• Prix Horace 2014

     

     

     

     Prix  Horace 2013

    Prix européen de la Traduction en Poésie
    PRIX  HORACE


    Horace (en latin Quintus Horatius Flaccus), né à Venosa dans le sud de l'Italie le 8 décembre 65 av. J.-C. et mort àTivoli le 27 novembre 8 av. J.-C., compte parmi les plus illustres poètes de tous les temps. Mais son œuvre, à double niveau d’écriture, fait aisément l’objet de malentendus et de contresens, comme en témoigne par exemple le détournement de la fameuse devise Carpe diem, ou de la non moins célèbre formule Aurea mediocritas (« juste milieu précieux comme l'or »), tirées respectivement des Odes, I, 11 et II, 10.

    "Avoir plu aux puissants n'est pas le plus haut mérite"
    "Les peintres et les poètes ont toujours eu le droit de tout oser"
    "Il en est tout un juste milieu..."

     Prix Botticelli  2013

     Prix Horace 2014

    Prix Horace 2014

    Prix Horace 2014

    Prix HORACE  2014

     Prix Horace 2014

      Timour  Mudihine

     Ecrivain et traducteur, Timour Muhidine est né en 1959 à Koweït City. Études à Lille puis à Paris où il réside actuellement. Écrivain et traducteur, il enseigne la littérature turque contemporaine à l’Inalco (Paris) et dirige la collection “ Lettres turques” chez Actes Sud.
    Il a publié, entre autres : Un Cœur double (roman), Éditions Hors Commerce, 1999. Du Nord cru, L’Esprit des Péninsules, 2003. L’ Errance de Ziya Bey Ottomanes, Editions Bleu Autour, 2005. Sous le soleil de Bernanos, Itinéraire en Artois avec Tahsin Yücel, Empreinte/Temps présent, 2010.

    On ne l’a jamais appelé « l’Oriental », mais plutôt « min loute » ! Il revendique des racines nordistes et cultive avec brio sa spécialité : traduire les écrivains majeurs de la littérature turque du xxe siècle. Rimbaud, Verlaine, la Première Guerre mondiale sont les figures de proue de son panthéon personnel, des balises aussi dans son œuvre littéraire ! « Je suis vraiment atypique » sourit Timour Muhidine. Toujours prêt à défendre dans les hautes sphères de la culture parisienne, Nedim Gürsel ou Jules Mousseron. Atypique et tellement symbolique. Ah si tous les gars du monde ressemblaient à Timour Muhidine… Mélangeant avec bonheur les couleurs, les émotions, le Nord et le Sud. Parlant tout simplement la langue des influences multiples, du fond du cœur.

    « Je n’ai pas conscience d’avoir souffert du racisme » affirme Timour. Si son nom, son prénom faisaient parfois « l’objet de supputations, de moqueries», il les acceptait « avec le sentiment de supériorité de celui qui a déjà beaucoup bourlingué ». Celui que l’écrivain Claude Duneton a baptisé le « Turc du Nord » après l’avoir côtoyé lors des rencontres européennes du livre à Sarajevo, est né en 1959 à Koweït City… Père turc, mais « né à Alep en Syrie » et mère française, artésienne ! En 1962, la mort du père (il était traducteur) ramène la famille à Achicourt, naguère décrit comme le jardin d’Arras. « Il y avait encore du crottin de cheval dans les rues. Achicourt, c’était le bout du monde », se souvient Timour. Enfance heureuse, bercée par les récits de l’arrière-grand-mère originaire de Givenchy-en-Gohelle. « Elle me racontait la guerre 14 dans le lit, elle me parlait en patois. » Enfance heureuse dans une belle demeure où la bibliothèque débordait de livres arabes, de traités sur le pétrole. Collège et lycée à Arras ; cité parcourue dans tous les sens, où il se demandait parfois « s’il y avait des Turcs ou des Arabes derrière les façades ». Licence d’anglais – langue que sa maman enseignait - à l’université de Lille. Puis un déclic, une impulsion, à vingt ans : l’envie d’apprendre la langue des grands-parents paternels. Un « petit luxe », une gageure aussi car Timour Muhidine le répète à ses étudiants (parfois « désespérés») de l’Institut national des langues orientales où il professe depuis trois ans, « il n’est pas facile d’apprendre le turc, une langue réformée quatre fois depuis 1911, avant tout pour éliminer les mots arabes et persans ». Timour a persévéré, décroché une bourse d’une année en Turquie. Tombant sur la littérature turque. Instantanément amoureux. « Je suis parti de zéro. » Un parcours du combattant pour défendre la cause de dizaines d’auteurs, poètes que ch’l’éfant d’Achicourt a, dès le milieu des années quatre-vingt, traduit en français. « C’était une mine d’or, tout était à faire » confie-t-il. Vingt ans pour se bâtir une réputation de « passeur », celui vers qui l’on se tourne pour évoquer Nazim Hikmet, Nedim Gürsel (il vint au lycée d’Arras et vit désormais en France), Saït Faïk… « Je suis carrément devenu l’agent littéraire en France de bon nombre d’auteurs turcs ! »

     

    Prix Horace 2014

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

                 de gauche à droite : notre Conseillère de Los Angeles ;  notre lauréat Timour Mudihine ;  JF Dussottier, président

     

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