelles entre les continents, par les nombreux voyages et lectures qu’elle donne ici et là. Elle est très engagée au comité de rédaction de la revue Siècle 21, où se croisent la littérature française et les littératures du monde. Son œuvre poétique, largement reconnue et récompensée aux USA, est marquée par le talent avec lequel elle manie des formes fixes comme le sonnet ou le pantoum ainsi que des métriques anciennes, tout en restant au plus proche du quotidien.


    Parutions :

    Poésie :
    Presentation Piece (1974)
    Separations (1976)
    Taking Notice (1980)
    Assumptions 1985
    Love, Death, and the Changing of the Seasons (1986)
    Going Back to the River (1990)
    The Hang-Glider's Daughter: New and Selected Poems (1991)
    Selected Poems: 1965 - 1990 (1994)
    Winter Numbers: Poems (1995)
    Squares and Courtyards (2000)

     

    Essais :
    Hacker, Marilyn. Unauthorized Voices (Poets on Poetry Series, University of Michigan Press, 2010)
    Traductions
    A long-gone Sun, Claire Malroux, 2000
    Here there was once a Country, Vénus Khoury-Ghata, 2001
    She says, 2003
    A House at the Edge of Tears, Vénus Khoury-Ghata, 2005
    Birds and bison, Claire Malroux, 2005
    Charlestown Blues: Selected Poems, Guy Goffette, 2007
    Nettles, Vénus Khoury-Ghata, 2008
    King of a hundred Horsemen, Marie Etienne, 2009
    Alphabets of Sand, Vénus Khoury-Ghata, 2009
    Treason, Hedi Kaddour, 2012
    Crossings, Habib Tengour, 2013
    Where are the Trees going ? Vénus Khoury-Ghata, 2014

    Sont mentionnés ici les ouvrages complets traduits et non la longue liste d’autres textes traduits pour des anthologies et des revues.

    En français :

    La rue palimpseste, La Différence, 2005
    Diaspo Renga, avec Deema Shehabi, Alain Gorius / Al Manar, 2011

    Traductions de poèmes écrits par Marilyn Hacker sur internet :
    Sur le site du Printemps des Poètes :
    http://www.printempsdespoetes.com/index.php?url=passeurs/fiche.php&cle=625
    Sur le site de la Quinzaine Littéraire :
    https://blogdepoesiedelaquinzainelitteraire.wordpress.com/2012/04/20/anthologie-de-poesie-n2-marie-etienne-et-gerard-noiret-38-marilyn-hacker/#more-300
    Sur bibliobs :
    http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20141229.OBS8976/pantoum-en-temps-de-guerre-poeme-pour-les-martyrs-de-mossoul.html


    Ouvrages proposés :

    La rue palimpseste, La Différence, 2005
    Diaspo Renga, avec Deema Shehabi, Alain Gorius / Al Manar, 2011

    Bref CV de la lauréate :

    Marilyn Hacker est née dans une famille modeste du Bronx en 1942. Elle a obtenu un BA en langues romanes en 1964 à NYU (New York University). Elle s’est installée à Londres comme libraire en 1970. Elle a publié son premier livre Presentation piece en 1974, récompensé par le National Book Award. Plusieurs autres livres ont suivi, eux aussi récompensés.

    Elle a aussi enseigné la littérature anglaise à la City University of New York.
    Son travail de critique et de traductrice est très reconnu. Sa traduction de Marie Etienne, King of a hundred Horsemen a reçu le PEN Award for poetry in translation en 2008.
    Elle a été élue membre de the Academy of American Poets en 2008.
    Elle a reçu le Bernard F. Conners Prize de la Paris Review, le John Masefield Memorial Award de la Poetry Society of America, le PEN Voelcker Award, le Prix de Poésie international Argana de la maison de la poésie Beit as-Shir au Maroc, et des bourses des fondations Guggenheim et Ingram Merrill.
    Je conclurai en soulignant l’exceptionnelle ouverture et les qualités d’humanité d’une poète qui a le souci permanent de faire connaître les autres poètes dans sa langue et dans son pays, tout en poursuivant son propre chemin en poésie avec exigence et passion. En témoignent les traductions en français de son œuvre et son engagement dans la revue « Siècle 21 » et également dans la revue « Europe ». C’est pour ces raisons que je propose la candidature de Marilyn Hacker au Prix Ovide, décerné à un poète étranger pour les traductions de son œuvre.

     

    Marylin Hacker 

    C’est une très grande joie et un honneur que de présenter Marilyn Hacker, le jour où le Cénacle Européen Francophone lui décerne le Prix Ovide 2016. Les mots voyagent. Ils voyagent à travers le temps, mais aussi d’un espace à l’autre. Et qui incarne mieux ce voyage perpétuel des mots et de la poésie que Marilyn Hacker, éprise de formes poétiques anciennes qu’elle sait habiter comme passante du siècle qui est le nôtre en les ouvrant, en les renouvelant, pour en faire jaillir une flamme de vie ? Elle qui est aussi attentive aux souffles venus d’ailleurs, portés par d’autres langues que l’anglais dans lequel elle a grandi, et qu’elle traduit et passe sans se lasser, et avec lesquelles elle dialogue aussi en poésie... Elle qui réinvente inlassablement les mots comme lieu de la rencontre et du partage.
    Marilyn Hacker est née dans une famille modeste du Bronx en 1942. Elle a obtenu un BA en langues romanes en 1964 à NYU, l’Université de New York. Quelques années plus tard, elle s’est installée à Londres comme libraire, ce qui était le début d’une activité d’emblée très prolifique, non seulement dans son écriture elle-même, mais dans tous les domaines qui concernent la littérature. Son premier livre Presentation piece paru en 1974, a été aussitôt récompensé par un prix, comme le seront ses autres publications par la suite.
    Elue membre de l’Académie des poètes américains en 2008, elle a reçu notamment le Bernard F. Conners Prize de la Paris Review, le John Masefield Memorial Award de la Poetry Society of America, le PEN Voelcker Award, le Prix de Poésie international Argana de la maison de la poésie Beit as-Shir au Maroc, et des bourses des fondations Guggenheim et Ingram Merrill. La rue palimpseste, traduction de Claire Malroux qui réunit de larges extraits de trois de ses recueils, a été récompensée par le prix Max Jacob étranger 2005.
    Marilyn Hacker n’a pas seulement défendu les livres dans le quotidien d’une librairie londonienne, elle en a transmis l’amour à ses étudiants de littérature anglaise à la City University of New York, quand elle est retournée s’installer aux Etats-Unis quelques années plus tard. Lectrice insatiable de poésie, de romans ou d’essais, elle est véritablement à l’écoute de tout ce que peuvent écrire ses contemporains. Elle sait l’importance cruciale de l’écho à donner à un écrit, afin d’en partager la résonance qu’il a eue par encore d’autres mots, en continuant ce dialogue dont chaque livre porte en lui l’espoir. Car Marilyn Hacker est aussi critique littéraire, comme en témoignent les plusieurs essais qu’elle a publiés. Et elle a été rédactrice en chef de la revue « Kenyon Review », ce qui montre aussi son souci de tous ceux qui écrivent, ceux qui sont déjà reconnus, mais aussi ceux qui commencent et ont besoin d’un lieu ou publier leurs premiers textes.
    Depuis 1985, elle partage sa vie entre Paris et New York, sans parler des nombreux déplacements qu’elle fait aussi en Grande-Bretagne ou ailleurs pour lire ses poèmes, animer des ateliers, présenter sa poésie. Elle voyage d’une rive à l’autre, d’une langue à l’autre, poursuivant ce qu’elle a commencé avec ses études en langues romanes, tout naturellement portée à traduire, à porter d’un espace linguistique à un autre les infinis territoires d’écho que sont la poésie. Elle a traduit Marie Etienne, Guy Goffette, Hedi Kaddour, Vénus Khoury-Ghata Emmanuel Moses et Habib Tengour, un autre de nos lauréats d’aujourd’hui. Ses traductions ont elles aussi obtenu des prix, comme celle de « Roi des cent cavaliers » de Marie Etienne, qui a reçu le PEN Award for poetry in translation en 2008. Elle ne se satisfait pas de traduire pour les Etats-Unis mais s’est engagée aussi à Paris, où elle collabore souvent à la revue « Europe ». Elle est membre du comité de rédaction de la revue « Siècle 21 », qui a un intérêt particulier pour les littératures du monde. Elle traduit avec un sentiment de la nécessité, qui jaillit de sa passion de lectrice, de découvreuse de textes. Elle est soucieuse de faire connaître dans sa langue maternelle, mais aussi de faire traduire en français des poètes qui ne sont pas seulement américains. Son intérêt pour ceux et celles qui écrivent ignore les frontières. Bâtisseuse de ponts, elle œuvre pour rapprocher les écritures et faire partager des expériences littéraires mais aussi humaines, au sens le plus noble du terme.
    Marilyn Hacker est constamment portée par une attention à l’autre, qui est aussi une forme de présence au monde, indissociable de sa propre démarche poétique. Ceux qui l’ont entendue lire sa poésie peuvent témoigner de cette incandescence nourrie au plus près du cœur battant des êtres et de lieux qu’ils habitent, qu’il s’agisse de villes, de rues festives ou meurtries par les conflits. La poésie de Marilyn Hacker célèbre la vie mais ne se détourne jamais des souffrances qui déchirent les vivants, qu’il s’agisse de la maladie ou des violences de la guerre. Elle est portée par la certitude que la poésie naît dans des mots portés par le grain de la voix et la chair de l’expérience, loin de la sécheresse de l’abstraction. Elle utilise des formes anciennes comme le sonnet ou le pantoum ainsi que des métriques anciennes où elle excelle. Dans un article, Florence Trocmé parle de cette place que Marilyn Hacker accorde à la forme comme de cadres qui s’inscriraient comme des repères à celle, qui n’est de « nulle part » et « oscille entre deux pays, deux villes, deux continents, deux langues ». Elle saisit loin dans le temps les fils d’une poésie qui s’inscrit en même temps au plus près de l’humain.
    Je voudrais citer ces extraits d’un poème de Marilyn Hacker, traduit par Emmanuel Moses et paru dans le numéro 22 de la revue Le Mâche-Laurier :


    Comment c'est, dans cette chair provisoire
    de retourner à ma table de travail,

    de voir par la fenêtre le soleil rougeoyant

    aviver la pierre frottée d’en face,

    illuminer les chambres inconnues d’un voisin familier,

    […]

    Je suis lasse de la terreur et du désespoir,
    d’avoir à me montrer courageuse.

    Je veux les jours de travail ennuyeux

    et les nuits de vie que rien d’exceptionnel

    ne marque, avec des cils et des cheveux.

    Il est exceptionnel de mourir dans son lit

    à quatre-vingt-dix-huit ans sans avoir été

    gazée, fusillée, essorée à sec

    par la dysenterie, noyée à la naissance

    dans une bassine pour filles non désirées.

    […]

    Je ne sais que l’instant en expansion

    présent, infinitésimal, infini,

    où le soleil tardif pénètre sans commentaire

    dans huit rangées de fenêtres vis-à-vis.


    Cécile Oumhani

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


  • Prix Charles Carrère

    Prix européen francophone

    CHARLES  CARRÈRE

    2016

    Prix Charles Carrère

    Prix Charles Carrère

     

    Prix Charles Carrère

     

    Prix Charles Carrère

    Prix Charles Carrère

    MONIA  BOULILA

     

    Monia Boulila poète tunisienne, bilingue (Français, Arabe) et traductrice. Elle est ambassadrice universelle de la paix auprès du cercle universel de la paix à Genève depuis juin 2008, membre de l’union des écrivains Tunisiens, membre des écrivains de la paix et membre « des poètes du monde ». Par ailleurs, elle est membre fondatrice de l’association culturelle Majida Boulila pour la modernité et membre du comité du festival de jasmin Sfax – Tunisie. Plusieurs de ses poèmes ont été traduits en Roumain et publiés dans divers revues littéraires roumaine, d’autres sont traduits en anglais et en espagnol et diffuser dans le monde par le cercle universel des ambassadeurs de la paix à Genève.


    Prix :
    - Prix de créativité littéraire Naji Naaman au Liban 2010
    - Prix spécial du Jury de l’association « L’Ours Blanc » Paris en 2008.


    Publications :

                                                                                                        Recueils de poésie :
    - "Transhumances Sacrées" sous impression aux éditions l’Or du temps : parution premier trimestre 2016.
    - "Epopée féminine" livre d’art numérique : Estampes de Jean-Jacques Oppringils artiste Belge et textes de Monia Boulila mis en ligne en 2012 http://www.oppringils.info/pages/three-dimension
    - "Emplie de toi" recueil de poésie en langue arabe aux éditions Lazhari Labter – Alger 2011
    - "Ailes et frissons au fond du miroir " aux éditions l’Or du temps Tunis 2010.
    - "Souffles Inédits" édité à compte d’auteure Sfax - octobre 2008.
    - " Avec toutes mes amours" livret de poésie édité par l’association culturelle « Omar Khayyâm » en France mai 2008.
    - " Mon Joyau" édité à compte d’auteure Sfax - mars 2007.

    Recueils de poésie traduits :
    - " Nostalgies suffocantes" recueil du poète Jordanien Isam Alsadi aux éditions EDILIVRE – Paris 2015
    - "Parfumée je vais à lui" recueil de poésie de la poète palestinienne Sonia Khader en deux parties (arabe/Français) aux éditions Lazhari Labter Alger janvier 2014
    - "Vendeur de l’éveil" recueil en deux parties (arabe et français) textes du poète Libyen Cherif Hassen Boughzil et leur traduction par Monia Boulila. Recueil aux éditions El Bourak – Monastir – Tunisie juin 2010.

     

                                                                                                           Œuvres collectives :
    - Quelques poèmes de Monia Boulila ont été mis en musique par Bernard de Vienne pour le spectacle « l’étangèreté » du groupe « le concert impromptu » ; ce spectacle produit en collaboration avec l’institut Français en Tunisie et a été présenté à Tunis, Sousse et Sfax au mois d’octobre 2015
    - Anthologie des poèmes d'amour des Afriques et d'Ailleurs aux éditions Orphie France - Février 2013
    - Anthologie : Femmes poètes du monde arabe aux éditons le temps des cerises mai 2012
    - Anthologie des Poètes Tunisiens éditée en Roumanie par Ion Cristopher Filipas, janvier 2010
    - Anthologie de festival de Curtea de Arges édité par l’association Orient-Occident – Roumanie 2009
    - Terre de Poètes, Terre de Paix anthologie à l’occasion du premier festival international de la poésie sur le thème de la paix, septembre 2007
    - EMINESCU livret de chansons pour l’opéra de Pascal DECANTER sur la vie du poète EMINESCU, Janvier 2006

     

     

    Monia Boulila

    présentée par Giovanni Dotoli

    "Je ne suis pas expert en poésie. Pour moi, la poésie est, comme tous les arts, non pas objet d’analyse et de connaissances techniques mais sujet de ressenti. Cela vient du cœur et cela parle aux cœurs. Monia me fit découvrir la mine de poème qu’elle avait accumulé. Cette découverte fut jubilatoire. Un poème terminé on avait une envie irrépressible de passer au suivant. Et quand un texte n’était pas trop au point, le suivant arrachait l’enthousiasme".
    C'est ainsi que Pierre Marie Perret, président de l'association culturelle Omar Khayyam parle de Monia Boulila. Il poursuit : "son premier recueil, paru en mars 2007, va s’ouvrir pour Monia, un nouveau chemin. Elle est de plus en plus sollicitée en Tunisie : Sfax, bien sûr, mais aussi Tunis, Sousse... Son invitation au festival international de la poésie à Paris sur le thème de la paix, en septembre 2007, lui ouvrira les portes de l’international."
    Nicole BARRIERE parlant du recueil Ailes et frissons écrit : "Ce grand embarquement des sens de l'amoureuse nous invite à l'amour, son manque et ses distances... Rêver jusqu'à l'appartenance de l'ombre! Rêver des vagues de la nuit jusqu'à l'effacement des couleurs
    Rêver, jusqu'à changer la dimension des mots pour changer la dimension de l'amour!.... , autant de romances sur les pages blessées, autant de souvenirs déposés à la consigne de la mémoire.... A l'aune du poème amoureux, Monia Boulila nous fait franchir d'autres espaces, de l'individuel le poème accède à l'universel, de l'illusion du rêve au palais, il se dessine une allégorie, et de cette allégorie le questionnement de la liberté.
    Cette séparation aux couleurs de la mort, cette terre noyée de cadavres, le cœur ouvert par les balles sur la bande étroite de Gaza : « Mille hachoirs dans la poitrine des enfants ».... Les mots débordent hors du miroir, une virgule frissonne sur des traversées d'instants, ponctuation orpheline, une précipitation dans le temps, une embardée dans le vide : femme plurielle dans sa lucidité nocturne, courir contre le vent, attraper la lumière à son aube, c'est la course au poème, envol d'encre, éternité de l'appel des larges de l'espoir.
    Depuis une fresque intimiste d'amoureuse, Monia Boulila revisite l'espace et le temps, elle tend au miroir du poème sa vie de poète, et franchissant les frontières du sens, elle ouvre le lecteur aux questions du monde, dans une approche réflexive, elle fait parler l'invisible." Nicole Barrière (29/04/2010).
    Abderrahman Ayoub (novembre 2010) à propos du même recueil Ailes et frissons écrit : "Parmi ces poètes, aux mots tellement honnêtes qui ont définitivement apprivoisé l’amitié et qui chantent, sans artifice, l’amour entre les humains, une poétesse que l’on attendait depuis longtemps : Monia Boulila.
    C’est dans l’esprit de cet Amour que’Ailes et frissons est une invitation, l’appel d’une assoiffée, d’une égarée dans l’aridité immense de l’intolérance, un appel aux uns et aux autres pour conjuguer leur volonté et arrêter le Pendule de Foucault, celui-là qui tient peu compte du temps que l’homme consacre à la haine et au mal.
    Verbe engagé ! Mais il n’est ni mots prononcés du bout des lèvres, ni redondance, ni du déjà-entendu ou lu. Non, c’est le verbe de la conviction. Il expose la poétesse, la dévoile et, en même temps, l’enveloppe du fin tissé de l’adhésion et du respect.
    Ce verbe poétique simple et revendicateur, conjugue, en se déchaînant de toute contrainte, sa mélodie. Le poème de Monia Boulila crée sa propre musicalité, car ce serait cacophonie que de bâtir l’édifice de l’image pluriel sur un seul mode musical. Transgressant ses propres sonorités, le mot se rend silencieux afin que l’image, après avoir fait enchanter l’oreille de la poétesse, imprime celle qui lui prête son écoute.
    Ailes et frissons se lisent et se chantent. Ils s’arrachent à la terre de la poésie banalisée vers un médium à mi-chemin entre la réalité quotidienne poignante que la poétesse décrit avec beaucoup de discrétion, et l’imaginaire saveur. Car on peut voir en quittant la terre, non l’insolite ― ce serait merveilleux ! ―, mais tant de déchéance humaine. A l’apogée de la rencontre, au seuil de ce médium, on est pris de frissons. Tellement belle est cette poésie, tellement le chant de l’Amour est aussi douleur."
    Zineb Laouedj, poète et critique littéraire, écrit à propos de son recueil Transhumance Sacrée, sous le titre "Quand la poésie est sel de vie" : "Les mots chez Monia sont espace, temps, histoire et mouvement à l’infini..... Cet art de la parole, des sons, des musiques et des images, qui nous fait rêver et voyager dans le temps et avec le temps. Une poésie qui fouine dans l’existentiel et le questionnement éternel sur le sens de la vie. Une poésie qui crie le cri du silence.

    Sur l’océan doré
    le silence bat le rythme de la lune
    Les vagues renaissent cristallines
    Miroirs aux souffles infinis
    chaque instant, une vie.
    chaque repli, un trésor
    chaque pas, un voyage
    chaque étoile le mirage.
    Cet art qui nous renvoie vers nos profondeurs.
    Sur le chemin du retour
    un baiser velours
    Invite ma joue à un second voyage
    et moi, encore perdue parmi les flots,
    Je tends la main vers un rivage.
    En toi je suis née

    Une poésie qui, malgré tout cherche à souffler l’espoir.

    Je continue à croire
    Que chaque nuage est une pluie
    Que toute terre qui reçoit
    Fait fleurir les bourgeons

    Et pour conclure, le poète Yvan Tetelbom (directeur du festival international de la poésie à Paris) à propos du recueil de Monia Boulila, Souffles inédit, écrit : "Heureusement la vie continue, l’important est d’aller vers le vrai printemps aux senteurs de lilas, tulipes et camélias… dans le silence encore imaginaire qui accompagne l'héroïne de ce recueil, à la fois libre et sacrée…"(octobre 2008).


    Giovanni Dotoli

     

     

     

     

     

     

     

     

     


  • Prix Cassiopée

    PRIX  CASSIOPÉE

    2016

    Prix Cassiopée

    Prix Cassiopée

    Prix Cassiopée

     

     

     

    Prix Cassiopée

     

    Prix Cassiopée

    Prix Cassiopée

     Revue d’études de langue et de littérature françaises et francophones

    en Catalogne

     *

    La revue L’Ull crític

    présentée par Giovanni Dotoli

    La revue L’Ull crític est née en 1989 de la main de la Section de Philologie française de l’Estudi General de Lleida. L’institution est à cette époque un établissement d’enseignement universitaire qui dépend de l’Université de Barcelone. Les moyens économiques sont réduits, l’organisation d’une nouvelle université est en germe… Dans ce cadre la Section consacrée aux études de langue et littérature françaises est un jeune département qui l’année précédente vient d’organiser un colloque en hommage à Marguerite Yourcenar, décédée peu de temps avant. À l’occasion plusieurs spécialistes renommés s’étaient rendus à Lleida, une petite ville de la Catalogne dont la vie culturelle a spécialement souffert des effets de la dictature. Une question se posait donc : après le congrès, comment atteindre un plus large public ? Comment diffuser les résultats d’une recherche qui visait à rendre un profil global de l’écrivaine française? Voilà que l’idée d’une revue scientifique arrive pour combler ce vide à la fois que pour donner une certaine ouverture d’horizons à la ville. Le premier numéro paraît ainsi portant comme titre L’Adéu a Adrià (l’Adieu à Hadrien). Déjà dans la Préface la directrice de la publication, Àngels Santa, remarque le but de cette publication : elle doit rendre l’écho des activités académiques –de la recherche donc aussi bien que de l’enseignement- des membres du Département et elle se réclame à cet instant du titre yourcenarien Quoi ? L’éternité pour souhaiter longue vie à la nouveau-née.
    Essentiellement le contenu de L’ull crític se rapporte à des questions de langue et littérature françaises. La revue s’organise autour de trois sections : le gros des volumes est consacré à un thème précis, une section de varia héberge d’autres contributions et un dernier volet s’occupe des compte-rendus… Une fenêtre s’est ouverte pour porter son regard sur la pensée actuelle.
    Et comme pour toutes les créatures il fallait lui chercher un nom qui, à cette occasion, parle par soi-même : L’œil critique se rapporte à l’esprit revendiqué par Jean Starobinsky dans L’œil vivant. La volonté de ce regard dépasse l’apparence extérieure pour interpeller les aspects plus cachés, pour pénétrer dans l’imaginaire, si nécessaire, pour saisir la littérature à part entière.


    • Depuis ces balbutiements 18 numéros ont vu le jour :
    • 1. L’Adéu a Adrià. Marguerite Youcenar. 1989
    • 2. Un génie en fragments: Lamartine. 1992
    • 3. L’escriptura contemporània. Bernanos.1996
    • 4-5. Roman populaire et/ou roman historique. 1999
    • 6. La Douleur. 2000
    • 7. Literatura epistolar. Correspondències (s. XIX-XX). 2002
    • 8. Douleurs, souffrances et peines: figures du héros populaires et médiatiques. 2003
    • 9-10. La douleur: beauté ou laideur. 2005
    • 11-12. La littérature des voyages. Roger Martin du Gard. 2007
    • 13-14. George Sand. La dame de Nohant. Les romans champêtres. 2009
    • 15-16. La femme et la littérature populaire. 2012
    • 17-18. Les romancières sentimentales : nouvelles approches, nouvelles perspectives. 2014


    Les titres en disent long sur ce parcours pendant lequel la revue s’est métamorphosée dans tous les sens sauf dans l’esprit qui l’a fait naître et qui se poursuit toujours. En 2009 le changement devient manifeste même dans le titre qui s’accompagne, pour bien le remarquer, d’un sous-titre discret mais éloquent : segona etapa (deuxième étape). Le petit cercle de Lleida s’est agrandi avec les collaborateurs de bien de partenaires d’autres universités et du pays et étrangères. Pour être dans les mœurs du temps, de nouveaux changements se succèdent : la présence d’un comité de rédaction, d’un vaste et prestigieux comité de lecture devenu, dans la nouvelle terminologie, comité scientifique… Le tout pour exaucer la rigueur académique qui l’a soutenue depuis son début, ainsi que pour lui assurer la qualité demandée par les contributeurs.

    Giovanni Dotoli

     

     

    Prix Cassiopée

     

     

    Prix Cassiopée

     

     


  • Prix Jean-Louis Forain

    PRIX  européen JEAN-LOUIS FORAIN

    2016

    Prix Jean-Louis Forain

    Prix Jean-Louis Forain

     

    Prix Jean-Louis Forain

    Prix Jean-Louis Forain

    Prix Jean-Louis Forain

    PIERRE  CAYOL

     

    Pierre Cayol est né à Salon-de-Provence le 14 août 1939. Il a suivi l'École nationale des Arts Décoratifs de Grenoble, puis l'Académie Jullian à Paris. Quand son choix de devenir peintre s'est affirmé, il a travaillé sous les conseils de Marcel Féguide, peintre installé à Eygalières, qu'il considère comme son maître. Depuis 1968, il oeuvre dans son atelier à Tavel dans le Gard. Sa première exposition personnelle était à Arles en 1965. De nombreuses autres ont suivi en France et à l'étranger. En juin 2012, au Musée d'art Sacré de Pont-Saint-Esprit dans le Gard. En 2013, en Belgique, à la Maison Culturelle de Quaregnon, puis à Liège dans le cadre du festival Cointe Montmartre ; en septembre à la Maison des Parcs Nationaux à Tucson – Arizona. Souvent sollicité pour participer à des expositions de groupes et des salons en tant qu'invité d'honneur. Il est Sociétaire du Salon d’Automne de Paris depuis 1984 et a des oeuvres dans plusieurs musées. Si la peinture est sa technique dominante, en parallèle il a toujours beaucoup dessiné et travaillé en collaboration avec des poètes et des écrivains pour réaliser des livres d'artiste. Les oeuvres sur papier - dessins, gravures à l'eau-forte, linogravures - constituent une part importante de son oeuvre.

    Grand passionné par les Indiens d’Amérique du Nord, Pierre Cayol séjourne régulièrement en Arizona et au Nouveau-Mexique, chez les Navajos, les Apaches, les Hopis et les Pueblos. Depuis trente ans, grâce à ses amis il s'est imprégné de la pensée amérindienne. La mythologie, les symboles et la philosophie de ces populations ont un impact de plus en plus fort sur son travail d'aujourd'hui.

    Il est en permanence dns la Galerie Orenda, 54 5ue de Verneuil à Paris, la Galerie Perrier, 6 Rue Folco de Baroncelli à Avignon et dans les Galeries en ligne, Michèle Champetier et Catherine Borghèse.

     

     

     

    Détail des manifestations depuis 2010 :

    2010 :

    • Exposition à Valence, Salle des Clercs

    •Exposition aux Genêts d'Or , Avignon
    •Salon des livres d'artistes à Cornilhon (Gard)

    •Livre d'artiste: Le Chant de Naatsisààn, texte de Marie Cayol illustré de six linogravures
    •Voyage dans le Sud-ouest de l'Amérique du Nord

    •Exposition à L'atelier, 37 Rue des Lavandières en compagnie d'Edmond Hänni

      

    2011 :
    •Exposition à Pont Saint Esprit, Librairie Le Chant de la Terre, oeuvres graphiques
    •Présentation Le jardin d'Eros avec Jean Joubert, à Pont Saint Esprit et à Avignon
    •Participation aux Chromalies, Valence
    •Décor pour le spectacle du Groupe Ca Ira, "Comment Wang Fô fut sauvé" joué au Musée Vouland à Avignon
    •Sept oeuvres sur papier pour la Galerie Michelle Champetier
    •Entrée à la Galerie en ligne Catherine Borghèse
    •Dix toiles choisies pour Artissu
    •Participation à l'exposition « Poetica Erotica », Galerie Orenda, Paris
    •Voyage en territoire indien, Arizona et Nouveau-Mexique
    •Exposition à L'atelier, 37 Rue des Lavandières en compagnie de Raphaël Louzé, sculpteur


    2012 : 
    •Exposition à Sauve (Gard) avec le groupe Cha-Bal
    •Conférence dans le cadre de l'Académie de Lascours sur: De la culture amérindienne du Sud-Ouest américain et de son influence sur mon travail
    •Exposition Galerie Orenda, Paris avec Tony Abeyta et Edwards Curtis (Regards croisés de l'Ouest Américain)
    •Nouvelles oeuvres sur papier pour le site de la Galerie Champetier
    •Exposition au Musée d'Art sacré de Pont Saint Esprit
    •Exposition à la Maison Culturelle de Quaregnon en Belgique
    •Livre d'artiste: Rainbow Bridge, texte de Marie Cayol illustré de cinq linogravures
    •Voyage en territoire indien, Arizona et Nouveau-Mexique

    2013•Exposition à Liège dans le cadre du festival Cointe Montmartre
    •Livre d'artiste: Minérales, texte de Béatrice Libert avec six linogravures

    •Exposition à la Galerie Le Passage à Saint Emilion
    •Exposition à la Galerie Perrier, Avignon
    •Atelier ouvert pour la manifestation "Couleurs Tavel"
    •Exposition à la maison des Parcs Nationaux à Tucson, Arizona
    •Voyage en territoire indien, Arizona, Nouveau-Mexique et Sud Dakota
    •Livre d'artiste: Sur un chant navaho, poème de Frédéric-Jacques Temple illustré par une linogravure rehaussée au crayon de couleurs

    •Exposition à la librairie "Le chant de la terre" à Pont Saint Esprit
    •Livre d'artiste: Psaume de l'olivier, texte de Joseph Pacini illustré de sept linogravures

    2014 :

    •Exposition à la Galerie Perrier, Avignon
    •Participation au Salon de Saint-Laurent-des-Arbres
    •Salon d'art contemporain de Sorgues, sur le thème l'ivresse

    •Manifestampe, Tour Phillipe Le Bel et Médiathèque de Villeneuve-lez-Avignon

    •Illustre avec une eau-forte deux livres de Joseph Pacini: Chemins d'errance et Lettre à Léa

    •Voyage en territoire indien, Arizona, Nouveau-Mexique et Colorado

    •Exposition au Chapter House de Navajo Mountain (Arizona)
    •Exposition à la Galerie Orenda, Paris, sur le thème "Nos méditerranées"
    •Exposition à la Galerie Catherine Borghèse à Baar, en Suisse Allemande, sur le thème des Nus

     

    2015 :

    •Invité d'honneur du Salon de Port de Bouc
    •Livre d'artiste avec Gerald Vizenor,( Anishinabee): Accalmie - Calm in the storm

    •Exposition particulière à Saint-Chamas (13), Chapelle Saint-Pierre
    •Exposition particulière à la médiathèque d'Uzès, Errances - Oeuvres graphiques, livres d'artiste, peintures sur papier
    •Voyage en territoire indien, Arizona, Nouveau-Mexique et Texas

     

      

    Présentation de Pierre Cayol pour le Prix Jean-Louis Forain 2016

    par

    Alice-Catherine Carls

    Artiste peintre, illustrateur, Pierre Cayol attend que vous alliez à sa rencontre. Allez sur son site: www.pierre-cayol.com ; ses oeuvres vous y accueilleront avec chaleur. Si vous désirez voir ses oeuvres exposées, rendez vous à la Galerie Orenda, 53 rue de Verneuil. Pierre Cayol expose beaucoup, notamment comme invité d’honneur en France, Belgique, Suisse, Autriche, Italie, et Espagne, ainsi qu’aux Etats-Unis et au Japon. Ses oeuvres figurent dans plusieurs musées et il est Sociétaire du Salon d’Automne de Paris depuis 1984. Si vous désirez visiter son atelier, vous devrez vous rendre à Tavel où il œuvre depuis 1968. Il est Provençal, européen, et citoyen du monde.
    Pierre Cayol fut formé à l'École nationale des Arts Décoratifs de Grenoble et à l'Académie Jullian de Paris. Puis il travailla sous les conseils de Marcel Féguide, peintre et pastelliste lui aussi amoureux de la Provence et grand voyageur. En effet, on retrouve dans les oeuvres de Pierre Cayol comme un écho des techniques de Marcel Féguide, tels l’ampleur des paysages, la quasi-transparence des couleurs qui leur donne une mouvance particulière, la juxtaposition des plans, la connaissance des symboles, et la précision du dessin. L’oeuvre de Pierre Cayol est ample et féconde, généreuse et sobre; elle est un véritable plaisir pour les yeux et pour l’âme. Outre ses nombreux tableaux, il travaille en collaboration avec des poètes. Il a ainsi produit 19 livres d’artiste, dont l’ouvrage qui a été nommé pour ce prix, une sélection de haikus par le poète américain Anishinaabe Gerald Vizenor intitulée Calm in the Storm / Accalmie (2015). Parmi les auteurs qu’il a illustrés se trouvent son épouse Marie, Marc Alyn, Joseph Pacini, Jean Joubert, Béatrice Libert, Nohad Salameh, et Frdric Jacques Temple. Pierre Cayol a également exécuté des décors pour le groupe théâtral “Ça ira” (nom révolutionnaire par excellence).
    Ce qui frappe tout d’abord dans ses tableaux, ce sont les correspondences des thèmes d’un médium à l’autre. Comme si d’infinies variations tissaient des réponses, en une longue méditation créatrice qui en ajusterait toutes les parties. Pierre Cayol nous dit ce qu’il aime: les décors et les corps, et comment il les aime. Ses paysages et ses intérieurs sont des parures royales, l’une naturelle, l’autre humaine. Au centre se trouve le corps féminin nu. Ces thèmes qui célèbrent la beauté essentielle du monde permettent d’entrer immédiatement dans l’oeuvre grâce à l’émotion. Émotion tout de suite mitigée par l’esprit qui s’applique à déchiffrer la géométrie des tableaux et leurs significations étagées dans les formes et imbriquées dans les couleurs. La règle corrige l’émotion et l’émotion corrige la règle, disait George Braque. Cette oscillation de l’esprit invite le spectateur à cheminer vers l’infini de l’existence. Pierre Cayol s’exprime du reste “avec beaucoup de dessin et peu de couleurs,” comme le disait van Gogh qu’il aime citer. Ses toiles sont ordre, harmonie, et durée. Le romancier et poète Jean Joubert voyait dans ses toiles un “air de bonheur” et l’appelait un “poète de la peinture.”
    Poète de la nature: voici des paysages ouverts et d’immenses plaines qui font contrepoint aux Alpilles de Provence et aux canyons du sud-ouest américain, notamment le Canyon de Chelly en Arizona, spectaculaire demeure de la nation Navajo. Ces monuments du royaume minéral sont déclinés  la mine de plomb, en huiles, en aquarelles, en acryliques, et en gravures pour les poèmes de Francine Caron et de Marie Cayol. Les camaïeux des couleurs rehaussent le trait libérateur qui souligne le mouvement immobile de la pierre. Poète des intérieurs: voici des chambres, tables, et natures mortes qui reflètent elles aussi un équilibre aux aguets, une sensibilité tranquille toujours prête à détecter les résonances multiples entre la nature et l’homme. Les symboles s’y accumulent – tissus fleuris, cigales bleues, poupées Kachina, pétroglyphes, oiseau peyotl, et tortues. Que ce soit par la couleur, le trait, ou le symbole, Pierre Cayol fait vibrer le temps et y inscrit la vie.
    On ne saurait clore cette présentation sans évoquer, de façon intuitiste et rapide, d’autres aspects marquants. Les bleus de l’ “Hommage à Van Gogh” sont d’une douceur exquise. Les nus chantent le féminin. La géometrie des formes et la fierté des cambrures indiquent la sérenité de corps porteurs de vie. Puis il y a les ensembles : hommage aux quatre communauts indiennes qu'il connait le mieux: Apache, Hopi, Havajo, et Pueblo, un ensemble de toiles mystérieuses et solennelles, tout comme les quatre acryliques bibliques – la Genèse , Pièta, la vision d’Ézechiel, et ce que j’interprète comme l’Annonciation et qui s’intitule “Un ange est passé.” “Le Cirque” renvoie à un Chagall qui aurait appris la geometrie euclidienne, et à un Klee débarrassé de sa raideur. Univers magique, la peinture de Pierre Cayol nous réconcilie au sacré en nous ancrant dans le réel.

     Alice-Catherine Carls

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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    Prix Botticelli

     

    PRIX  BOTTICELLI

    (livre d'art)

    2016

    Prix Botticelli

     

    Prix Botticelli

    Prix Botticelli

    Prix Botticelli

     FRÉDÉRIC  VOISIN

     

    Prix Botticelli

     

    "Livre d'Art"

     

    Frédéric Voisin est né en 1957 à Paris. Représenté par la galerie Arts Factory, Paris. Diplômé de l’école nationale supérieure des arts appliqués à Paris, puis d’un master of art de gravure au Camberwell college of art de Londres, il commence sa carrière en 1981 comme illustrateur de presse. Après un séjour en Jamaïque en 1982 ou il réalise une fresque murale pour le youth club du chanteur Burning Spear, il crée une série de linogravures sur le thème du reggae, dont certaines feront l'objet de couvertures de disques (Burning Spear, Alpha Blondy) et affiches de concert. Dés 1983, pionnier de l'image par ordinateur, il est un des rares artistes à utiliser le macintosh avec lequel il réalisera nombre de créations et d'expositions. En 1985 il intègre la galerie Christophe avenue Matignon ou il y présente ses peintures « électroniques » . En 1990, il part s'installer à Londres où il travaillera pour la presse rock (New Musical Express, Straight no Chaser, DJ magazine, etc.) et il réalisera également des couvertures de disques pour des labels indépendants. En 1995, les organisateurs des Trans-Musicales de Rennes le contactent pour la création de l'affiche du festival. Il crée également des décors de scène pour le festival Glastonbury (Angleterre), il réalisera par la suite en 2003 une fresque murale de 45 m x 4,50 pour le festival Roskilde (Danemark ).
    En 2000, de retour en France, Frédéric Voisin s'installe à Reims et continue d'explorer les domaines de l’estampe et, en particulier, son domaine de prédilection, la gravure sur lino qui découle de la technique de la gravure sur bois, lui permettant ainsi de jouer de traits cursifs. Dès lors, il explore les gravures des grands maîtres (Albrecht Dürer, Martin Schongauer, Lucas Cranach...) qui le passionnent. En 2009/2010 il illustre l’Apocalypse de saint Jean et l’expose auprès de celle d’Albrecht Dürer au musée Le Vergeur à Reims. Reprenant les codes de l’iconographie des maîtres anciens, alliés à une technique issue du Moyen Âge et de la Renaissance, Frédéric Voisin use de cette technique pour traduire sa vision critique du monde actuel, matérialiste, vaniteux et doté d’une pensée unique.
    En 2012, il expose sa nouvelle série « Memento Mori » à la bibliothèque Carnegie de Reims qu'il présente également en 2013 au musée de la halle st. Pierre à Paris dans le cadre de l'exposition HEY! Part II et en 2014 à Aix en Provence au musée des tapisseries dans le cadre du festival rencontres du 9ème art.
    En 2015, il intègre la troupe de théâtre Hey! La C° pour laquelle il réalise les décors constitués de linogravures animées en direct.
    En mars 2016 le musée des beaux-arts de Châlons-en-Champagne lui consacre une exposition monographique qui regroupe la totalité de son œuvre gravé (1982-2015).

     

     

    Expositions Monographiques depuis 2010 :

    2010 :
    -Musée Hôtel le Vergeur « Deux visions de l’Apocalypse A. Dürer / F. Voisin », Reims 2010

    2011 :
    -« La fresque de l’Apocalypse » dans la nef de la Cathédrale de Reims 2011
    -Festival Chimeria « Création et Apocalypse », Sedan 2011

    2012 :
    -Musée de l’Abbaye St. Léger, « L’Apocalypse, les Vanités, les Dévoreuses d’âme », Soissons 2012
    -« La fresque de l’Apocalypse » dans la nef de la Cathédrale de Laon 2012


    2013 :
    -« Memento Mori - Enfers et Damnation », Bibliothèque Carnegie, Reims 2012-2013
    -HEY ! « Modern art & Pop culture #2 » Musée de la Halle Saint Pierre, Paris 2013
    -« En têtes » Espace Topographie de l'art, Paris 2013
    -« Apocalypse » Librairie du monte-en-l'air / Eglise ND. De la croix, Paris 2013
    -« L 'Apocalypse à Clairvaux, abbaye de Clairvaux. Juillet /septembre 2013
    - « Rétrospective, musée de l'Ardenne, Charleville Mézières. Octobre /novembre / decembre2013

    2014 :
    - « œuvre gravé », musée des tapisseries, Aix en Provence (rencontres du 9ème art).
    Mars / avril / mai 2014
    -« Starring the Space Monsters », Librairie du monte-en-l'air Paris 2014 septembre

    2015 :
    -« HEY! La C° » - Réalisations de décors projetés dans le cadre de l'exposition « Tatoueurs Tatoués » théâtre du musée du quai Branly février 2015
    -« Mixed Media » 3W Gallery, Reims
    -« Sérigraphies /Linogravures» Galerie Arts Factory Paris septembre 2015
    -Mozaïque – Pont Ste. Marie, octobre (Aube).

    2016 :
    -Exposition monographique au musée des beaux arts et d'archéologie de Châlons-en- Champagne du 05 mars au 06 juin.

     

     

      

    Frédéric Voisin, une mémoire pour le futur.

    Le hasard qui n’existe pas, aura voulu que deux serviteurs des arts Frédéric Voisin graveur et Marie Vidal photographe issus de la Champagne, ne se connaissant pas, soient aujourd’hui lauréats des grands prix du Cénacle Européen des Arts et des Lettres francophones. Evidement avec des techniques bien différentes mais gravitant dans des sphères similaires et traitant des sujets ayant entre eux des liens, car derrière chacune de leur œuvre se dévide le fil du sacré et de la spiritualité. L’un en incisant le rendu de l’image, l’autre en le saisissant. Aujourd’hui je ne le voilerai pas, je suis très touché de présenter bien succinctement le peintre graveur Frédéric Voisin. Il est d’ailleurs difficile de prétendre pouvoir le faire, car le parcours de ce créateur des plus authentiques est vaste, pluriel et assez alambiqué si l’on veut consacrer une à une étude plus sérieuse et détaillée. Ici ce ne sera pas le cas, loin s’en faut. Personnellement attentif à l’évolution créative de Frédéric Voisin depuis plus d’une décennie, j’avoue que c’est assez frustrant de ne pas pouvoir vous permettre d’apprécier l’œuvre de cet artiste plus en profondeur. Néanmoins si vous êtes intéressés, il vous sera toujours possible ultérieurement de vous rapprocher de son travail. Une qualité première chez notre ami, il est un travailleur inconditionnel, infatigable, très opiniâtre quant à l’objectif fixé. En toute franchise j’ai connu peu d’artistes aussi assidu à son travail, certes il y en a et pas les moindres c’est évident c’est la marque des grands. Le résultat est indéniable ! Soulignons cependant que son parcours artistique que je ne ferai que survoler au plus juste est assez atypique. Après l’école supérieure des Beaux Arts de Paris, il deviendra illustrateur dans le domaine musical, principalement rock, reggae, dans l’environnement et la mouvance Bob Marley, ce qui le conduisit d’ailleurs quelques temps vers la Jamaïque. Il exécutera affiches, illustrations, pochettes de disques etc. Aujourd’hui si le graveur, à juste titre est plus particulièrement reconnu, il est à noter que Frédéric Voisin à son retour de Grande Bretagne où il travailla une dizaine d’années toujours dans l’environnement graphique du spectacle, traversa une période très intéressante d’expression abstraite dont il possédait parfaitement le métier et les techniques, d’ailleurs j’ai toujours une grande admiration pour son œuvre abstraite où l’expérience au niveau des traitements de la matière, vibrations étonnantes, des fulgurances est bien perçue dans les milieux de l’art. Car dans son métier de peintre comme dans celui de graveur ou linograveur, Frédéric Voisin est un perfectionniste inconditionnel.
    Revenons à la gravure objet de ses livres auxquels il doit aujourd’hui ce prix si révélateur pour lui le Botticelli 2016.
    A ce propos je rappellerai que c’est en Grande Bretagne qu’il passa son master d’art de la gravure à Camberwell Collège d’Art de Londres.
    Frédéric Voisin est d’un esprit très curieux, éclectique et avide de connaissance, il se passionne pour mille et une choses, la musique allant de Gesualdo, du grégorien au hard rock, il me semble que sa discothèque doit pouvoir rivaliser avec celle de la Maison de la Radio. Les antiquités, les livres, les objets insolites l’enchantent, il y a dans son atelier l’esprit du cabinet de curiosité. Resituons-nous autour de ce qui nous rassemble ici, l’Art. Depuis toujours son histoire passionne Frédéric Voisin au sens le plus large, l’art primitif ou premier auquel il s’essaya par quelques sculptures dites « art récup » jusqu’aux réalisations les plus contemporaines, hormis peut-être certaines insipidités conceptuelles dont nos brillants détendeurs d’un quelconque art officiel se délectent. C’est là un autre débat. Mais son petit jardin secret s’oriente plus précisément vers le moyen-âge et aussi la renaissance, Dürer, Cranach, Schongauer, Breughel l’Ancien, Bosch etc. Son premier clin d’œil de graveur fût adressé à Dürer. Il ne manque pas d’audace celui-là allez vous me rétorquer !
    Et bien non il ne manque pas d’audace, Frédéric Voisin est un créateur besogneux et perfectionniste, c’est ainsi qu’il s’attaqua à l’Apocalypse, vaste sujet qu’il traita en seize planches N&B et couleur. Une exposition fût montée en 2010 au Musée le Vergeur et excusez du peu, ses gravures furent présenter en parallèles à celles de Dürer, comme comparaison de deux visions face à face sur le même thème, celle du XVI siècle et celle du XXI ème siècle.
    Vous pouvez me croire l’harmonie fût parfaite, Dürer a trouvé le bon compagnon, celui exactement qu’il attendait depuis quelques siècles.
    Frédéric Voisin n’en stoppa pas pour autant son élan et se lança un nouveau défi avec les « Vanités » un genre souvent traité au XVII ème siècle en particulier et qui permet comme Saint Jérôme de reconsidérer philosophiquement ou théologiquement la vulnérabilité et l’éphémère de l’homme ayant bien besoin de redescendre de son piédestal. N’oublions pas non plus les « Dévoreuses d’âme » Puis se succéderont d’autres défis et non les moindres avec « Memento Mori » souviens-toi que tu dois mourir, « Enfers et Damnation » et cerise sur le gâteau « La tour de Babel. » Une œuvre majeure tant par sa thématique que par son format, qui nous resitue dans le contexte actuel d’une société quelque peu éculée et en dérive. Son œuvre est exposée très régulièrement dans les lieux les plus prestigieux et appropriés, musées, abbayes, cathédrales etc. En ces espaces d’histoire et de mémoire l’œuvre de Frédéric Voisin trouve sa juste dimension, ces hauts lieux lui sont destinés. Christian Moorbergen, éminent critique d’art, parle de l’infernale technique de Frédéric Voisin, il voit en lui un puissant « calligraphe » de l’espace, je dirais plutôt un graphiste, où les signes ont symboliquement une extension à l’infini. Le cœur et l’esprit se tournent nous l’avons dit vers les grands maîtres anciens, mais plus proches de nous aussi comme Doré, Redon et même Friedlander. Mais sa création se veut absolument contemporaine, dans le plus grand respect de l’art et du métier. Surtout ne cherchez pas chez Frédéric Voisin une quelconque trace de laxisme, ni un désengagement, vous y perdriez votre temps. Christian Moorbergen y voit aussi, opacité, transgression face à la danse macabre, intemporalité mettant l’art à l’épreuve des contraires, ce qui pourrait très bien nous conduire vers une sorte de miracle de la lumière, la gravure alternant toujours entre les vides et les pleins, les blancs et les noirs.
    L’historien médiévaliste bien connu et reconnu Patrick Demouy, use d’une métaphore de l’un de ses confrères du XII ème siècle, Bernard de Chartre pour donner symboliquement encore plus de hauteur à l’œuvre de Frédéric Voisin : « Nous sommes des nains juchés sur des épaules de géants. Nous voyons ainsi davantage et plus loin.../... » Il le rapproche également de Beatus de Lièbana un moine du VIII ème siècle qui traita et traduisit l’Apocalypse. Mais indéniablement Dürer, Breughel l’ancien, Bosch ne sont jamais très loin.En ces périodes de « Reconquista » Patrick Demouy voit dans les gravures de Frédéric Voisin une vision prémonitoire, une sorte de mise en lumière, un peu à la manière des moines enlumineurs qui s’exprimaient avec certitude et sérénité cherchant toujours à faire transcender par l’image l’élan du cœur et de la foi. Ce qui pourrait plutôt nous paraître rassurant dans ce constat de la progression d’une ombre inquiétante, des fanatismes et intégrismes de toutes obédiences, générant un retour vers l’obscurantisme. Conclusion Frédéric Voisin se voudrait dans l’expression de son art, plutôt sécurisant, mais lucide, la sage expérience de l’histoire n’étant qu’une grande inutilité à la réflexion des hommes tout drapés qu’ils sont dans leurs démesures et suffisances tentaculaires, plus que jamais « Babel » est d’actualité.
    Mais le simple fait de revisiter « l’Apocalypse » et « Memento Mori » nous interroge.
    L’art n’est-il pas là pour soulever les questions essentielles sur notre existence, notre devenir.
    N’est-il pas ce grand puzzle qui restitue un sens à la vie ?

    Michel Bénard.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


  • Prix Aristote

     

    PRIX  ARISTOTE

    2016

     

    Prix Aristote

    Prix Aristote

    Prix Aristote

     

     

    Prix Aristote

    Prix Aristote

    ANTOINE  COMPAGNON

     

     

     

     

    Antoine Compagnon est le fils du général Jean Compagnon et de Jacqueline Terlinden.

    Il achève ses études secondaires au Prytanée national militaire de La Flèche, puis entre à l'École polytechnique (promotion 1970) et devient ingénieur des ponts et chaussées. Il s'oriente ensuite vers une carrière littéraire en devenant pensionnaire de la Fondation Thiers et attaché de recherche au CNRS en linguistique et littérature françaises (1975-1978).

    Docteur de troisième cycle de littérature française en 1977, il enseigne à l’École polytechnique dans le département « Humanités et sciences sociales » (1978-1985), à l'Institut français du Royaume-Uni à Londres (1980-1981), et devient maître de conférences à l'université de Rouen en 1981. Docteur d'État ès lettres en 1985, il part comme professeur à l'université Columbia à New York, où il sera nommé Blanche W. Knopf Professor of French and Comparative Literature en 1991. En France, il est professeur à l'université du Maine (1989-1990), puis à l'université Paris IV-Sorbonne (1994-2006).

    Depuis 2006, il occupe au Collège de France la chaire de « Littérature française moderne et contemporaine : histoire, critique, théorie ». Il fait partie, entre 2006 et 2011, du Haut Conseil de l'éducation et, entre 2006 et 2013, du Haut Conseil de la science et de la technologie.

    Pendant l'été 2012, il propose une chronique quotidienne sur France Inter sous le titre Un été avec Montaigne accompagnée des lectures du comédien Daniel Mesguich. Cette chronique donnera lieu à la publication d'un ouvrage qui constituera un grand succès de librairie de l'été suivant. Il revient sur cette station dans le cadre de la grille d'été 2014 afin d'assurer une chronique intitulée Un été avec Baudelaire.

    En 2014, ses propos sur la féminisation de l'enseignement (« La féminisation massive de ce métier a achevé de le déclasser, c'est d'ailleurs ce qui est en train de se passer pour la magistrature ») lui ont valu de vives réactions dans les médias. Il s'en est expliqué peu après.

     

    Œuvres :


    Récits :
    Le Deuil antérieur, roman, Seuil, coll. Fiction et Cie, 1979.
    Ferragosto, récit, Flammarion, 1985 : « Que reste-t-il de la passion dans l'érotisme, le partage à trois, la jalousie ? Un couple moderne cherche la réponse au cœur des fêtes sensuelles qui le mène de ville en ville. »
    La Classe de rhéto, Gallimard, 2012 ; Folio, 2014.
    L’Âge des lettres, Gallimard, 2015.


    Essais :
    La Seconde Main ou le travail de la citation, Seuil, 1979.
    Nous, Michel de Montaigne, Seuil, 1980.
    La Troisième République des Lettres, Seuil, 1983.
    Proust entre deux siècles, Seuil, 1989, rééd. 2013.
    Les Cinq Paradoxes de la modernité, Seuil, 1990.
    Chat en poche : Montaigne et l’allégorie, Seuil, 1993.
    Connaissez-vous Brunetière ? Enquête sur un antidreyfusard et ses amis, Seuil, 1997.
    Le Démon de la théorie, Seuil, 1998.
    Baudelaire devant l’innombrable, PUPS, 2003.
    Les Antimodernes, de Joseph de Maistre à Roland Barthes, Gallimard, 2005, prix Pierre-Georges Castex de l'Académie des sciences morales et politiques, prix de la critique de l'Académie française.
    La Littérature, pour quoi faire ? Collège de France / Fayard, 2007.
    Le Cas Bernard Faÿ. Du Collège de France à l'indignité nationale, Gallimard, coll. « La Suite des temps », 2009.
    Un été avec Montaigne, France Inter / Éditions des Équateurs, 2013 (ISBN 978-2849902448)
    Une question de discipline, entretiens avec Jean-Baptiste Amadieu, Flammarion, 2013.
    Baudelaire l'irréductible, Flammarion, 2014.
    Un été avec Baudelaire, France Inter / Éditions des Équateurs, 2015.
    Le Collège de France. Cinq siècles de libre recherche, avec Pierre Corvol et John Scheid, Gallimard, 2015.
    Petits Spleens numériques, Éditions des Équateurs, 2015.


    Ouvrages collectifs :
    De l'autorité. Colloque annuel du Collège de France, Odile Jacob, 2008.
    Proust : la mémoire et la littérature, Odile Jacob, 2009.
    Morales de Proust, en collaboration avec Mariolina Bertini, Cahiers de Littérature française, n° 9-10, 2010.
    1966, annus mirabilis. Actes du séminaire donné au Collège de France, Fabula LhT, n°11, 2013 et Acta fabula, vol. 14, n° 9, 2013.
    Swann le centenaire, en collaboration avec Kazuyoshi Yoshikawa et Matthieu Vernet, Hermann, 2013.
    Antoine Compagnon a édité Du côté de chez Swann dans la collection « Folio » (Gallimard, 1988), Sodome et Gomorrhe dans la « Pléiade » et « Folio » (Gallimard, 1988 et 1989), ainsi que les Carnets de Proust (Gallimard, 2002), Réflexions sur la politique (Laffont, « Bouquins », 2007) et Réflexions sur la littérature (Gallimard, « Quarto », 2007) d'Albert Thibaudet, La Grande Guerre des écrivains (Gallimard, « Folio », 2014).

    Il est membre des comités de rédaction de Critique, The Romanic Review, Bulletin de la Société des amis de Montaigne, The French Review, Études françaises, Genesis, Technè, L'Année Baudelaire, Revue d'histoire littéraire de la France, Le

     

     

     

    Antoine Compagnon * prix Aristote

    Le professeur Antoine Compagnon a un parcours universitaire important. Il est né en Belgique et il s’est d’abord orienté vers les études d’ingénieur pour se consacrer finalement aux études littéraires.
    Car le goût des lettres a toujours été présent chez lui : « La curiosité de la langue a été ma plus constante boussole au travers de nombreux méandres » avoue-t-il à Jean-Baptiste Amadieu, dans Une question de discipline . Le nouveau roman, Le Rouge et le Noir, Proust, et les maîtres à penser, Althuser, Deleuze, Foucault, Lacan, Barthes le mènent à travers les chemins signalés par cette boussole.
    Il devient Professeur à l’Université de Paris-Sorbonne et à l’Université de Columbia à New York et il est maintenant professeur au Collègue de France à la chaire, créée pour lui, de « Littérature française, moderne et contemporaine : histoire, critique, théorie ».
    Vaste sujet qui résume très bien les inquiétudes et les préférences d’Antoine Compagnon. Son regard critique s’est promené sur presque tous les auteurs importants de la littérature française, mais il faut remarquer surtout ses études sur Montaigne, Baudelaire et Proust, et c’est précisément Baudelaire, dont il publia en 2014 le livre, Baudelaire l’irréductible qui nous le rend particulier cher au cénacle européen et à cause de lui, nous avons pensé à le proposer pour le prix Aristote…Il devient ainsi un cénaclien de choix.
    Il est difficile de rendre compte de ses publications mais nous voudrions souligner l’importance d’ouvrages comme La Seconde Main ou le travail de la citation, 1979, La Troisième République des Lettres, 1983, Les Cinq paradoxes de la modernité, 1990, Le Démon de la théorie, 1998, Les Antimodernes, de Joseph de Maistre à Roland Barthes, 2005 ainsi que signaler ses éditions critiques de Proust publiées à la Bibliothèque de la Pléiade.
    À part ses travaux littéraires et critiques, il remplit plusieurs fonctions, parmi lesquelles je vais en remarquer une qui m’est très chère : il est le président de l’Association Internationale d’Etudes Françaises. Notre ami Giovanni Dotoli et moi-même en faisons partie et nous pouvons témoigner de son dévouement et de son travail à la tête de cette association.
    Antoine Compagnon nous dit dans l’Avant-Propos à son livre sur Baudelaire qu’il a intitulé ses leçon sur lui au Collègue de France comme « Baudelaire moderne et antimoderne ». Et il ajoute, « les deux expressions étaient synonymes dans mon esprit et désignaient l’ambivalence essentielle du poète des Fleurs du Mal et du Spleen de Paris, sa « dualité » ou sa « réversibilité ». » Car Baudelaire fut attiré et repoussé par le monde moderne, tout en étant l’inventeur de la « modernité ». Et Compagnon analyse les rapports du poète avec la presse, avec la photographie, avec la ville et avec l’art. Et cela lui permet de démontrer la thèse énoncée dans la citation que nous venons de commenter. Baudelaire émerge devant nous comme le grand poète qu’il fut, contradictoire et hésitant, mais toujours capable d’élire la position juste comme il trouvait le mot juste.
    Je ne veux pas terminer cette brève présentation sans mentionner un autre aspect du parcours intellectuel d’Antoine Compagnon qui me tient spécialement au cœur : il s’agit de sa création. Nous lui devons des romans ou des récits- car à la manière de Gide, il est difficile de trouver pour ces créations le mot exact- très intéressants qui oscillent entre la autobiographie et la fiction : Le deuil antérieur, 1979, Ferragosto, 1985 et La classe de rhéto, 2012. Là, on bascule de l’homme à l’artiste, mais toujours pointe, à travers ces pages, l’amour de l’art et de la création littéraire.
    Cher Antoine, vous méritez largement ce prix Aristote qui vous ouvre aujourd’hui les portes du Cénacle Européen Francophone. Soyez le bienvenu parmi nous !

    (1) Antoine Compagnon, Une question de discipline, entretiens avec Jean-Baptiste Amadieu, Flammarion, Paris, 2006.

    (2) Antoine Compagnon, Baudelaire l’irréductible, Flammarion, Paris, 2014, p. 7.


    Àngels Santa 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


  • Prix Virgile

    PRIX européen VIRGILE

    2016

    Prix Virgile

    Prix Virgile

     

    Prix Virgile

     

    Prix Virgile

    Prix Virgile

     JACQUES  ROMAN

     

     

     

    Jacques Roman, né Jacques Poissonnier le 1er juillet 1948 à Dieulefit, est un acteur, metteur en scène, réalisateur et écrivain français, vivant depuis de nombreuses années dans le canton de Vaud en Suisse. Il travaille pour le théâtre et la Radio Suisse Romande.

    Jacques Roman s'est formé auprès de Samson Fainsilber et de Tania Balachova. Il arrive en Suisse romande en 1970 et débute dans des groupes de Théâtres-animations à La Chaux-de-Fonds et à Fribourg (Suisse). En 1981, André Steiger le met en scène dans Victor ou les enfants au pouvoir de Roger Vitrac au Théâtre de Vidy. Il travaille alors sous la direction de Martine Paschoud, Hervé Loichemol, Stuart Seide et Benno Besson.

    Dès 1984, il réalise des mises en scène sous la forme monologique d'abord puis avec plusieurs acteurs. De 1989 à 1991, il participe aux spectacles de Matthias Langhoff au Théâtre de Vidy-Lausanne, notamment La Mission de Heiner Muller ou Macbeth de Shakespeare. De 1998 à 1999, il met en lecture plusieurs textes au Théâtre Arsenic de Lausanne. Avec François Marin, il réalise en 1999 Tamerlan de Michel Deutsch. En 2003, il participe au projet commun de la Cie Marin et de la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne visant à faire entendre les voix de la création littéraire contemporaine de Suisse romande.

    Acteur, metteur en scène, réalisateur, animateur et auteur, ce passionné des mots a publié de nombreux recueils qui, tant par leur forme que par la poésie se dégageant des textes, démontrent l'originalité de sa démarche. On lui doit une pièce radiophonique, un spectacle de théâtre, Les yeux pleins du crime, et des proses poétiques, dont Avant l'heure, Les yeux pleins du crime, Le 208 dans l'allée centrale, Situation générale hier soir. En 2000, il obtient le Prix Édouard-Rod pour L'ouvrage de l'insomnie, éd. Paroles d'Aube. En 2003, paraissent Sur un blanc de terre et d'encre accompagné de deux autres textes précédemment publiés (Paupières de terre / Les Trois P.) Un étranger resté attardé sur la piste et Lettera amorosa.

    *

    Publications :

    Jacques Roman a publié de nombreux recueils poétiques, une pièce radiophonique, un spectacle de théâtre, Les yeux pleins du crime, et des proses poétiques, comme Avant l'heure, Le 208 dans l'allée centrale, Situation générale hier soir.

    Le dossier R... ou l'affaire du crochet à viande, Éditions Empreintes, 1983
    Le cri de la fourchette sur une vitre nue, Genève, Eliane Vernay, 1984
    L'ange dans le couloir, Genève, Éditions E. Vernay, 1988
    Fou qui croit remplir l'adresse, Genève, Éditions E. Vernay, 1988
    Un étranger resté attardé sur la piste, Genève, Éditions E. Vernay, 1989
    L'orchestre intérieur dont Éros est le chef, Genève, éditions E. Vernay, 1993
    L'ouvrage de l'insomnie, Éd. Paroles D'aube, 1999; rééd. Vevey, Éditions de l'Aire, 2001
    Toutes les vertus du désert, Vevey, Éditions de l'Aire, Vevey, 2002
    L'ardeur de l'ombre : poèmes, Vevey, Éditions de l'Aire, 2004
    La chair touchée du temps, Genouilleux, éd. La Passe du vent, 2005
    Je vois loin des yeux, Genève, Labor et Fides, 2005
    Je ne me souviens pas, Genève, Le Miel de l'Ours, 2005
    Marie pleine de larmes, Lignes Manifeste, 2006
    Du monde du chagrin (avec Bernard Noël), Montrouge, Éditions Paupières de terre, 2006
    Je vous salue l’enfant maintenant et à l’heure de notre mort, Vevey, Éditions de l’Aire, 2008
    D'entente avec oui, Montrouge, Éditions Paupières de terre, 2008
    Écrits dans le regard de Hans Bellmer, éditions Notari, 2009
    La nuit tournoie passionnée, Moudon, Éditions Empreintes, 2009
    L'élan, l'abandon, Éditions Samizdat, 2010
    Traversée, Genève, Éditions Zoé, 2010
    Les Os d’Eros, Vevey, Éditions de l'Aire, 2011
    Tout bêtement, Illustrations de Carll Cneut, Genève, La Joie de Lire, 2012
    De la contemplation de la page blanche loin de la page blanche,

    Dessins d’Yves Picquet, Plounéour-Ménez, Éditions Isabelle Sauvage, 2012
    Terres de Sienne, Peintures Marie-José Imsand, Lausanne, Éditions Si, 2013
    Le dit du raturé / Le dit du lézardé, Plounéour-Ménez, Éditions Isabelle Sauvage, 2013
    Les Consonnes, Vevey, Le Cadratin, 2013
    J’irai cacher ma bouche dans ma gorge, Préface de Doris Jakubec, Genève, Samizdat, 2013
    Notes vives sur le vif du poème, Plounéour-Ménez, Editions Isabelle Sauvage, 2014
    Les Rencontres emportées, Vevey, L’Aire, 2015, 30 p., (ISBN 978-2-917751-46-6)
    Lettres à la cruauté, postface de David Collin, Vevey, Le Cadratin, 2015, 46 p., (ISBN 978-2-940248-58-2)
    Communication au monde de l'art sur le secret aveuglant de la Joconde, avec Christophe Fovanna, Lausanne, art&fiction, 2015, 78 p., (ISBN 978-2-940377-93-0)

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     Jacques Roman reçoit le Prix européen VIRGILE 2016

    Maria Maïlat, lors de la remise du Prix le 11 juin 2016, Paris, Né en France, Jacques Roman s'installe en Suisse romande au début des années
    1970 et foule bientôt les planches des théâtres, de Lausanne à La Chaux-de-Fonds, de Fribourg à Genève. Comédien, metteur en scène, réalisateur, collaborateur et producteur à la Radio Suisse romande, pionnier des lectures publiques, son identité profonde se définit dans et par la poésie. Jacques Roman est poète comme d’autres sont grands ou petits, taciturnes ou bavards, idéalistes ou réalistes.
    Autant sa présence de passeur de textes littéraires est visible et audible, généreusement ouvert aux autres poètes, autant ses livres sont entourés de discrétion et de secret comme si l’écriture était dans sa vie une étrange amante, cachée qui l’accompagne partout. Auteur d'une dizaine de livres de poésie (dont certains accompagnés par le travail d’un artistes) Jacques Roman flâne, danse, s’arrête, marche en souriant et traverse
    la matière invisible de la voix et du silence. Tous ces mouvements sont autant d’approches de la langue, d’une langue perdue que Jacques re-invente chaque jour. Il explore l’indicible pour y extraire la trace du papillon et la transe de la voix. La beauté de notre monde - même quand elle est peuplé de monstres - se concentre dans le poème. Comme sur un ruban de terre rocailleuse, à l’aube, il faut saisir les détails de la nuit pendant que les consonnes roulent, raclent et brûlent la gorge comme des larmes détachées de la voie lactée. Le poète rend compte du « chaos parfait »
    dans lequel chacun doit tenir sa place :
    « Et voilà que j’écris, je le sens bien, comme du dos de la main on écrase une
    larme à la paupière.
    (…)
    « Qu’y-a-til encore qui pousse sa vie à la rencontre d’une autre vie ?
    (…)
    « Est-ce que le pain attend encore le frère chez les frères? Questions, questions
    dans le chemin. Et on ne ramène jamais que quelques fleurs fanées auxquelles on
    offre un pauvre verre d’eau… »*1


    Chaque poème ressemble à l’oeil d’un diptère : ses facettes reflètent mille visages disparus et des « chers fantômes ».


    1* Jacques Roman, Sur un blanc ruban de terre et d’encore,Ed. paupières de terre 

    « La marche du monde que l’on avait oublié » nous pousse par vagues jusqu’au lieu où l’horizon s’ouvre et nous voilà « dans le chemin aimé comme une tombe ». L’écriture est la seule traversée possible d’un lieu où la vie et la mort forment une seule et même page. Funambule, le poète est debout sur cette page verticale qui
    relie la lumière au crépuscule.

    Ici :
    « Le chagrin est un mur mitoyen. Il nous faut le percer. De l’autre côté habite l’amour ».2


    En écho à la voix de Virgile, Jacques Roman écrit:
    « Oubliez mon visage, mes larmes, mais n’oubliez pas la voix qui ne m’appartient pas, la voix incarnée de l’humaine inspiration. »*3

     Maria Mailat

     

     


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    Prix Pétrarque

    PRIX européen PÉTRARQUE

    2016

     

    Prix Pétrarque

     

    Prix Pétrarque

     (présentée par Fanny Daubigny)

    Prix Pétrarque

     

    Prix Pétrarque

     YANNICK  GASQUY-RESCH

     

    Yannick GASQUY-RESCH, professeur à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, est présidente de l’Association internationale des études québécoises. Elle a publié un manuel sur la littérature du Québec, elle est également auteur de Gaston Miron, le forcené magnifique, aux éditions Hurtubise (2003), ainsi que d’un essai sur l’œuvre de Colette, Corps féminin corps textuel. Yannick Gasquy-Resch est coauteur de l’édition des œuvres de Colette dans la Bibliothèque de La Pléiade.

    Yannick Resch, spécialiste de littérature française et québécoise, est professeur à l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence.

    Auteur de plusieurs biographies dont le récent "Gaston Miron. Tel un naufragé", Aden, 2008.

    Elle est aussi coéditrice des oeuvres de Colette à la Pléiade.

    De 1976 à 1979, elle produit pour la télévision française trois documentaires qui témoignent d'un engagement profond envers l'Acadie, la Louisiane et le Québec.

    Au début des années 1980, elle est chargée de cours au Département d'études littéraires de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), où elle enseigne la littérature québécoise. Elle obtient en 1985 un doctorat d'État sur la littérature québécoise à l'Université d'Aix-Marseille I. Tout au long de sa carrière de professeure à l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence, elle ne cesse d'enseigner l'histoire du Québec ainsi que sa littérature et sa culture, qu'elle a aussi enseignés à l'Université Paris-Sorbonne (Paris IV) et à l'Institut d'études politiques de Paris.

     

     

     

    Prix Pétrarque

    PRIX PÉTRARQUE

    Yannick Gasquy-Resch
    (présenté par Fanny Daubigny)

     C’est aux portes de l’Orient à Istanbul en 2012 que j’ai rencontré Yannick Gasquy-Resch pour la première fois. L’Orient des minarets chatoyant dans la chaleur sèche et pourpre du midi. L’Orient de Pierre Loti, l’Orient des bains Turcs, des harems et belles odalisques coloré par Ingres ou encore l’Orient du crépuscule chanté par Anne de Noailles.

    Paris 1909. C’est encore l’Orient qui triomphe alors que le théâtre du Châtelet accueille la première des ballets russes de Serge Daighilev. «L’Orient, comme le raconte Yannick Gasquy-Resch dans son dernier essai Ecrire/danser la Vie, est alors tel que l’ont rêvé les artistes surgit sous le regard médusé des spectateurs grâce aux décors et costumes de deux peintres talentueux Benois et Léon Bakst. Le ballet classique fait place à un spectacle total où se mêlent danse, musique, peinture. Robert de Montesquiou est enchanté et Marcel Proust évoque cette première comme une ‘’efflorescence prodigieuse’’. »

    1909 est aussi l’année qui porte à l’apogée de son art la danseuse américaine née en Californie Isadora Duncan. Reconnue, célébrée, adulée, Isadora ‘’la danseuse aux pieds nus’’, qui mime le mouvement sur la nature, imprime la scène de son corps comme on écrit sa vie. Rébellion d’une femme d’un autre siècle qui a déjà en elle la fureur de vivre.
    Sur une autre scène, peu éloignée de la précédente, celle du music-hall, une autre femme, par qui le scandale arrive, Sidonie Gabrielle Colette, s’exhibe nue sous une peau de panthère devant un public ébahi en jouant dans des mimodrames orientaux. ‘’ « la première mime féminine de mon temps », dira-t-elle.

    Les deux femmes n’étaient pas des amies intimes mais fréquentaient les mêmes cercles mondains et artistiques parisiens. Des salons de la Princesse de Greffuhle ou d’ Armande de Polignac, elles se retrouvent sans se connaitre, partageant la même farouche indépendance et le même refus des conventions sociales qui enferment la femme du début du siècle dans un corset trop étroit. Un maillot de laine décoloré sous une veste pour l’une et un corps nu envelopé de voiles pour l’autre suffiront à les libérer.

    Entreprendre une étude biographique sur une danseuse qui refusa d’écrire sa vie et une auteure qui s’opposa à l’idée d’une vocation littéraire relève du défi et du paradoxe littéraire, que Yannick Gasquy-Resch, en femme insoucieuse des genres bien établis, manie avec prouesse.

    Officier de l’ordre des Palmes académiques, Membre de l’ordre des Francophone d’Amérique et récemment promue d'honneur du cercle littéraire Krudy Gyula de Budapest, Yannick est professeure émérite de l’Institut D’Etudes Politiques de Aix-en-Provence et l’auteure de nombreuses études académiques et essais biographiques sur Colette et le poète Québécois Gaston Miron. Elle est aussi l’auteure de deux receuils de poésie, Iles de Lumière et Au Fil Des Jours, parus aux éditions Encres Vives, collection Encres Blanches respectivement en 2014 et 2015.

    Entreprendre une présentation biographique des travaux de Yannick Gasquy-Resch revient comme pour ses deux muses, Isadora et Sidonie, à renoncer aux codes et canons littéraires.
    D’une thèse doctorale dessinant une géographie affective de la ville de Montréal, L’imaginaire de la Ville: Montréal dans la fiction Québécoise (1940-1980), aux études historiographiques féministes, 200 femmes de l’histoire. Des Origines à nos jours (Editions Eyrolles, 2009), sans oublier une contribution remarquée aux éditions de la Pléiàde des oeuvres completes de Colette (2001), la production universitaire, scientifique et poétique de Yannick est interdisciplinaire, transnationale et transhistorique.
    Présenter la biographie d’un auteur relève toujours d’un exercise subtil. Ne pas tout dire sans trop omettre.
    Laissons donc pour cet exercise délicat le dernier mot à Colette: ‘’On ne pénètre pas dans l’intimité dans une caryatide mais on la contemple.”


    Je suis honorée de remettre en ce jour du mois du 11 juin 2016 le prix Pétrarque à Yannick Gasquy-Resch pour l’ensemble de sa contribution au monde des lettres et de la poésie françaises et francophones. Merci de vous joindre à nous pour célébrer cet après-midi et avec joie notre talentueuse lauréate.

    Fanny Daubigny

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


  • Prix Dante

    PRIX  DANTE

    2016

    Prix Dante

    Prix Dante

     

    Prix Dante

     

    Prix Dante

    Prix Dante

     HABIB  TENGOUR

    Profession actuelle ou ancienne : Poète, nouvelliste et romancier, Habib Tengour est Maître de Conférences de Sociologie Honoraire à l’Université d’Evry-Val d’Essonne
     Habib Tengour poursuit une œuvre riche et diverse commencée dans les années 1970. Il a été traduit dans plusieurs langues dont l’anglais et l’allemand. Il participe à de nombreuses rencontres en France et à l’étranger, 
    où il est régulièrement invité à des résidences d’écriture, notamment en Allemagne ou à donner des conférences, notamment dans des universités américaines.

     

    Parutions :
    Prose :
    Tapapakitaques - La poésie-île. Chronique 196 567 897 012. Paris: Oswald 1976.
    – Le Vieux de la Montagne. Relation, 1977/1981. Paris: Sindbad 1983. (2008 : Le Vieux de la Montagne, suivi de Nuit avec Hassan, Paris, La Différence)
    – Sultan Galièv ou La Rupture des Stocks. Cahiers, 1972/1977. Paris: Sindbad 1985 (Oran 11981).
    – L'Epreuve de l'Arc. Séances. 1982/1989. Paris: Sindbad 1990.
    – Gens de Mosta. Moments, 1990/1994. Arles: Actes Sud/Sindbad 1997. (Prix Afrique Méditerranéenne/ Maghreb, ADELF 1997)
    – Le Poisson de Moïse. Fiction 1994/2001. Paris: Paris-Méditerranée/Alger: EDIF 2000 2001.
    - Le Maître de l’Heure, Paris : Editions de la Différence avril 2008.
    - L’ancêtre cinéphile, Paris : Editions de la Différence, févParutions :rier 2010


    Poésie :
    – La Nacre à l'Ame, Sigean : L’Orycte 1981.
    – L'Arc et la cicatrice, Alger : ENAL 1983.
    (2006 : L’Arc et la cicatrice, précédé de Cahier d’Etude 1, Paris : La Différence)
    – Schistes de Tahmad II, Paris : L‘Orycte 1983.
    - Ce Tatar-là 2, Launay Rollet : Dana 1999.
    - Traverser, La Rochelle : Rumeur des Ages 2002.
    - Epreuve 2, Launay Rollet : Dana 2002.
    - Etats de chose suivi de Fatras, La Rochelle : Rumeur des Ages 2003
    – Gravité de l’Ange, Paris : Editions de la Différence 2004
    – Retraite, Manosque : Le Bec en l‘Air 2004 (mit Fotos von Olivier de Sépibus)
    – Césure, Baye : Wigwam 2005
    – La Sandale d'Empédocle (édition bilingue français-italien), Gênes, San Marco dei Giustiniani, 2006.
    – Seelenperlmutt (La nacre à l'âme, anthologie bilingue français-allemand, réalisée par Regina Keil),

    Théâtre :
    - Traverser, avec un dessin d'Abdallah Benanteur, La rumeur des âges, La Rochelle, 2002 [Mise en scène de Alain Rais, Théâtre du Lucernaire].
    Essais
    - L'Algérie et ses populations, en collaboration avec Jean-Pierre Durand, éditions Complexe, Bruxelles, 1982.
    - Spatialités maghrébine traditionnelles : étude d'un cas, les Beni-Zéroual, thèse de troisième cycle, Paris, 1985.
    - Retraite (témoignages), photographies d'Olivier de Sépibus, texte de Habib Tengour, traduction vers l'arabe par Saïd Djabelkheir et Esma Hind Tengour, Éditions Le Bec en l'Air, Manosque, 2004 .
    - Dans le soulèvement, Algérie et retours, Éditions de la Différence, 2012.
    Anthologies
    - Anthologie de la littérature algérienne (1950-1987), introduction, choix, notices et commentaires de Charles Bonn, Le Livre de Poche, Paris, 1990
    - Cinq poètes algériens pour aujourd'hui, Jean Sénac, Tahar Djaout, Abdelmadjid Kaouah, Habib Tengour, Hamid Tibouchi, Poésie/première, n° 26, Editions Editinter, Soisy-sur Seine, juillet-octobre 2003.
    - Des Chèvres noires dans un champ de neige ? 30 poètes et 4 peintres algériens, Bacchanales n°32, Saint-Martin-d'Hères, Maison de la poésie Rhône-Alpes - Paris, Marsa éditions, 2003 ; Des chèvres noires dans un champ de neige ? (Anthologie de la poésie algérienne contemporaine), édition enrichie, Bacchanales, n° 52, Saint-Martin-d'Hères, Maison de la poésie Rhône-Alpes, 2014
    - Ali El Hadj Tahar, Encyclopédie de la poésie algérienne de langue française, 1930-2008 (en deux tomes), Alger, Éditions Dalimen, 2009, 956 pages
    - Poems for the Millenium, volume 4, The University of California Book of North African Literature, co-dirigé avec Pierre Joris, 792 pages, University of California Press, 2013.
    Sur Habib Tengour
    - Jean Déjeux, Bibliographie méthodique et critique de la littérature algérienne de langue française 1945-1977, SNED, Alger, 1979.
    - Les Mots migrateurs, Une anthologie poétique algérienne, présentée par Tahar Djaout, Office des Publications Universitaires (OPU), Alger, 1984.
    - Jean Déjeux, Dictionnaire des auteurs maghrébins de langue française, Paris, Editions Karthala, 1984.
    - Mourad Yelles, Habib Tengour ou l'ancre et la vague : traverses et détours du texte maghrébin, Karthala, Paris, 2003 ; Habib Tengour. L'arc et la lyre. Dialogues (1988-2004), Casbah éditions, Alger, 2006.
    Jugements
    "L'Algérie d'aujourd'hui le fait souffrir. Au-delà de la tragédie quotidienne d'une guerre contre les civils, Habib Tengour fait remarquer que la mémoire lui fait défaut. La patrie a été saccagée et les potentialités créatrices ont été étouffées. « Qu'avons-nous fait, nous, Algériens, à Dieu pour être traités de la sorte ? », se demande-t-il. Il parle des librairies vides, des senteurs de cèdre et de thuya, des filles solitaires, des barbus qui se rasent l'aine et de la mer présentée aux enfants comme un «labyrinthe carnivore». Comment besogner librement dans ce pays ? Pourquoi le monde arabe n'a pas un seul savant de portée universelle ? (...) La nostalgie fait mal ; elle consume sournoisement les gens de Mosta. Le présent est laid. Le passé est douloureux. Quant à l'avenir, Habib Tengour laisse le lecteur deviner ce qu'il réserve à ces générations d'Algériens pris en otages par une violence aux racines profondes et lointaines. Une phrase résume tout cela : «Ici, tout est réel mais rien n'est rationnel.» " :Tahar Ben Jelloun, 1997.

    Habib Tengour "se découvre dans une écriture oscillant entre la dérive imaginative du jeu surréaliste et le souffle lyrico-épique de la tradition poétique arabe et s'affirme dès le début des années 80 comme un auteur important de la nouvelle génération d'écrivains maghrébins de langue française. Il s'exprime de façon privilégiée dans la poésie et ses récits, inclassables si l'on s'en tient aux catégories génériques traditionnelles, sont éminemment poétiques. Ils sont du reste, implicitement ou explicitement donnés par l'auteur lui-même comme quête, par-delà la narration à plusieurs strates qu'ils véhiculent, de la poésie décrétée "but ultime". Avec la nouvelle génération, dont Tengour est un exemple représentatif, la littérature algérienne de langue française montre qu'elle a assimilé et dépassé un héritage (double) et, si elle lui a payé son tribut ce n'est que pour mieux en prendre congé"(site Dzlit)
    "Il y a deux sortes d'écrivains. Ceux du sillon et ceux de la trace. Ou faudrait-il plutôt évoquer dès à présent le sillage ? Chaque chose en son temps. Il y a donc deux races de scripteurs. Autant dire deux planètes de signes et de rêves. Si nous retournions au désert des origines (chose éminemment souhaitable dans notre cas), on parlerait volontiers des "gens du bivouac". Certes, il faut raison garder. Nous sommes tous un jour à passer d'un côté ou de l'autre de la piste. Pour peu qu'un vent de sable se lève que l'on attendait plus. Pour peu que la nuit nous appelle hors des murs. Il arrive évidemment que dans l'espace d'une vie, un homme ou une femme quitte son sillon, abandonne les merveilles du "Paradis" (le jenna des oasiens) pour les splendeurs de l'errance. Tout bien considéré, c'est bien du même homme, c'est bien de la même femme qu'il s'agit. Mais en règle générale - et nous savons ce qu'il faut penser des règles au désert - la différence est fondée, palpable à travers une certaine couleur du style, une certaine coulée des mots, dans la lumière particulière de l'entre-jour ou, au contraire, dans la pénétrante réverbération des grands espaces métaphysiques. Habib Tengour est sans nul doute un homme de la trace. Même si le sillon fertile du terroir natal l'attire irrésistiblement, même si lui viennent parfois des pulsions de laboureur ou de sourcier, il n'en parcourt pas moins l'espace comme un vrai nomade. Ce mode de vie - qui est aussi un mode d'être et d'écriture - n'est certes pas de tout repos. Il le reconnaît d'ailleurs lui-même et parle à ce propos de "tension". On pourrait aisément mettre ce terme au pluriel : tensions entre l'ici et l'ailleurs, le passé et le présent, les Ancêtres et leurs héritiers, le politique et le poétique, le rêve et la réalité." (Mourad Yelles)

     

    Habib Tengour

    C’est un grand bonheur et un honneur pour moi que de présenter Habib Tengour, à l’occasion de la remise du Prix Dante 2016, qui récompense l’ensemble de son œuvre. Poète visionnaire ou encore poète de la transe, il est décrit comme l’une des voix les plus fortes de la poésie francophone du Maghreb d’aujourd’hui. Par-delà les frontières de la langue et de l’espace, Habib Tengour construit depuis des années une œuvre de poète, de romancier et d’essayiste qui questionne le monde et son histoire, aussi bien que l’identité et l’exil. Ses écrits puisent les mots au cœur d’une terre vaste et multiple. Ils font œuvre d’exploration, par une quête minérale menée dans les profondeurs du langage. Il en mûrit patiemment les facettes, attentif à ces reflets qui se dédoublent et s’enrichissent d’une rive à l’autre, dans ce qui émerge et ce qui revient.
    Habib Tengour est né à Mostaganem en 1947. Il a grandi dans l’est de l’Algérie où il s’est nourri de littérature arabe, fasciné par les textes classiques qu’il a lus ou les conteurs qu’il a aussi entendus. Il est arrivé en France avec ses parents en 1959. Il poursuit des études de sociologie à Paris, puis retourne en Algérie pour y effectuer son service national. Sociologue, anthropologue, il enseigne à l’Université de Constantine, puis à l’Université d’Evry, partageant son temps entre l’Algérie et la France, entre ses recherches d’universitaire et son travail d’écriture.
    Il publie Tapapakitaques - La poésie-île, chez Oswald en 1976, un récit-poème où, je cite, « il développe une écriture qui oscille entre surréalisme et souffle lyrico-épique de la tradition poétique arabe et « construit une narration sur un parti-pris d'irréalité dû au télescopage des époques et des lieux traversés par des figures glissantes, figures de la conscience sur lesquelles se greffent des noms illustres - Ulysse ou Nestor, Eluard ou Hikmet - auxquels l'auteur prête des éléments de sa propre biographie. » Auteur d’un Manifeste du Surréalisme Maghrébin paru en 1981, Habib Tengour s’est aussi profondément imprégné de poésie arabe classique et le mot « soufialisme » a aussi été employé à propos de son œuvre.
    Il alterne presque d’emblée la prose et le poème, puisqu’en 1981, il publie La nacre à l’âme chez L’Orycte. De nombreuses parutions ont suivi, pour la prose, Le vieux de la montagne, chez Sindbad en 1983, L’épreuve de l’Arc toujours chez Sindbad en 1990, puis Gens de Mosta, chez Actes Sud-Sindbad en 1997, couronné la même année par le Prix Afrique Méditerranéenne/Maghreb, ADELF, puis Le poisson de Moïse, paru simultanément à Paris et à Alger en 2001, et encore Le maître de l’heure, aux éditions de La Différence en 2008. En poésie, je citerai parmi ses nombreuses parutions, L’Arc et la cicatrice, chez ENAL à Alger en 1983, Ce Tatar-là en 1999, chez Dana, Gravité de l’Ange à La Différence en 2004, Césure, chez Wigwam en 2005. Il est aussi auteur de théâtre, avec la pièce Traverser, publiée en 2002 à la Rumeur des Ages. Son œuvre a été abondamment traduite, notamment en Allemagne grâce au travail passionné de Regina Keil, et aux Etats-Unis grâce à la poète et traductrice Marilyn Hacker, ainsi qu’au poète et traducteur Pierre Joris. Habib Tengour voyage et séjourne beaucoup dans différents pays, en Allemagne, où il a été plusieurs fois en résidence d’auteur et aux Etats-Unis, où il intervient dans différentes universités pour des conférences et des présentations de son travail d’écrivain.
    Habib Tengour a publié une édition complète de l’œuvre poétique de Mohammed Dib aux éditions de La Différence en 2007. Il a aussi cosigné avec Pierre Joris l’impressionnant volume numéro quatre de Poetry for the Millenium. Ce livre de plus de 700 pages, paru aux presses de l’Université de Californie, réunit des œuvres orales et écrites des littératures du Maghreb depuis Saint Augustin jusqu’aux auteurs contemporains. Ceci témoigne aussi de la boulimie de lecture de Habib Tengour, assidu de James Joyce comme de Dante et de sa Vita nova, œuvre qui l’accompagne depuis l’âge de 20 ans. Je ne parle pas des nombreux écrits universitaires de Habib Tengour, consacrés entre autres à la ville, même si lui ne voit pas de rupture entre ce qu’il écrit dans le domaine de la recherche et en littérature. Sans doute pour lui n’y a-t-il guère de différence entre le vivre et l’écrire.
    Classer les œuvres de Habib Tengour à l’intérieur de genres spécifiques ne correspond pas à sa conception de l’écriture. Pour lui, elle relève d’une présence aux êtres et aux choses qui ne saurait se résoudre à s’enfermer et à accepter des limites. Comme il le dit dans un entretien paru la semaine dernière dans El Watan à l’occasion du Prix Dante qu’il reçoit aujourd’hui, la poésie articule son travail d’écriture et nourrit ce qu’il appelle sa rage d’expression. Je citerai cette phrase qui nous éclaire sur le rapport qu’entretient Habib Tengour avec la poésie: « Mon œuvre est essentiellement poétique en ce que la poésie n’est pas simplement un genre littéraire mais une manière d’appréhender le monde et une attention vigilante à la langue et au langage. L’écriture poétique (et sa lecture) est active, elle opère une transformation dans ce qu’elle dit (et tait dans le même temps) et prend sens au fur à mesure qu’elle se dit. » Quête de la langue du poème, elle relève pour lui d’une manière d’être et de penser la vie, qui irrigue l’acte d’écrire, le précède et l’accompagne, de manière souterraine. Elle continue de cheminer au-delà de ce qu’il a anticipé avec les mots, porteurs de questions mais aussi d’une élucidation possible. Comme si Habib Tengour, confronté à l’ampleur de territoires d’exil et d’errance, plaçait dans les mots l’espoir d’une cartographie intime... Il est constamment en train de tracer et retracer des chemins anciens et nouveaux, de reconnaître et de découvrir, en se saisissant de ce qui a été comme de ce qui commence d’irradier les horizons qu’il pressent.
    Ecoutons quelques extraits de ses poèmes.
    Césure - III


    Vestiges - ces intailles tombées en poussières…
    Depuis longtemps,
    nos corps guettent un répit. Un clignement pour se glisser en silence au milieu du campement. S’abriter.
    Célébrations…
    Tu imagines des retrouvailles au pied d’un arc-en-ciel. Comment reprendre un dialogue amoureux à la césure même ? Révéler le fond de son âme. Taire les questions pour ne pas rouvrir des blessures. Ouvrir les bras. Il y aura à boire et à manger pour tous les convives, de la musique et des feux sur les toits pour signaler le festin.

    Ton désir incline le regard. Comme une hésitation…
    Des images vives pour tenir compagnie.
    Un attirail de bazar.
    Césure - III.c.

    Vivre est le temps de la mort… Là, une vie neuve.

    Espacement des étapes.
    L’érosion de la roche chagrine l’œil. Comme au jour de la migration, tu ne trouves plus de mots pour décrire le bruissement qui te soulève le cœur. Re-monte une inscription semblable à ce tatouage au dos de la main.
    Vide le ciel comme la demeure et cet arbre qui ploie l’égaré vers la poussière. L’oiseau tournoie au dessus du crâne avec la patience d’une tortue. Autruches et gazelles ont fui les parages. Tout est à l’abandon. Des attaches brisées.
    Les années ont passé et l’errance a recouvert le souvenir. Que de causes dé-fendues pour éprouver nos limites !… Tant d’étrangers – vis-à-vis de lumière – sont venus dans la maison…
    L’exil n’a laissé qu’un vague souvenir d’images mouvantes.


    Cécile Oumhani

     

     

     

     

     

     

     


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    Prix Charles Ciccione

    PRIX européen CHARLES  CICCIONE

    2016

    Prix Charles Ciccione

    Prix Charles Ciccione

    Prix Charles Ciccione

     

     

    Prix Charles Ciccione

      MARIE  VIDAL

    Prix Charles Ciccione

     auteure * photographe * artiste

    http://www.marievidal.com

     

    Prix Charles Ciccione

    AVANT-PROPOS 

    Quand la passion parle… Lorsqu’une auteure comme Marie VIDAL décide de tirer elle-même ses photos, il y a une autre dimension dans ce geste que celle de l’artisan, même employé au sens noble du terme. L’artisan s’isole dans son laboratoire pour révéler techniquement, grâce à la dissolution des sels d’argent et à l’empreinte transférée sur le papier, une image qui peut tout aussi bien représenter un enfant qu’un paysage... Même le meilleur artisan de France n’a pas besoin d’être artiste pour exceller dans son travail. Marie utilise les mêmes gestes de recherche du meilleur papier, de la meilleure graduation, du meilleur révélateur et reprend ces mouvements des premiers photographes qui, pour équilibrer les densités d’un négatif, passaient d’une façon mystérieuse leurs mains dans le faisceau de lumière de l’agrandisseur pour accentuer ou réduire le flux à des endroits tellement précis qu’il était difficile pour le néophyte de comprendre comment une telle amplitude pouvait donner un résultat aussi fin. Quand elle révèle son tirage et que l’image apparaît doucement dans le liquide vibrant à la pâle lueur rougeoyante de la lampe du laboratoire, elle révèle plus que l’image, elle révèle une émotion, une part d’elle-même, un message, un constat. Elle nous révèle plus que ce qu’elle montre.
    Marie par son travail de tirage fait partie de ces artistes qui n’hésite pas à prolonger leur Art dans l’obscurité du laboratoire au terme de nombreuses heures passées dans le secret et le mystère en laissant l’inspiration la guider. Il faut laisser au temps le temps de faire son oeuvre et à la magie la possibilité d’agir. Passionnée, amoureuse du beau et de l’Art qui vient du coeur. Elle peaufine, affine, prend son temps, donne une dimension et une valeur plus grande encore à ce qu’elle a déjà vu, mais dont elle souhaite préserver la rareté en ne tirant que 10 exemplaires de chaque oeuvre dont chacune abrite une infime différence qui rend chacun de ces 10 tirages... unique. C’est au moment où tout ce savoir, cette énergie, qui n’appartiennent qu’à elle, prennent corps sur le papier, qu’il est alors possible de comprendre comment une photo peut être plus forte qu’une peinture et avoir plus de grâce, tant il est vrai que ce qui a de la valeur n’est pas le médium mais l’artiste qui s’exprime.

     

      

     

     

    Prix Charles Ciccione

    http://www.marievidal.com/ENcreations-marie-vidal.html#Marie_Vidal-livre-De_coeur_et_de_lumiere_cathedrale_et_eglises_troyennes 

     

     

    Marie Vidal se passionne très tôt pour la photographie. Par un parcours atypique, elle devient photographe professionnelle en 2004. Elle obtient un BEP de comptabilité en 1983, puis devient chauffeur livreur pour un labo photo en 1989. En 1987, elle gagne le 1er prix Noir et Blanc pour une photo intitulée : La Révélation organisé par la région Champagne-Ardenne. Motivée par ce premier succès, Marie finance une partie de sa formation (CIF) pour devenir photographe. Elle obtient son CAP en 1991. Dès 1993, elle crée, seule, chaque année ses projets et expositions. Sa ténacité et son talent se voient récompenser par un autre 1er prix lors des 9èmes Aubenades de la photographie à Aubenas dans la catégorie « Découverte talent » en 2001, pour : L’Aubrac, Terre Lumière.

    Cette constance, cette recherche permanente lui donnent une force, un goût de la simplicité, une quête de l’essentiel qu’elle fait partager dans chacune de ses photos.
    En octobre 2010, elle sort son premier livre de photos noir et blanc aux éditions de la Maison du Boulanger à Troyes : De Coeur et de Lumière, Cathédrale et églises troyennes.
    Marie Vidal est une artiste sincère et profonde à l’image de son travail dénué de tout artifice.
    Marie expose régulièrement depuis 1993.

    Prix Charles Ciccione

    Marie Vidal photographe

    grottes de MALAVAL (2004) 

     

    Prix Charles Ciccione

     

     

    Prix Charles Ciccione   

    • 1988-1989 : 1er Prix Noir et Blanc
    « La Révélation ».
    Salon itinérant de la photo
    Champagne-Ardenne (F.M.O.L) 

    Prix Charles Ciccione

    Bois de Cabrier * Aubrac (janvier 2000)

    • Juillet 2001 : 1er Prix Photo pour

    « L'Aubrac, Terre Lumière »

    dans la catégorie Découverte Talent au Festival
    des 9èmes Aubenades de la photographie
    à Aubenas (07)

     

     

    Prix Charles Ciccione

     

    Cénacle Européen des Arts et des Lettres./Prix Charles Ciccione 2016.

    Marie Vidal – photographe –

     

    - Une éternité lui suffirait-elle ?-

     

    En effet pour paraphraser, simple coïncidence, l’intitulé de sa dernière exposition, à la bibliothèque universitaire – BU – de Sorbon « S’il suffisait d’une éternité » la question demeure posée, une éternité suffirait-elle à Marie Vidal notre lauréate du grand prix de photographie Charles Ciccione 2016 afin de mener à bien tous ses projets multiples et variés. Cette année encore notre grand prix Charles Ciccione est en phase avec l’esprit du grand photographe, encore plus peut-être que précédemment, car il y a de nombreux lieux communs avec le maître et sa « disciple » Marie Vidal, à commencer par leurs passions jumelles pour les architectures et espaces sacrés en premier lieu. Naturellement je songe ici plus particulièrement aux gisants de la basilique Saint Denis de Charles Ciccione et aux cathédrales, églises et abbayes de Marie Vidal. Les similitudes et correspondances sur ces points sont denses. Très tôt Marie Vidal porte en elle la passion exacerbée de la photographie, mais il faut bien convenir qu’avant de devenir photographe professionnelle, ce qui n’est encore pas si évident pour une femme, son parcours fût assez singulier.
    Avant d’obtenir ses diplômes de l’école photographique elle passa, en raison de ses conditions modestes et environnement familial difficile, par la case comptabilité et même celle de chauffeur livreur pour un laboratoire de photographies. Sans doute une manière discrète pour Marie Vidal de se rapprocher de sa passion. Mais je passerai le cursus pour ébaucher ce propos plus précisément au cœur de sa passion, sur sa fibre sensible.
    Marie Vidal s’étonne toujours de l’authenticité des êtres, des silences du monde, de la beauté presque miraculeuse de la lumière là où on ne l’attend pas. « C’est en accomplissant son œuvre intérieure, que l’homme se réalise. » nous confie t-elle !

    Son œuvre se veut tout à fait intérieure et d’une extrême sensibilité poétique, si besoin était de le démontrer, les seuls titres de ses œuvres en donnent la mesure comme par exemple : « La révélation » photographie en N&B primée en Champagne Ardenne. « Gravure de l’âme » « Cheveux d’anges » « Lumière intemporelle » « La porte de l’étoile de mes visions éphémères » etc. D’ailleurs il n’est pas rare que des textes poétiques de sa composition accompagnent ses photographies. Ne dit-elle pas : « Ecrire est la pensée sauvage dictée par les doigts du cœur. »
    Marie Vidal nous propose un voyage dans un monde inversé d’ombre et de lumière. Perfectionniste, elle ne laisse rien au hasard, elle est dans son art et sa représentation d’une exigence extrême et ne laisse absolument rien au bon vouloir des circonstances. De la décision de la prise de vue au tirage argentique qu’elle effectuera elle-même en laboratoire, où elle peaufine son art avec l’esprit de l’artisan qui restitue le beau et donne de la noblesse à son métier. Elle se concentre entièrement sur la magie de l’apparition de l’image, de sa révélation sous la caresse de ses doigts, joue avec la lumière rouge pour définir le grain, intensifier la forme, influer sur l’éclairage et l’ombre. En un mot elle sculpte la lumière qui intensifie le sujet. C’est une autre manière de mettre au monde dans la tiédeur aquatique des révélateurs. Il s’agit bien là précisément d’une révélation. C’est le mariage de l’invisible transposé sur la trame du support. Marie Vidal ne peut s’investir dans son art que par l’élan du cœur de son exigence créative. Tout le fluide, toute l’énergie de notre amie convergent sur le motif immortalisé par le juste déclic. Sorte de miracle de l’instant bien connu des photographes. Dans sa série reportage le mystère n’est en rien anodin, car le premier contact ne fût pas des moindres puisque lié à Jordi Savall immense musicien et véritable ambassadeur humaniste et sa tant regrettée épouse, la merveilleuse chanteuse Montserrat Figueras.
    L’abbaye de Fontfroide est une expérience au cœur du silence et de la pure lumière. Notre fileuse d’images évolue dans les dédales d’un royaume oublié, elle restitue un sens sacré aux reliques du passé. Peut-être a-t-elle réveillé les pas feutrés des moines sur les pavements du grand cloître.
    Ecoutons ici Marie Vidal :

    « Accueillir la puissance de l’amour pour que l’alchimiste nous ouvre la sagesse du cœur. »

    Pour avoir une prédilection pour les belles architectures romanes, gothiques, les vieilles pierres gravées, érodées, porteuses de la mémoire du temps, Marie Vidal n’en est pas moins proches des hommes, vrais, naturels, sans artifices, c’est ainsi qu’elle se mêle aux tziganes dans la pratique de leur foi, c’est une plongée dans l’intime, la pudeur des croyances, les superstitions aussi, l’émotion de la communauté dans ses chants et prières. Chez les tziganes la dévotion transmise de génération en génération est immense. La guitare n’est jamais bien loin, elle est toujours là à proximité, c’est elle qui transmet l’âme de ce peuple en permanente errance. A sa manière Marie Vidal poursuivra sa quête spirituelle, son initiation sur l’ile magique qu’est la Corse. Sorte de voyage initiatique où le mystère n’est jamais bien loin, ni la vendetta non plus d’ailleurs.
    Avec son appareil photographique comme elle le dit, Marie Vidal se trouve au cœur de la magnificence. Alors afin de rester dans le mystère divin elle va poursuivre son voyage en Israël et en Tunisie à l’époque où ces pays étaient plus accessibles et beaucoup moins marqués par les fondamentalismes religieux. Marie Vidal est une artiste photographe authentique, qui ne triche pas avec elle-même et sans doute moins encore avec l’image qu’elle considère dans sa démarche comme essentielle, sobre, le plus prêt possible de la réalité avec en plus une touche personnelle et poétique, car la poésie est omniprésente. L’image en est l’exact définition, le reflet de l’esprit poétique, car à chacun de ses clichés nous pourrions associer un poème de sa composition, car ainsi que je l’ai déjà souligné notre amie taquine les muses lorsque le besoin s’en fait sentir.
    Si ses images révèlent la poésie, sa poésie inversement réveille les images. Ses thématiques sont comme elle, authentiques, sans détour, francs du col, des hommes ou des femmes rudes, aguerris par la vie et les conditions difficiles, les bergers, les paysans, les gens de la route ou du désert. Simplement saisir « l’expression des humbles de la vie » comme elle le souligne. Mais nous ne saurions quitter Marie Vidal sans évoquer son inclinaison pour le sacré, le monde contemplatif cherchant à se relier au mystère divin dans un silence mystique.
    Ce sera donc ce lieu commun de Marie Vidal et de Charles Ciccione qui sera le point de conclusion de cet éloge.

    Michel Bénard.
    Lauréat de l’Académie française.

     

     

     

     

     

     

     

     


  • Prix Michel Ange

    PRIX MICHEL ANGE

    2016

    Prix Michel Ange

    Prix Michel Ange

    Prix Michel Ange

     

    Prix Michel Ange

    Prix Michel Ange

    Prix Michel Ange

      WANDA  MILHULEAC

     

    Wanda Mihuleac, née le 28 mai 1946 à Bucarest (Roumanie) est une artiste peintre contemporain, plasticienne, graveur, et éditeur de livres de bibliophilie Française.  Elle apprend le dessin dès l'âge de huit ans, puis fréquente un lycée spécialisé dans les beaux-arts. Étudiante à l'Université nationale d'art de Bucarest de 1964 à 1970, puis à l'Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne de 1993 à 1994. Elle participe à des biennales internationales et obtient des distinctions en Roumanie et en France. Elle crée en 2001 les éditions TranSignum, dont la raison d'être est de publier des livres de bibliophilie à tirage limité accompagnés de gravures, photographies, œuvres originales et même des cédéroms. Influencée par Jacques Derrida, qui est le premier auteur qu'elle a édité et illustré (livre Erradid), elle déclare viser à la déconstruction.

    Editions de livres de bibliophilie :
    Au nom de la Rose- Umberto Eco
    Chance de l’échec- Emil Cioran
    Erradid , Qu’est-ce que la poésie ? –Jacques Derrida
    OR –Jacques Derrida
    Vox clamantis in deserto –Marie-José Mondzain
    Conjurations ,Chronos, Europa Incognita –Alain Lance
    Le vent sans abri –Tahar Bekri
    Passage Jouffroy, Vache de peau –Alain Jouffroy
    Gage – Fernando Arrabal
     

    Expositions en galeries :


    1973 Galerie Apollo-Bucarest (Roumanie)
    1974 Galerie Venezia Viva - Venise (Italie)
    1975 Athénée Roumaine-Bucarest, Galerie Numero - Venise (Italie)
    1976 Galerie Spazio Nuovo - Venise (Italie)
    1978 Galerie Orizont - Bucarest (Roumanie)
    1979 Bibliothèque Roumaine - New-York (U.S.A)
    1980 Musée des Collections d’Art - Bucarest (Roumanie)
    1983 Galerie Kara - Genève (Suisse)
    1984 Accademia di Romania - Rome (Italie)
    1985 Galerie Plaka-Athènes (Grèce)
    1988 Musée d’art de Roumanie - Bucarest
    1989 Centre Georges Pompidou - Paris
    1991 Galerie Pierre-Marie Vitoux - Paris, Fondation Ledoux Arc-et-Senans (France)
    1993 Festival du Marais - Paris
    1994 MAC 2000 Grand Palais - Paris
    1995 Galerie Pierre-Marie Vitoux-Paris, Galerie Web - Paris
    1997 Médiathèque des Temps Moderne Taverny (France), Galerie Takeya- Kamakura-Tokyo (Japon)
    1998 Galerie Pierre-Marie Vitoux - Paris
    1999 Galerie Magda Danysz - Paris, Galerie On dira - Marseille, Galerie Municipale Levallois Perret (France)
    2000 MAC 2000 Espace Eiffel-Branly -Paris
    2001 Gallery East-West RCC New-York (USA)
    2002 Galerie Clé de voûte, Saint - Etienne (France)
    2002 Cité Internationale des Arts - Paris
    2003 Espace d’Art Mille Feuilles -La Marsa (Tunisie)
    2006 Galerie La Hune Brenner - Paris
    2009 Maison d’Alsace (avec Alain Snyers) - Strasbourg

     *

    Illustrations pour les poètes et les écrivains :

    Emil Cioran - Jacques Derrida - Umberto Eco - Ainsi que Tahar Bekri, Magda Carneci, Alice Caron Lambert, Rodica Draghincescu, Guy Goffette, Letitia Ilea, Alain Jouffroy, Vénus Khoury-Ghata, Jean-Clarence Lambert, Alain Lance, Daniel Leuwers, Paul R Levy, Federico Mayor Zaragoza, Marie-José Mondzain, Jean Portante.

    Les auteurs de sa collection "Livres-Ardoises" sont Max Alhau - Gabrielle Althen - Fernando Arrabal - Marie-Claire Bancquart - Linda Maria Baros - Jeanine Baude - Ben - Claude Ber - Eva Maria Berg - Claudine Bertrand - Zeno Bianu - Dan Bouchery - Paul de Brancion - Michel Butor - Laure Cambau - Francine Caron - Magda Carneci - Patricia Castex Menier - Guy Chaty - Hélène Cixous - Sylvestre Clancier - Francis Coffinet - Danièle Corre - Jean-Marc Couvé - Daniel Daligand - Carole Darricarrière - Michel Deguy - Marc Delouze - Jean-Luc Despax - David Dumortier - Marie-Florence Ehret - Mireille Fargier-Caruso - Bluma Finkelstein - Serban Foarta - Paul Fournel - Lise Gauvin - Françoise Geier - Roger Gonnet - Laurent Grison - Claude Held - Jacques Jouet - Alain Jouffroy - Colette Klein - Abdellatif Laabi - A. Lance - Jean L'Anselme - Gilbert Lascault - D. Leuwers - Bernard Mazo - Yves Namur - Davide Napoli - Nimrod - Denis Parmain - Jean-Loup Philippe - J. Portante - François Poyet - Jacques Rancourt - Lionel Ray - Jean-Dominique Rey - Jean-Pierre Siméon - Salah Stétié - Hamid Tibouchi - Christiane Tricoit - Matei Visniec - Kenneth White et Patrick Williamson. Ainsi qu'Anonyme XXI & Edith.

    Installations et scénographies :

    Une vingtaine, dont : 1996 "Rouge" au Théâtre-Poème de Bruxelles - 1998 "Vox clamantis in deserto", Galerie Vitoux, Paris - 2001 "L'Enlèvement de l'Europe" au Centre Culturel Herk-de-Stadt (Belgique) et au Palazzo Correr de Venise - 2003 "Campagne Pubiscitaire", Galerie Clé de Voûte, Saint-Etienne (France)- 2005 "Elections pARTiales", Galerie Lara Vinci, Paris - 2007 "Nuit blanche" (Paris)- 2010 "Pique-niques espiègles", Square Saint-Germain, Paris -

     

    Films et vidéos :

    Parmi la vingtaine d'oeuvres, on note en particulier "La voix qui se voit" (vidéo

    Installations & vidéo :
    « Emblème »1972» Bucarest (Roumanie) « Mur »1989 Centre Pompidou-Paris, « Wall » Wapping-Londres, 1991 » PurSax » 1991 Fondation Ledoux (France), »Sacratem », 1995 Galerie P.M.Vitoux Paris, Rouge »Thèatre –Poème 1996 Bruxelles (Belgique) « Vox clamantis in deserto »1998 Galerie P.M.Vitoux»,« L’enlèvement de l’Europe » 2001 Pallazo Correr Venise, « Compagne Pubiscitaire » 2003 Saint Etienne,« Elections pARTiales »2005 Galerie Lara Vinci Paris, « Dans la peau de la poésie » Nuit blanche 2007 Paris, « Menus présidentiables « 2012 Paris
     

     

     

    Prix Michel Ange Prix Michel AngePrix Michel Ange

     

     

     

     

     

     

     

     


  • Prix  ARTS Senghor

     

    Prix des Arts

    Léopold Sédar Senghor

    2016

    Prix  ARTS Senghor

    Prix  ARTS Senghor

     

    Prix  ARTS Senghor

     

     

    Prix  ARTS Senghor

     

    Prix  ARTS Senghor

      CHRIS  WEPPE 

     

     

    CHRIS, un excellent peintre du Nord-Pas de Calais dont l'éloquent palmarès affirme plus encore le talent et la singularité. Quelle chance eut le jeune Christian WEPPE lorsqu'il rencontra à Fécamp le grand Jef FRIBOULET dont les oeuvres furent pour lui, la révélation de sa vraie nature artistique, et où l'atmosphère des géniaux Hollandais se lia à la puissance généreuse ressentie par l'artiste au contact du Fécampois. Celà dit, quel plaisir de détailler sa peinture et de rencontrer un tel artiste: tout en menant à bien une écriture picturale personnelle et contemporaine, CHRIS s'accorde par la couleur et la matière au clacissisme d'antan . En véritable homme du Nord, sa peinture est opulente, bien plantée. Elle émet une vigoureuse vitalité tout en conservant le charme et les mystères d'effets ombreux, de lumière, de reflets dont l'ensemble active les motifs, bouquets, personnages où la composition la plus élaborée se mesure aux splendides et purs échos de rythmes et de réflexion

     

    « J’ai commencé à dix ans mais en fait on naît peintre » affirme Christian Weppe alias Chris, né à Sains-en-Gohelle. Peintre, un « état » conforté par une rencontre avec l’artiste normand Jef Friboulet en 1969 puis la découverte de Rembrandt et Vermeer à Amsterdam en 1971. Un « état » dans lequel il a choisi de s’immerger complètement après un court passage par le dessin… industriel puis la poste : très vite « détaché » d’ailleurs pour réaliser des toiles destinées à décorer les bureaux ! Autodidacte revendiqué, Chris n’a jamais cessé de « chercher la sonorité de la peinture comme d’autres cherchent la couleur de la musique ». Après avoir osé l’aventure des galeries d’art au début des années quatre-vingt, à Lambersart puis au Touquet, il a posé le chevalet à Fruges, de 1982 à 1986. Une transition importante avant de rejoindre l’abbaye de Dommartin à Tortefontaine. Un endroit exceptionnel, chargé d’histoire, découvert par hasard, Chris et sa femme s’installant « non sans mal » dans l’ancienne forge. « Ma peinture a pris une autre dimension dans ce lieu préraphaélite, un autre chemin » dit-il. Et l’Écurie des Étrangers, bâtie au XVIIIe siècle, est devenue une salle d’exposition où il fêtera ses quatre décennies de peinture en novembre avec « une grosse expo » et la sortie d’un beau livre « Les empreintes du temps ».

     

    Prix  ARTS Senghor

     

    CHRIS, de son vrai nom Christian Weppe, a été très jeune habité par l’Art notamment une vocation pour la peinture. A 17 ans, il réalise sa première exposition personnelle au Musée de Béthune, 40 ans plus tard, l’amour de la Peinture et de la Création l’anime toujours aussi intensément. Une démarche très personnelle Parfait autodidacte, CHRIS a appris la technique de la peinture à l’huile en découvrant et en observant les maitres anciens tels que les maitres flamands. Cette technique, qu’il qualifie de ‘‘pure’’, CHRIS l’a longuement travaillée, approfondie et ajustée pour aboutir à une démarche très personnelle. Enduction des toiles au blanc d’argent, utilisation de pigments naturels, jeu de transparences, couches successives… L’oeuvre aboutit à un jeu remarquable de formes dans une profondeur singulière de la matière et une sonorité exceptionnelle de la couleur. Beaucoup disent d’ailleurs que dans l’oeuvre de CHRIS il y a comme ue ‘‘troisième dimension’’. « Si c’est un torchis, on doit sentir le torchis », s’exprime CHRIS.  L’obsession du temps qui passe Comme de nombreux peintres, CHRI S a tout d’abord travaillé des thèmes très classiques tels que les paysages, les fleurs, les marines, etc. Peu à peu, on retrouve dans chacun de ses sujets la notion du temps qui passe. CHRIS est en effet fasciné par l’effet du temps sur la nature et l’Humanité. C’est pourquoi, ses thèmes de prédilection ne sont autres que les objets rouillés, les vieilles coques de bateaux, les torchis, les façades délabrées de Venise, les érosions minérales, les personnages, les insectes, l’univers végétal : écorces, racines, etc. Au travers de ses toiles, CHRIS cherche à inhiber la fuite du temps et à restituer à ses sujets, par la richesse de la couleur et de la substance, leur existence, leur essence, telle une forme de résurrection qui s’inscrit dans l’éternité. Nous assistions alors dans sa peinture à un élan spirituel, presque mystique dans ce rapport sincère et généreux à la nature, à l’Homme et à la création, une sorte de quête vers l’Absolu. « Je cherche à extraire l’âme des choses et non à les représenter », déclare CHRIS, esquissant un sourire.


     
    Un peintre matiériste :

    La peinture de CHRIS est extrêmement classique dans la composition et le choix des thèmes mais possède une démarche très actuelle et engagée dans l’approche de la matière et de la couleur, qu’on s’accorde à décrire comme une forme d’expressionnisme modéré. Mais CHRIS préfère « se définir avant tout comme un missionnaire au service de la Vraie Peinture ». C’est au coeur de l’univers végétal de l’Abbaye de Dommartin dans le Pas de Calais où il vit depuis de nombreuses années, que CHRIS puise une grande partie de son inspiration. Une nature brute et authentique associée à un lieu magique du 18ème siècle, l’environnement idéal pour cet homme habité par le passé, qui n’est autre qu’un des artistes les plus accomplis de son temps.
     

    Un artiste reconnu et accompli :


    1er du Grand Prix international de Deauville (1978)
    Médaille d’Argent au Salon des Artistes Français, Paris (1980)
    1er Prix des Amis du Salon d’Automne, Paris (1989)
    1er, Médaille d’Or au Salon des Artistes Français, Paris (1992)
    1er, Prix Fould Stirbey Académie des Beaux-Arts, Institut de France,
    Paris (1993)
    Médaille d’Argent Arts-Sciences-Lettres – Paris (1998)
    1er Grand Prix de Peinture de l’Académie Sciences-Lettres-Arts – Amiens (2000)
    … et plus de 200 expositions personnelles depuis une quarantaine d’années…

     

    Prix  ARTS Senghor

     

     

    Chris, de l’ineffable chao à la révélation lumineuse.


    Pareille à l’homme la peinture de Christian Weppe dit « Chris » est généreuse, abondante, riche et porteuse de lumière, c’est un véritable souffle de vie évoluant aux rythmes de thèmes variés, de phases de vie et des mystères de la matière.
    Chris est un artiste connu et reconnu dont l’œuvre exemplaire se pérennisera et prendra la place qui lui reviendra naturellement dans l’histoire de l’art. L’art n’a rien d’éphémère, ni de superficiel c’est une longue et constante mutation.
    Succinctement je survolerai son cursus, qui se profile déjà par une première exposition personnelle à l’âge de dix sept ans.
    Depuis il a exposé dans les lieux les plus prestigieux, musées, abbayes, château, manoirs, galeries internationales, chapelle de la Salpêtrières etc.
    Il obtint également de hautes distinctions aux Artistes français, à l’Institut de France, à l’Académie des Beaux Arts.
    De magnifiques ouvrages d’art furent aussi et seront publiés. Arrêtons nous là, je n’ai pas la vocation de l’inventaire à la Prévert.
    Prétendre tenter d’aborder l’œuvre de Chris, artiste singulier d’appartenance aux sphères élevées de l’art, est déjà un pari ambitieux, c’est oser vouloir traduire les méandres d’un chao ineffable. Quant à s’introduire dans l’atelier de Chris équivaut à pénétrer dans la grotte d’Ali Baba les voleurs en moins. Déferlement ou abondance ? Je ne me souviens pas avoir vu, sauf peut-être chez Bacon, un atelier aussi singulièrement chaotique jusqu’à l’inénarrable. Cependant de ce magma de toiles, de pigments, de couleurs, de pinceaux, d’huiles et de vernis, naissent comme par miracle des œuvres dignes des diamants les plus purement ciselés. Mystère de l’Art et conjugaison du génie !
    Il s’agit là néanmoins d’un chao au sens noble du terme, sorte de turbulence multidimensionnelle qui recèle des empreintes panthéistes qui se teintent à la fois des nuances du plus haut mysticisme. Nous sommes confrontés à une communion universelle qui oscille d’un monde minéral ou végétal à un monde animal, origine de l’évolution ou de la création. Selon que l’on soit gnostique ou agnostique.
    Sous les doigts d’un maître dit-il : « Si c’est un torchis, on doit sentir le torchis. »
    Son œuvre est nourrie d’absolu : « Je cherche à extraire l’Ame des choses et non à les représenter. »
    Chez Chris, le chaos est presque une bénédiction, car il découle inévitablement sur l’aboutissement de l’ordre créatif, où chaque élément de ses compositions intègre sa juste place, régie par une règle que nous pourrions attribuer à celle du nombre d’or.
    Ce chaos est en fait le géniteur de la beauté, de la musicalité, des harmonies orchestrées, comme une partition nourrie des rythmes et vibrations cosmiques. Pour Chris, l’art se doit d’être la discipline extrême, il faut savoir conduire son projet jusqu’au bout. L’art est pour lui un engagement absolu, dans le cas contraire il est sans consistance, exsangue. Chris ne concède aucune place au dilettantisme et il n’est pas homme à faire des concessions, dès que son travail et sa pérennité sont en jeu. Sa crédibilité artistique est intègre ! De moins en moins de soit disant artistes peuvent aujourd’hui revendiquer cela. Les temps changent ! Artiste, Chris ? Indiscutablement ! Mais un artiste en pleine maturité, en parfaite possession de son métier de peintre, car il s’agit bien d’un métier et dans l’esprit d’un artisan, jouant avec ses orgues aux formules chromatiques et alchimiques. L’art du peintre doit donc lui aussi se situer sur le même plan de recherche de la perfection.
    Chez Chris la matière donne toute sa signification à l’œuvre. La chaleur de la lumière est en elle, sous jacente, à fleur du thème, en superpositions bien agencées par stratifications, restituant à l’œuvre toutes ses vibrations. Les sujets parfois apparaissent en filigranes dans l’attente d’être décryptés par un regard avisé. Chris porte en lui cette nécessité suprême d’anoblir la matière, et celle-ci porte paradoxalement les signes de l’érosion, des flétrissures du temps, de dépigmentation de la mémoire historique, l’usure des bois flottants et autres coques de navires.
    Parfois se profile d’énigmatiques silhouettes intemporelles, s’extirpant d’une ambiance sépia ou bleuté. Est-ce une femme, un spectre, un ectoplasme ou un simple mirage ? Le sujet émane progressivement de la matière. Incohérentes promesses certaines toiles sont provisoirement abandonnées dans l’attente d’un regain, d’une inspiration complémentaire, d’une résurrection improbable, d’un miracle de lumière.
    C’est là toute l’inexplicable magie de la création, fixer les apparences. Une simple touche de lapis-lazuli, de blanc de céruse ou de brun intensif, de carmin sourd, donnent toute sa résonance, sa sonorité chromatique à l’œuvre.
    Chris travaille longuement, onctueusement sa matière en lui apportant un soin tout particulier, il évolue sur sa toile par plans rythmiques, par subtiles fragmentations lumineuses qui surgissent miraculeusement du monde des ténèbres.
    La matière peut redevenir empreinte, trace fossile, ébauche pariétale. Le sujet n’est plus qu’un prétexte où se redéveloppe tout un contexte environnemental coloré, informel, sorte de transmutation de la superposition où s’exprime la lumière.
    La révélation de la lumière par les jeux intimes de la matière, tel est l’engagement de Chris.
    Ici, il tient toujours sa promesse ! Incroyable funambule, Chris demeure toujours en équilibre instable entre l’impression et l’illusion, le rêve et la réalité. Alchimiste de la matière, Chris par son acte de création tente la métamorphose de la vie.
    Chantre de la lumière, peut-être rêve-t-il secrètement face au silence de sa toile posée sur le chevalet, qu’une œuvre devrait pouvoir contenir toute l’irisation divine d’un vitrail au couchant.


    Michel Bénard.
    Lauréat de l’Académie française.


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


  • Photos lauréats 2016


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    Prix Charles Carrère remis :

     

    2015 : 

    GAFAITI  HAFID  (Algérie)

    pour son oeuvre

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    2016 :

    MONIA  BOULILA  (Maroc)

    pour son oeuvre

    *

     

     

     


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    musique

    mettez le son

     

     

     

    Dakar Fondation Senghor

    FONDATION LÉOPOLD SÉDAR SENGHOR * DAKAR *  SÉNÉGAL

    Dakar Fondation Senghor

    Le vice-président du Cénacle européen M. Michel Bénard

    reçu à Dakar en août 2016

    Dakar Fondation Senghor

    Dakar Fondation Senghor

     

     Dakar Fondation Senghor

     

     

     

     

     


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    Fondation Senghor Dakar

     

     Fondation Léopold Sédar Senghor Dakar

    Fondation Senghor Dakar :

    Fondation Senghor Dakar :

    fondée le 31 octobre 1974

    Née en 1974, à l’initiative de Léopold Sédar Senghor lui-même, la fondation Senghor a pour but de favoriser l’enseignement supérieur, la culture et la recherche. Elle édite périodiquement la revue Ethiopiques. Point de mire sur cette fondation avec Lilyan Kesteloot, membre de cette fondation.

    La fondation Senghor a deux grands objectifs :
    - Favoriser en Afrique le développement de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Culture
    - Diffuser ce patrimoine africain dans le monde

    Elle édite également la revue Ethiopiques, du nom d'un recueil de Léopold Sédar Senghor, où intellectuels et philosophe africains ont tribune libre pour faire valoir leurs idées.

    La fondation est implantée à Dakar au Sénégal. Elle possède également des antennes en France et aux Etats-Unis.


    Lilyan Kesteloot, professeur à l'université de Dakar en littérature comparée, est membre de la fondation Senghor depuis ses débuts.



    Fondation Léopold Sédar Senghor Dakar

    Fondation Senghor Dakar :

     

    Fondation Senghor Dakar :

     Alphonse Raphaël NDIAYE

    directeur

     M. Alphonse Raphaël NDIAYE, de nationalité sénégalaise, est né en 1946. Il a suivi études supérieures en philosophie, bibliothéconomie et ethnolinguistique à Dakar, Tours et Paris et soutenu une thèse sur La notion de parole chez les Sérères (1981). Il a travaillé à l’UCAD comme conservateur de la Section Lettres de la bibliothèque centrale, a enseigné - entre autres matières - les sources orales à l’EBAD pendant 14 ans (1973-74 à 1986-87), a dirigé les services de l’Etat que sont les Archives culturelles du Sénégal et Direction des bibliothèques publiques ; les services de l’édition et de la diffusion d’Enda Tiers Monde. Il a également coordonné les activités des équipes de la communication, le programme d’éducation environnementale de cette organisation, tout en menant des recherches sur l’interculturalité en Afrique de l’Ouest. Membre du Comité de rédaction de la revue Ethiopiques et du Conseil d’Administration de la Fondation Léopold Sédar Senghor, il a été nommé Directeur général de cette institution en mars 2013. Il a publié plusieurs ouvrages, de nombreux articles, un recueil de poèmes, etc. Guitariste, il est auteur-compositeur-interprète, auteur de l’hymne du baobab, texte et musique, membre de la chorale de St Joseph – sous la direction de feu Julien Jouga – depuis 1986. Il est chevalier des Arts et Lettres de la République française (1988) et de la République du Sénégal (2002).

     

     

     

     


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    Lecture bilingue de poésie polonaise par Isabelle Macor

    Galerie JL Mandon - Lyon

    1, rue Vaubecour - 69002 LYON

    ENTREE LIBRE 

    Réservations tel. 06 30 87 47 55

    28 octobre 2016 à 19heures

     

    ISABELLE  MACOR

    Prix Horace 2015