• Prix Émile Littre

     

    Prix Émile  Littre

     

    Prix Émile  Littre

     

    Prix  Émile  Littré

    2017

    (pour un lexicographe)

    Prix Émile  Littre

     

    Prix Émile  Littre

     

    Prix Émile  Littre

     

    Prix Émile  Littre

     

    Prix Émile  Littre

    ALAIN  REY

    détective du langage

    Alain Rey est un linguiste et lexicographe français né à Pont-du-Château le 30 août 1928. Il est le rédacteur en chef des publications des éditions Le Robert. Alain Rey est un observateur de l'évolution de la langue française.

    *

    Alain Rey est linguiste et lexicographe et le rédacteur en chef des publications des éditions Le Robert.
    En 1952, alors qu’il vit en Algérie, il répond à une petite annonce de Paul Robert qui cherche des linguistes pour faire un dictionnaire, et il devient par la suite son premier collaborateur pour le Dictionnaire alphabétique et analogique. Il a joué un rôle majeur dans le développement de la terminologie, de la lexicologie, de l'histoire du vocabulaire, de la sémantique historique et de l'histoire culturelle des dictionnaires. Depuis plusieurs années, Alain Rey tient une chronique dans Le Magazine Littéraire, intitulée le Mot de la fin.

    Rey (Alain) n. m., attesté pour la première fois en 1928, à Pont-du-Château (Puy-de-Dôme). Apparu d’abord sous la forme latine rex (v. 881), puis rei (v. 980) dont il est une variante, son nom est issu du latin regem, accusatif de rex, regis qui signifie « roi ». Un comble pour ce rexicographe, pardon, lexicographe, qui règne en maître – mais jamais en tyran – sur la langue, depuis déjà quelques décadis… (pour le sens, prière de chercher dans ce dictionnaire).
    La légende raconte qu’il sut parler avant de se tenir debout. Enfant, il fut envoûté par les mots, leur musique, leur magie, leur malice. Son premier dictionnaire ? Les romans de Jules Verne, dont la lecture fut pour lui une inépuisable leçon de vocabulaire. Si bien qu’à quinze ans, il remplissait déjà des cahiers entiers de listes de mots : ceux de la marine, les termes de toutes les parties des édifices romans et gothiques.
    Ballotté par la guerre d’écoles en lycées, de lycées en universités, à travers la France entière, il oscilla entre les études littéraires, en français, en anglais, les sciences politiques, l’art médiéval… À quoi bon choisir quand on peut tout faire ?
    Au retour de son service militaire, l’insatiable chineur de vocations « entra » finalement en langue, par le plus grand des hasards : en répondant à une annonce parue dans Le Monde, d’un certain Paul Robert, jeune avocat algérois à la recherche de rédacteurs pour écrire « un nouveau Littré ». Ce projet fou attira Alain Rey à Alger, puis au Maroc. Commença alors l’incroyable aventure du Grand Robert, premier « dictionnaire alphabétique et analogique ». Exalté par la façon radicalement nouvelle de décrire une langue toujours en mouvement, Alain Rey édifia, avec Henri Cottez et Josette Rey-Debove, le Petit Robert, puis un Dictionnaire Culturel et ce Dictionnaire Historique, formidable terrain d’exploration de l’arrière-pays des mots, aujourd’hui re-y-nouvelé.
    Maître d’œuvre des Éditions Le Robert qui l’ont consacré tout à la fois comme leur inspirateur, leur protecteur et leur guide, ne lui dites surtout pas qu’il est le gardien du temple. Un gardien se lamente des coups de griffe du temps, en lustrant le bon usage, comme Harpagon compte ses pièces d’or. Or, la vraie richesse de la langue, pour cet humaniste patenté des temps modernes, c’est sa vitalité. Lui qui a assuré pendant douze ans une chronique quotidienne sur France Inter le sait bien : les mots, incroyables accumulateurs d’énergie, souvent révélateurs de l’inconscient collectif, animent toute la vie sociale. Mais l’observateur vigilant et attentif des usages sait aussi que ces mêmes mots peuvent être des armes dont il est sain de percer les mystères. Pour sûr, Alain Rey, dans le polar de l’Histoire, a su jouer comme personne les détectives du langage. La meilleure façon de lui rendre hommage : ne pas baisser la garde ! Et lui laisser le mot de la fin : « Les mots ne meurent jamais complètement. Ils nous enterreront tous ! »


     Bérengère Baucher, responsable du Petit Robert des noms propres

     

    « Francophonie citations :Prix de la francophonie »