• Prix ARTS Senghor

    Prix  ARTS Senghor

     

    Prix des Arts

    Léopold Sédar Senghor

    2016

    Prix  ARTS Senghor

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      CHRIS  WEPPE 

     

     

    CHRIS, un excellent peintre du Nord-Pas de Calais dont l'éloquent palmarès affirme plus encore le talent et la singularité. Quelle chance eut le jeune Christian WEPPE lorsqu'il rencontra à Fécamp le grand Jef FRIBOULET dont les oeuvres furent pour lui, la révélation de sa vraie nature artistique, et où l'atmosphère des géniaux Hollandais se lia à la puissance généreuse ressentie par l'artiste au contact du Fécampois. Celà dit, quel plaisir de détailler sa peinture et de rencontrer un tel artiste: tout en menant à bien une écriture picturale personnelle et contemporaine, CHRIS s'accorde par la couleur et la matière au clacissisme d'antan . En véritable homme du Nord, sa peinture est opulente, bien plantée. Elle émet une vigoureuse vitalité tout en conservant le charme et les mystères d'effets ombreux, de lumière, de reflets dont l'ensemble active les motifs, bouquets, personnages où la composition la plus élaborée se mesure aux splendides et purs échos de rythmes et de réflexion

     

    « J’ai commencé à dix ans mais en fait on naît peintre » affirme Christian Weppe alias Chris, né à Sains-en-Gohelle. Peintre, un « état » conforté par une rencontre avec l’artiste normand Jef Friboulet en 1969 puis la découverte de Rembrandt et Vermeer à Amsterdam en 1971. Un « état » dans lequel il a choisi de s’immerger complètement après un court passage par le dessin… industriel puis la poste : très vite « détaché » d’ailleurs pour réaliser des toiles destinées à décorer les bureaux ! Autodidacte revendiqué, Chris n’a jamais cessé de « chercher la sonorité de la peinture comme d’autres cherchent la couleur de la musique ». Après avoir osé l’aventure des galeries d’art au début des années quatre-vingt, à Lambersart puis au Touquet, il a posé le chevalet à Fruges, de 1982 à 1986. Une transition importante avant de rejoindre l’abbaye de Dommartin à Tortefontaine. Un endroit exceptionnel, chargé d’histoire, découvert par hasard, Chris et sa femme s’installant « non sans mal » dans l’ancienne forge. « Ma peinture a pris une autre dimension dans ce lieu préraphaélite, un autre chemin » dit-il. Et l’Écurie des Étrangers, bâtie au XVIIIe siècle, est devenue une salle d’exposition où il fêtera ses quatre décennies de peinture en novembre avec « une grosse expo » et la sortie d’un beau livre « Les empreintes du temps ».

     

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    CHRIS, de son vrai nom Christian Weppe, a été très jeune habité par l’Art notamment une vocation pour la peinture. A 17 ans, il réalise sa première exposition personnelle au Musée de Béthune, 40 ans plus tard, l’amour de la Peinture et de la Création l’anime toujours aussi intensément. Une démarche très personnelle Parfait autodidacte, CHRIS a appris la technique de la peinture à l’huile en découvrant et en observant les maitres anciens tels que les maitres flamands. Cette technique, qu’il qualifie de ‘‘pure’’, CHRIS l’a longuement travaillée, approfondie et ajustée pour aboutir à une démarche très personnelle. Enduction des toiles au blanc d’argent, utilisation de pigments naturels, jeu de transparences, couches successives… L’oeuvre aboutit à un jeu remarquable de formes dans une profondeur singulière de la matière et une sonorité exceptionnelle de la couleur. Beaucoup disent d’ailleurs que dans l’oeuvre de CHRIS il y a comme ue ‘‘troisième dimension’’. « Si c’est un torchis, on doit sentir le torchis », s’exprime CHRIS.  L’obsession du temps qui passe Comme de nombreux peintres, CHRI S a tout d’abord travaillé des thèmes très classiques tels que les paysages, les fleurs, les marines, etc. Peu à peu, on retrouve dans chacun de ses sujets la notion du temps qui passe. CHRIS est en effet fasciné par l’effet du temps sur la nature et l’Humanité. C’est pourquoi, ses thèmes de prédilection ne sont autres que les objets rouillés, les vieilles coques de bateaux, les torchis, les façades délabrées de Venise, les érosions minérales, les personnages, les insectes, l’univers végétal : écorces, racines, etc. Au travers de ses toiles, CHRIS cherche à inhiber la fuite du temps et à restituer à ses sujets, par la richesse de la couleur et de la substance, leur existence, leur essence, telle une forme de résurrection qui s’inscrit dans l’éternité. Nous assistions alors dans sa peinture à un élan spirituel, presque mystique dans ce rapport sincère et généreux à la nature, à l’Homme et à la création, une sorte de quête vers l’Absolu. « Je cherche à extraire l’âme des choses et non à les représenter », déclare CHRIS, esquissant un sourire.


     
    Un peintre matiériste :

    La peinture de CHRIS est extrêmement classique dans la composition et le choix des thèmes mais possède une démarche très actuelle et engagée dans l’approche de la matière et de la couleur, qu’on s’accorde à décrire comme une forme d’expressionnisme modéré. Mais CHRIS préfère « se définir avant tout comme un missionnaire au service de la Vraie Peinture ». C’est au coeur de l’univers végétal de l’Abbaye de Dommartin dans le Pas de Calais où il vit depuis de nombreuses années, que CHRIS puise une grande partie de son inspiration. Une nature brute et authentique associée à un lieu magique du 18ème siècle, l’environnement idéal pour cet homme habité par le passé, qui n’est autre qu’un des artistes les plus accomplis de son temps.
     

    Un artiste reconnu et accompli :


    1er du Grand Prix international de Deauville (1978)
    Médaille d’Argent au Salon des Artistes Français, Paris (1980)
    1er Prix des Amis du Salon d’Automne, Paris (1989)
    1er, Médaille d’Or au Salon des Artistes Français, Paris (1992)
    1er, Prix Fould Stirbey Académie des Beaux-Arts, Institut de France,
    Paris (1993)
    Médaille d’Argent Arts-Sciences-Lettres – Paris (1998)
    1er Grand Prix de Peinture de l’Académie Sciences-Lettres-Arts – Amiens (2000)
    … et plus de 200 expositions personnelles depuis une quarantaine d’années…

     

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    Chris, de l’ineffable chao à la révélation lumineuse.


    Pareille à l’homme la peinture de Christian Weppe dit « Chris » est généreuse, abondante, riche et porteuse de lumière, c’est un véritable souffle de vie évoluant aux rythmes de thèmes variés, de phases de vie et des mystères de la matière.
    Chris est un artiste connu et reconnu dont l’œuvre exemplaire se pérennisera et prendra la place qui lui reviendra naturellement dans l’histoire de l’art. L’art n’a rien d’éphémère, ni de superficiel c’est une longue et constante mutation.
    Succinctement je survolerai son cursus, qui se profile déjà par une première exposition personnelle à l’âge de dix sept ans.
    Depuis il a exposé dans les lieux les plus prestigieux, musées, abbayes, château, manoirs, galeries internationales, chapelle de la Salpêtrières etc.
    Il obtint également de hautes distinctions aux Artistes français, à l’Institut de France, à l’Académie des Beaux Arts.
    De magnifiques ouvrages d’art furent aussi et seront publiés. Arrêtons nous là, je n’ai pas la vocation de l’inventaire à la Prévert.
    Prétendre tenter d’aborder l’œuvre de Chris, artiste singulier d’appartenance aux sphères élevées de l’art, est déjà un pari ambitieux, c’est oser vouloir traduire les méandres d’un chao ineffable. Quant à s’introduire dans l’atelier de Chris équivaut à pénétrer dans la grotte d’Ali Baba les voleurs en moins. Déferlement ou abondance ? Je ne me souviens pas avoir vu, sauf peut-être chez Bacon, un atelier aussi singulièrement chaotique jusqu’à l’inénarrable. Cependant de ce magma de toiles, de pigments, de couleurs, de pinceaux, d’huiles et de vernis, naissent comme par miracle des œuvres dignes des diamants les plus purement ciselés. Mystère de l’Art et conjugaison du génie !
    Il s’agit là néanmoins d’un chao au sens noble du terme, sorte de turbulence multidimensionnelle qui recèle des empreintes panthéistes qui se teintent à la fois des nuances du plus haut mysticisme. Nous sommes confrontés à une communion universelle qui oscille d’un monde minéral ou végétal à un monde animal, origine de l’évolution ou de la création. Selon que l’on soit gnostique ou agnostique.
    Sous les doigts d’un maître dit-il : « Si c’est un torchis, on doit sentir le torchis. »
    Son œuvre est nourrie d’absolu : « Je cherche à extraire l’Ame des choses et non à les représenter. »
    Chez Chris, le chaos est presque une bénédiction, car il découle inévitablement sur l’aboutissement de l’ordre créatif, où chaque élément de ses compositions intègre sa juste place, régie par une règle que nous pourrions attribuer à celle du nombre d’or.
    Ce chaos est en fait le géniteur de la beauté, de la musicalité, des harmonies orchestrées, comme une partition nourrie des rythmes et vibrations cosmiques. Pour Chris, l’art se doit d’être la discipline extrême, il faut savoir conduire son projet jusqu’au bout. L’art est pour lui un engagement absolu, dans le cas contraire il est sans consistance, exsangue. Chris ne concède aucune place au dilettantisme et il n’est pas homme à faire des concessions, dès que son travail et sa pérennité sont en jeu. Sa crédibilité artistique est intègre ! De moins en moins de soit disant artistes peuvent aujourd’hui revendiquer cela. Les temps changent ! Artiste, Chris ? Indiscutablement ! Mais un artiste en pleine maturité, en parfaite possession de son métier de peintre, car il s’agit bien d’un métier et dans l’esprit d’un artisan, jouant avec ses orgues aux formules chromatiques et alchimiques. L’art du peintre doit donc lui aussi se situer sur le même plan de recherche de la perfection.
    Chez Chris la matière donne toute sa signification à l’œuvre. La chaleur de la lumière est en elle, sous jacente, à fleur du thème, en superpositions bien agencées par stratifications, restituant à l’œuvre toutes ses vibrations. Les sujets parfois apparaissent en filigranes dans l’attente d’être décryptés par un regard avisé. Chris porte en lui cette nécessité suprême d’anoblir la matière, et celle-ci porte paradoxalement les signes de l’érosion, des flétrissures du temps, de dépigmentation de la mémoire historique, l’usure des bois flottants et autres coques de navires.
    Parfois se profile d’énigmatiques silhouettes intemporelles, s’extirpant d’une ambiance sépia ou bleuté. Est-ce une femme, un spectre, un ectoplasme ou un simple mirage ? Le sujet émane progressivement de la matière. Incohérentes promesses certaines toiles sont provisoirement abandonnées dans l’attente d’un regain, d’une inspiration complémentaire, d’une résurrection improbable, d’un miracle de lumière.
    C’est là toute l’inexplicable magie de la création, fixer les apparences. Une simple touche de lapis-lazuli, de blanc de céruse ou de brun intensif, de carmin sourd, donnent toute sa résonance, sa sonorité chromatique à l’œuvre.
    Chris travaille longuement, onctueusement sa matière en lui apportant un soin tout particulier, il évolue sur sa toile par plans rythmiques, par subtiles fragmentations lumineuses qui surgissent miraculeusement du monde des ténèbres.
    La matière peut redevenir empreinte, trace fossile, ébauche pariétale. Le sujet n’est plus qu’un prétexte où se redéveloppe tout un contexte environnemental coloré, informel, sorte de transmutation de la superposition où s’exprime la lumière.
    La révélation de la lumière par les jeux intimes de la matière, tel est l’engagement de Chris.
    Ici, il tient toujours sa promesse ! Incroyable funambule, Chris demeure toujours en équilibre instable entre l’impression et l’illusion, le rêve et la réalité. Alchimiste de la matière, Chris par son acte de création tente la métamorphose de la vie.
    Chantre de la lumière, peut-être rêve-t-il secrètement face au silence de sa toile posée sur le chevalet, qu’une œuvre devrait pouvoir contenir toute l’irisation divine d’un vitrail au couchant.


    Michel Bénard.
    Lauréat de l’Académie française.


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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