• Prix Horace 2013

     

     Prix  Horace 2013

    Prix de la Traduction en Poésie
    PRIX  HORACE

    Prix Botticelli  2013
    Horace (en latin Quintus Horatius Flaccus), né à Venosa dans le sud de l'Italie le 8 décembre 65 av. J.-C. et mort àTivoli le 27 novembre 8 av. J.-C., compte parmi les plus illustres poètes de tous les temps. Mais son œuvre, à double niveau d’écriture, fait aisément l’objet de malentendus et de contresens, comme en témoigne par exemple le détournement de la fameuse devise Carpe diem, ou de la non moins célèbre formule Aurea mediocritas (« juste milieu précieux comme l'or »), tirées respectivement des Odes, I, 11 et II, 10.

    "Avoir plu aux puissants n'est pas le plus haut mérite"
    "Les peintres et les poètes ont toujours eu le droit de tout oser"
    "Il en est tout un juste milieu..."

     Prix Botticelli  2013

     

      Prix européen de la Traduction en Poésie

    HORACE 2013

     

    Prix  Horace 2013

     

    Prix  Horace 2013

     

    Prix  Horace 2013

           BONA KIM

     

      Bona KIM est Maître de Conférences HDR en langue et civilisation coréennes à l’Université Michel de Montaigne, Bordeaux 3. Enseignante chercheure, poète, traductrice du coréen en français et peintre aquarelliste. Elle est spécialiste de poésie (classique et moderne), de critique (poésie et art), essayiste et coordinatrice de rencontres franco-coréennes.

     

     

    Prix  Horace 2013

     

    Dernières parutions (traductions)

    KIM Su-Yong, Cent Poèmes, traduits, présentés et annotés par KIM Bona, 2000 ;

    YI Sang, Cinquante poèmes - Les Ailes - Le pivot de l’esthétique coréenne, traduits, présentés, commentés et annotés par KIM Bona, 2002 ;

    HWANG Ji-U, De l’Hiver-de-l’arbre au Printemps-de-l’arbre, Cent Poèmes, Introduction, textes traduits, présentés et annotés par KIM Bona, 2006 ;

    L’Aube de la poésie coréenne : Les Vingt-sept Hyangga, 鄕歌, en cours, 2013 ;

    Les trois ouvrages sont publiés aux éditions William Blake & Co. (le dernier est en cours de parution).

    Ouvrage proposé : YI SANG (le Rimbaud coréen), Cinquante poèmes - Les Ailes - Le pivot de l'esthétique coréenne - William Blake & Co. Edit.

    Le poète, romancier et essayiste coréen YI Sang, né à Séoul en 1910 et mort à Tokyo en 1937, a joué un rôle éminent dans l'ouverture de son pays à la modernité. En rupture avec le lyrisme traditionnel, ouvert à la littérature occidentale, constamment en recherche de voies nouvelles, il fut victime de l'incompréhension de ses premiers lecteurs. Mais ce poète maudit est, de nos jours, reconnu comme un écrivain majeur en Corée, en Europe aussi, et il est étudié avec passion dans le but de pénétrer les secrets de sa pensée et de son art énigmatique. En introduisant le « moi » dans son œuvre, YI Sang ne heurte pas seulement de front une civilisation qui l'ignorait, mais il met tout homme face à des questions existentielles. Comment exprimer la force de ces idées neuves ? Les poèmes de YI Sang sont des « créations expérimentales », utiles à interpeller vivement le lecteur. Son écriture innovante a puisé dans la richesse de sa culture à la fois scientifique, artistique et littéraire et dans l'étrangeté douloureuse de sa vie. Aussi son œuvre a-t-elle marqué un tournant, faisant de lui « Le pivot de l'esthétique coréenne ». Ce recueil présente Cinquante Poèmes et la nouvelle Les Ailes traduits, annotés et commentés par Bona KIM, qui n'a cessé d'enrichir sa connaissance de YI Sang, depuis la thèse qu'elle lui a consacré en 1982.

    C.V.  (succinct)

    Bona KIM est née à Séoul, en Corée du Sud. Adolescente, elle s'adonne à l’écriture et à la peinture qui lui ont valu des prix. Ses œuvres ont été en partie publiées et exposées en Corée. Elle a fait des Études de Langue et Littérature coréennes classiques et modernes à l'Université Seongshim (Sacré-Cœur), puis des Études de Langue et Littérature françaises. Elle a été professeur de coréen et de français au Lycée Saint-Paul de Nonsan. Arrivée à Paris en 1975, elle étudie l’Esthétique au Département de Philosophie, à Paris I, Panthéon-Sorbonne, et y prépare sa thèse d'Art poétique coréen, au Département des Études Extrême-Orientales, à l’Université Paris VII, (Doctorat de 3e Cycle), soutenue en 1982. Après son Doctorat, elle devient en 1984, Chargée de cours de Littérature coréenne moderne, à l’Université Paris VII. Puis, elle fréquente l’École Pratique des Hautes Études en vue de la préparation d’une thèse de Doctorat d’État et poursuit également des Études comparées de la Fonction Poétique, au Collège de France (séminaire du Professeur Yves Bonnefoy : préparation d’une discipline de la Critique littéraire, de la Poésie et de l’Art).

    Depuis la création de l’enseignement du Coréen, en 1986, Bona KIM enseigne à l’Université de Bordeaux 3. En 1993, elle est nommée Maître de Conférences et obtient en 2008, l’Habilitation à Diriger des Recherches (HDR) avec la thèse de deux volumes sur les Poèmes des Antiquités coréennes : « L’Aube de la Poésie coréenne : Hyangga » 7 - 12e  siècles. À partir de 2012, du fait du nombre croissant d'étudiants en coréen, elle contribue à la création du Diplôme Universitaire (DU) de Coréen à Bordeaux 3, et y assume la responsabilité de la Section des Études coréennes.                                                                                                             

    Depuis qu'elle est enseignante, Bona Kim œuvre aux rapprochements pluriels entre des Établissements supérieurs de Corée et les Universités de Bordeaux. Elle organise à Bordeaux des colloques internationaux, dans le cadre du « Printemps des Poètes », notamment en 2006, l’année du 120e anniversaire de la relation diplomatique France-Corée, où elle a organisé un grand colloque avec le concours du Korea Literature Translation Institute et du Centre Culturel Coréen, de l’Ambassade de Corée et de la Ville de Bordeaux, « Poésie et civilisations : Poésie coréenne contemporaine », avec quatre grands poètes invités : KO Un, SHIN Kyung-Rim, CHO Jung-Kwon et HWANG Ji-U. Il est sans doute utile de souligner que la poésie est toujours très vivante dans la culture coréenne. Sur le plan national, Bona KIM fait partie du Comité de préparation du manuel LV3, en trois volumes, destiné à l'enseignement secondaire, jusqu'au baccalauréat et d’un second ouvrage, en direction de l’enseignement supérieur.

     Bona KIM a - entres autres récompenses reçu le prix ARDUA 2010 pour ses traductions et, en 2012, à l’occasion du 566e anniversaire de la langue coréenne, le Prix du Premier Ministre coréen, pour ses recherches poétiques.

    Dès que cela lui sera possible, Bona Kim se consacrera à nouveau à la création poétique et à la peinture. Elle nourrit aussi le projet de traduire en français ses propres poèmes écrits en coréen, sans omettre de poursuivre la traduction de poètes français vers le coréen et vice et versa.

    Ainsi, entre deux cultures si différentes, il est important de noter que le passage d'une langue à l'autre peut s'avérer périlleux. L'analyse subtile des perceptions des styles et des cadences, des raisonnements extrême-orientaux, des combinaisons des idéogrammes, si riches de plusieurs sens, l'ambiguïté des mots et des tournures grammaticales, tout ceci et plus encore, doit par conséquent   « s'opérer » avec justesse, rigueur et sensibilité. Ainsi, le travail de traduction de Bona KIM combine-t-il remarquablement aux dires des spécialistes, mais aussi du simple lecteur éveillé, la conservation de la densité des images et la fluidité textuelle.

    Prix  Horace 2013

     

     

      


      la remise de ce Prix a été effectuée le
    le samedi 8 juin 2013 à 14 heures
    Espace culturel Mompezat
    16 rue Monsieur le Prince 75006 Paris
    (métro : Odéon ou Luxembourg)  

     

    Monsieur le Président du Cénacle Européen en Francophonie,

    Monsieur le Président de l’Université Bordeaux III

    Madame  l’Attachée de l’Education Nationale à l’Ambassade de  Corée

    Mesdames, Messieurs les Membres du Jury, chers Amis,


    C'est avec une très grande joie et un profond étonnement que j'ai pris connaissance de votre missive à propos de l’attribution du prix Horace décerné pour la traduction en poésie. Mais si Horace était encore en vie, aurait-il pensé à la traduction en langue coréenne ? Car le fait de traduire les poèmes de la langue lointaine du « Pays du matin frais » en des langues européennes, ici le français – ne lui semblerait-il pas qu’il s’agisse là d’une langue d’une autre planète ?

     

    Ainsi, traduire la poésie consiste à effectuer un voyage hasardeux, une marche à l’aventure, vers un horizon inconnu où le mot n’a pas de lieu, où sa signification se dérobe comme un mirage. Chaque image, chaque note musicale, éveille quelque chose en l’âme d’un poète, et le traducteur doit porter une attention particulière, passionnée à cette voix originale, à ce cri unique. Le traducteur qui s’efforce de faire entendre le cri d’un poète étranger en lui prêtant sa voix se  projette hors de l’abri de sa propre tradition, exposé, désarmé, face à tous les risques d’une démarche sans repères.

     Il faut apprendre à écouter mot à mot, comme pas à pas, le cri d’un poète encore résonnant qui nous permet de le rencontrer directement, de communier avec son amour pour sa langue et son pays natal. Situé entre deux langues différentes, ici le coréen et le français, le traducteur se sent comme perdu au milieu d’une zone désertique. Il poursuit une marche aveugle et solitaire dans sa recherche nostalgique d’une langue-pont entre deux sensibilités culturelles. Il rêve de les faire communiquer entre elles pour qu’elles se partagent leurs trésors.

    « Le traducteur de la poésie est un second poète » disait le grand poète, Claude Vigée. L’art de traduire la poésie doit être un « élan vital » (d’après les mots      d’Henri Bergson). Un « élan vital » dans un autre système linguistique, dont il faut exploiter les ressources propres, afin que surgisse un authentique acte poétique.

    J'espère poursuivre ce chemin et pouvoir bientôt vous faire part d'un nouvel essai de traduction et ainsi de faire connaître les diverses cultures qui sillonnent le monde, ce qui participe au rapprochement des peuples. Pour moi, cela revient à poser une petite pierre pour la construction et la compréhension des hommes sur notre terre.

    Je tiens à vous remercier profondément de l’intérêt que vous avez manifesté pour mon travail et vous assure de ma respectueuse considération.

                                   BONA  KIM


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