• Prix Charles Ciccione

     

    Prix Charles Ciccione

    PRIX européen CHARLES  CICCIONE

    2016

    Prix Charles Ciccione

    Prix Charles Ciccione

    Prix Charles Ciccione

     

     

    Prix Charles Ciccione

      MARIE  VIDAL

    Prix Charles Ciccione

     auteure * photographe * artiste

    http://www.marievidal.com

     

    Prix Charles Ciccione

    AVANT-PROPOS 

    Quand la passion parle… Lorsqu’une auteure comme Marie VIDAL décide de tirer elle-même ses photos, il y a une autre dimension dans ce geste que celle de l’artisan, même employé au sens noble du terme. L’artisan s’isole dans son laboratoire pour révéler techniquement, grâce à la dissolution des sels d’argent et à l’empreinte transférée sur le papier, une image qui peut tout aussi bien représenter un enfant qu’un paysage... Même le meilleur artisan de France n’a pas besoin d’être artiste pour exceller dans son travail. Marie utilise les mêmes gestes de recherche du meilleur papier, de la meilleure graduation, du meilleur révélateur et reprend ces mouvements des premiers photographes qui, pour équilibrer les densités d’un négatif, passaient d’une façon mystérieuse leurs mains dans le faisceau de lumière de l’agrandisseur pour accentuer ou réduire le flux à des endroits tellement précis qu’il était difficile pour le néophyte de comprendre comment une telle amplitude pouvait donner un résultat aussi fin. Quand elle révèle son tirage et que l’image apparaît doucement dans le liquide vibrant à la pâle lueur rougeoyante de la lampe du laboratoire, elle révèle plus que l’image, elle révèle une émotion, une part d’elle-même, un message, un constat. Elle nous révèle plus que ce qu’elle montre.
    Marie par son travail de tirage fait partie de ces artistes qui n’hésite pas à prolonger leur Art dans l’obscurité du laboratoire au terme de nombreuses heures passées dans le secret et le mystère en laissant l’inspiration la guider. Il faut laisser au temps le temps de faire son oeuvre et à la magie la possibilité d’agir. Passionnée, amoureuse du beau et de l’Art qui vient du coeur. Elle peaufine, affine, prend son temps, donne une dimension et une valeur plus grande encore à ce qu’elle a déjà vu, mais dont elle souhaite préserver la rareté en ne tirant que 10 exemplaires de chaque oeuvre dont chacune abrite une infime différence qui rend chacun de ces 10 tirages... unique. C’est au moment où tout ce savoir, cette énergie, qui n’appartiennent qu’à elle, prennent corps sur le papier, qu’il est alors possible de comprendre comment une photo peut être plus forte qu’une peinture et avoir plus de grâce, tant il est vrai que ce qui a de la valeur n’est pas le médium mais l’artiste qui s’exprime.

     

      

     

     

    Prix Charles Ciccione

    http://www.marievidal.com/ENcreations-marie-vidal.html#Marie_Vidal-livre-De_coeur_et_de_lumiere_cathedrale_et_eglises_troyennes 

     

     

    Marie Vidal se passionne très tôt pour la photographie. Par un parcours atypique, elle devient photographe professionnelle en 2004. Elle obtient un BEP de comptabilité en 1983, puis devient chauffeur livreur pour un labo photo en 1989. En 1987, elle gagne le 1er prix Noir et Blanc pour une photo intitulée : La Révélation organisé par la région Champagne-Ardenne. Motivée par ce premier succès, Marie finance une partie de sa formation (CIF) pour devenir photographe. Elle obtient son CAP en 1991. Dès 1993, elle crée, seule, chaque année ses projets et expositions. Sa ténacité et son talent se voient récompenser par un autre 1er prix lors des 9èmes Aubenades de la photographie à Aubenas dans la catégorie « Découverte talent » en 2001, pour : L’Aubrac, Terre Lumière.

    Cette constance, cette recherche permanente lui donnent une force, un goût de la simplicité, une quête de l’essentiel qu’elle fait partager dans chacune de ses photos.
    En octobre 2010, elle sort son premier livre de photos noir et blanc aux éditions de la Maison du Boulanger à Troyes : De Coeur et de Lumière, Cathédrale et églises troyennes.
    Marie Vidal est une artiste sincère et profonde à l’image de son travail dénué de tout artifice.
    Marie expose régulièrement depuis 1993.

    Prix Charles Ciccione

    Marie Vidal photographe

    grottes de MALAVAL (2004) 

     

    Prix Charles Ciccione

     

     

    Prix Charles Ciccione   

    • 1988-1989 : 1er Prix Noir et Blanc
    « La Révélation ».
    Salon itinérant de la photo
    Champagne-Ardenne (F.M.O.L) 

    Prix Charles Ciccione

    Bois de Cabrier * Aubrac (janvier 2000)

    • Juillet 2001 : 1er Prix Photo pour

    « L'Aubrac, Terre Lumière »

    dans la catégorie Découverte Talent au Festival
    des 9èmes Aubenades de la photographie
    à Aubenas (07)

     

     

    Prix Charles Ciccione

     

    Cénacle Européen des Arts et des Lettres./Prix Charles Ciccione 2016.

    Marie Vidal – photographe –

     

    - Une éternité lui suffirait-elle ?-

     

    En effet pour paraphraser, simple coïncidence, l’intitulé de sa dernière exposition, à la bibliothèque universitaire – BU – de Sorbon « S’il suffisait d’une éternité » la question demeure posée, une éternité suffirait-elle à Marie Vidal notre lauréate du grand prix de photographie Charles Ciccione 2016 afin de mener à bien tous ses projets multiples et variés. Cette année encore notre grand prix Charles Ciccione est en phase avec l’esprit du grand photographe, encore plus peut-être que précédemment, car il y a de nombreux lieux communs avec le maître et sa « disciple » Marie Vidal, à commencer par leurs passions jumelles pour les architectures et espaces sacrés en premier lieu. Naturellement je songe ici plus particulièrement aux gisants de la basilique Saint Denis de Charles Ciccione et aux cathédrales, églises et abbayes de Marie Vidal. Les similitudes et correspondances sur ces points sont denses. Très tôt Marie Vidal porte en elle la passion exacerbée de la photographie, mais il faut bien convenir qu’avant de devenir photographe professionnelle, ce qui n’est encore pas si évident pour une femme, son parcours fût assez singulier.
    Avant d’obtenir ses diplômes de l’école photographique elle passa, en raison de ses conditions modestes et environnement familial difficile, par la case comptabilité et même celle de chauffeur livreur pour un laboratoire de photographies. Sans doute une manière discrète pour Marie Vidal de se rapprocher de sa passion. Mais je passerai le cursus pour ébaucher ce propos plus précisément au cœur de sa passion, sur sa fibre sensible.
    Marie Vidal s’étonne toujours de l’authenticité des êtres, des silences du monde, de la beauté presque miraculeuse de la lumière là où on ne l’attend pas. « C’est en accomplissant son œuvre intérieure, que l’homme se réalise. » nous confie t-elle !

    Son œuvre se veut tout à fait intérieure et d’une extrême sensibilité poétique, si besoin était de le démontrer, les seuls titres de ses œuvres en donnent la mesure comme par exemple : « La révélation » photographie en N&B primée en Champagne Ardenne. « Gravure de l’âme » « Cheveux d’anges » « Lumière intemporelle » « La porte de l’étoile de mes visions éphémères » etc. D’ailleurs il n’est pas rare que des textes poétiques de sa composition accompagnent ses photographies. Ne dit-elle pas : « Ecrire est la pensée sauvage dictée par les doigts du cœur. »
    Marie Vidal nous propose un voyage dans un monde inversé d’ombre et de lumière. Perfectionniste, elle ne laisse rien au hasard, elle est dans son art et sa représentation d’une exigence extrême et ne laisse absolument rien au bon vouloir des circonstances. De la décision de la prise de vue au tirage argentique qu’elle effectuera elle-même en laboratoire, où elle peaufine son art avec l’esprit de l’artisan qui restitue le beau et donne de la noblesse à son métier. Elle se concentre entièrement sur la magie de l’apparition de l’image, de sa révélation sous la caresse de ses doigts, joue avec la lumière rouge pour définir le grain, intensifier la forme, influer sur l’éclairage et l’ombre. En un mot elle sculpte la lumière qui intensifie le sujet. C’est une autre manière de mettre au monde dans la tiédeur aquatique des révélateurs. Il s’agit bien là précisément d’une révélation. C’est le mariage de l’invisible transposé sur la trame du support. Marie Vidal ne peut s’investir dans son art que par l’élan du cœur de son exigence créative. Tout le fluide, toute l’énergie de notre amie convergent sur le motif immortalisé par le juste déclic. Sorte de miracle de l’instant bien connu des photographes. Dans sa série reportage le mystère n’est en rien anodin, car le premier contact ne fût pas des moindres puisque lié à Jordi Savall immense musicien et véritable ambassadeur humaniste et sa tant regrettée épouse, la merveilleuse chanteuse Montserrat Figueras.
    L’abbaye de Fontfroide est une expérience au cœur du silence et de la pure lumière. Notre fileuse d’images évolue dans les dédales d’un royaume oublié, elle restitue un sens sacré aux reliques du passé. Peut-être a-t-elle réveillé les pas feutrés des moines sur les pavements du grand cloître.
    Ecoutons ici Marie Vidal :

    « Accueillir la puissance de l’amour pour que l’alchimiste nous ouvre la sagesse du cœur. »

    Pour avoir une prédilection pour les belles architectures romanes, gothiques, les vieilles pierres gravées, érodées, porteuses de la mémoire du temps, Marie Vidal n’en est pas moins proches des hommes, vrais, naturels, sans artifices, c’est ainsi qu’elle se mêle aux tziganes dans la pratique de leur foi, c’est une plongée dans l’intime, la pudeur des croyances, les superstitions aussi, l’émotion de la communauté dans ses chants et prières. Chez les tziganes la dévotion transmise de génération en génération est immense. La guitare n’est jamais bien loin, elle est toujours là à proximité, c’est elle qui transmet l’âme de ce peuple en permanente errance. A sa manière Marie Vidal poursuivra sa quête spirituelle, son initiation sur l’ile magique qu’est la Corse. Sorte de voyage initiatique où le mystère n’est jamais bien loin, ni la vendetta non plus d’ailleurs.
    Avec son appareil photographique comme elle le dit, Marie Vidal se trouve au cœur de la magnificence. Alors afin de rester dans le mystère divin elle va poursuivre son voyage en Israël et en Tunisie à l’époque où ces pays étaient plus accessibles et beaucoup moins marqués par les fondamentalismes religieux. Marie Vidal est une artiste photographe authentique, qui ne triche pas avec elle-même et sans doute moins encore avec l’image qu’elle considère dans sa démarche comme essentielle, sobre, le plus prêt possible de la réalité avec en plus une touche personnelle et poétique, car la poésie est omniprésente. L’image en est l’exact définition, le reflet de l’esprit poétique, car à chacun de ses clichés nous pourrions associer un poème de sa composition, car ainsi que je l’ai déjà souligné notre amie taquine les muses lorsque le besoin s’en fait sentir.
    Si ses images révèlent la poésie, sa poésie inversement réveille les images. Ses thématiques sont comme elle, authentiques, sans détour, francs du col, des hommes ou des femmes rudes, aguerris par la vie et les conditions difficiles, les bergers, les paysans, les gens de la route ou du désert. Simplement saisir « l’expression des humbles de la vie » comme elle le souligne. Mais nous ne saurions quitter Marie Vidal sans évoquer son inclinaison pour le sacré, le monde contemplatif cherchant à se relier au mystère divin dans un silence mystique.
    Ce sera donc ce lieu commun de Marie Vidal et de Charles Ciccione qui sera le point de conclusion de cet éloge.

    Michel Bénard.
    Lauréat de l’Académie française.

     

     

     

     

     

     

     

     

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