• Prix Pétrarque 2014

     

     

    Prix  Pétrarque  2014

                          

    Prix de la biographie en poésie
    ou d'une anthologie en poésie

    PÉTRARQUE
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    Francesco di ser Petracco, dit Pétrarque.
    Un des plus grands poètes italiens.
    "Dans l'Italie savante et cléricale du XIVe siècle, Pétrarque est à l'avant-garde de l'esprit humaniste renaissant. Très tôt initié aux textes classiques de Cicéron et d'Ovide, sa culture cléricale a su très tôt s'ouvrir aux grandes idées philosophiques. L'oeuvre de Pétrarque retentit de ces différents échos. Des ouvrages en latin tels que Africa (1338-1342), Secretum meum (1342-1358), De vita solitaria (1346-1356) et De otio religiosorum ont certes contribué à la célébrité de l'humaniste, mais sa postérité, Pétrarque la doit à son Canzoniere (Rerum vulgarium fragmenta). Le recueil, qui va marquer l'histoire du lyrisme pour très longtemps, emprunte à des modèles littéraires et idéologiques relevant d'époques et de cultures différentes. La poétique de l'amour chez Pétrarque s'enrichit tout autant de l'héritage platonicien que de la tradition chrétienne. Le syncrétisme est rehaussé par l'emprunt à la conception de l'amour courtois que les troubadours de France ont découvert chez les poètes de l'Andalousie mauresque au Moyen Age.Dans son ensemble, l'oeuvre de Pétrarque représente dans toute sa splendeur une dimension importante du Quattrocento. Par la tradition qu'elle intègre comme par ses apports spécifiques, elle est, à l'aube des Temps modernes, le creuset de l'interculturel. Aujourd'hui que le troisième millénaire prône l'ouverture des frontières et le brassage des civilisations, de tels impératifs ne peuvent que servir la mémoire de Pétrarque et attester son actualité dans le contexte d'une Méditerranée carrefour des cultures et des civilisations."

     Prix  Pétrarque  2014

     

    Prix  Pétrarque  2014

     

     

     PRIX  PÉTRARQUE  2014

     Prix  Pétrarque  2014

    Prix  Pétrarque  2014

    Jean Portante

    ( http://www.jeanportante.lu)

     

    Son enfance, qu’il relate dans son roman Mrs Haroy ou la mémoire de la baleine, a été marquée par cette double appartenance, ou plutôt par une double non-appartenance, puisque comme chaque voyageur, il s’est senti très tôt comme un citoyen de terre de personne. À l’instar de la baleine, ce mammifère ayant décidé d’émigrer dans l’eau des océans, il sait qu’il n’appartient ni à la terre quittée ni à celle rejointe.

    Toute son œuvre, riche d’une trentaine de titres, en est imprégnée. Une œuvre écrite en français. Car la langue participe du déracinement. Or, le français est, pour Jean Portante, une langue à l’extérieur de son binôme Italie-Luxembourg, une langue apprise, apprivoisée, mais qui sans cesse reste à conquérir. Jean Portante dit à son sujet que c’est une « étrange langue » (c’est le titre d’un de ses recueils, couronné en France par le Prix Mallarmé), dans la mesure où elle reflète la petite Babel de la maison familiale de son enfance où l’on parlait à la fois italien et luxembourgeois, mais aussi le français. Dans l’entrelacs linguistique du Luxembourg, où les enfants sont alphabétisés en allemand, cela ne peut déboucher, dans l’écriture, que sur cette « étrange langue », ou « langue baleine » : c’est-à-dire une langue qui a l’aspect du français (comme la baleine ressemble à un poisson), mais à l’intérieur de laquelle respirent (comme le poumon de la baleine) la langue italienne et les autres idiomes du territoire. L’écriture de Jean Portante devient ainsi un incessant voyage d’une langue à l’autre, ce qui permet, dans sa poésie surtout, de « néologiser », donc d’« étrangéiser » la langue française. Jean Portante parle aussi d’« effaçonner » (autre titre d’un de ses recueils). Il s’agirait alors, tout en façonnant l’écriture, de l’effacer, afin que surgisse la véritable langue. L’œuvre poétique de Jean Portante est un lent « effaçonnement », alors que dans ses romans il mêle histoire, autobiographie et fiction, pour démêler les pièges de la mémoire, de l’identité, de l’enracinement, des migrations, thèmes centraux de ses livres.

    Jean Portante est venu à l’âge de 33 ans à l’écriture. Avant, il a étudié en France, à Nancy, et était tour à tour agitateur dans la foulée de mai 68 et professeur de français. En 1983, alors qu’il écrit son premier recueil de poèmes, Feu et boue, il s’installe à Paris. De longs séjours en Amérique latine l’ont familiarisé avec la langue espagnole et, parallèlement à son travail d’écriture, Jean Portante développe depuis plus de vingt ans une activité de traducteur (notamment de Juan Gelman), mais aussi de Gonzalo Rojas et de dizaines de voix poétiques de langue espagnole, allemande, anglaise ou luxembourgeoise. Ses propres livres sont largement traduits, et parmi les traducteurs récents de ses poèmes en anglais sont les poètes Pierre Joris et Zoë Skoulding.

    Actuellement, il dirige au Luxembourg la collection Graphiti (poésie) des éditions PHI et collabore à l’hebdomadaire Le Jeudi. En France, il est membre de l'Académie Mallarmé et du jury du Prix Apollinaire. En 2003, il a reçu le Grand Prix d’automne de la Société des gens de lettres, pour l’ensemble de son œuvre, ainsi que le Prix Mallarmé. Auparavant, son roman Mrs Haroy ou la mémoire de la baleine qui sera porté à l’écran en 2010, lui avait valu, au Luxembourg, le prix Servais (meilleur livre de l’année, tous genres confondus).

    Au Luxembourg, il a fondé en 2009 la revue littéraire TRANSKRIT, consacrée à la traduction de la littérature contemporaine. En France, il est à l’origine, avec Jacques Darras et Jean-Yves Reuzeau de la revue INUITS DANS LA JUNGLE, dont le premier numéro est paru en juin 2008.

    Distinctions

    • Prix Rutebeuf de la poésie, 1986 pour Horizon, vertige et Italie intercalaire
    • Prix Tony Bourg, 1993 pour Ouvert Fermé (ex aequo avec Jean Sorrente)
    • Prix Servais, 1994 pour Mrs Haroy ou La mémoire de la baleine
    • Prix de poésie Louis Montalte de la Société des gens de lettres, 2003 (pour l'ensemble de son œuvre)
    • Prix Mallarmé, 2003 pour L'étrange langue
    • Prix Batty Weber, 2011 pour (pour l'ensemble de son œuvre)

    Œuvres (sélection)

    • Feu et boue, Paris : Éditions Caractères. 1983.
    • L'instant des nœuds (Poèmes), Paris : Éditions Saint-Germain-des-Prés. 1984.
    • Méandres, Paris : Éditions du Guichet. 1985.
    • Horizon, vertige & Italie intercalaire, Paris : Éditions Arcam. 1986.
    • Projets pour un naufrage prémédité Récit, Echternach : Éd. Phi. 1987.
    • Un deux cha cha cha. Roman, Echternach : Éd. Phi. 1990.
    • Ex-odes (Poèmes cubains 1987-1990), Echternach : Éd. Phi. 1991.
    • Mrs Haroy ou La mémoire de la baleine. Chronique d'une immigration, Echternach : Éd. Phi. 1993.Réédité en 1999. Aussi traduit en allemand, italien et roumain
    • Ouvert fermé. Poèmes, Echternach : Éd. Phi. 1994.
    • Le mariage de Pythagore Luxembourg : Teatro vivace. 1995.
    • Effaçonner. Poèmes. Echternach : Éd. Phi. 1996.
    • Destin destination. Une tragédie, Echternach : Éd. Phi. 1998.
    • Point. Poèmes, Echternach : Éd. Phi. 1999.
    • Anthologie luxembourgeoise. Poésie, Echternach : Phi ; Trois-Rivières : Les écrits des forges. 1999.
    • Allen Ginsberg. L'autre Amérique Préface de Anne Waldmann, Bordeaux : Le Castor astral. 1999.
    • La pluie comme un œil Moudon : Éd. Empreintes. 2001.
    • Autour de la table Paris : Le Taillis Pré. 2002.
    • L'étrange langue. Poèmes Châtelineau : Le Taillis Pré. 2002.
    • Mourir partout sauf à Differdange. Roman, Esch-sur-Alzette : Éd. Phi. 2003 Aussi traduit en roumain.
    • L'arbre de la disparition. Poèmes, Avec des dessins de Marek Szczesny et une préface de Lionel Ray, Esch-sur-Alzette : Éd. Phi ; Trois-Rivières : Les écrits des forges. 2004.
    • La cendre des mots : L'origine est passée par là. Poèmes 1989-2005 Trois-Rivières : Écrits des Forges ; Bordeaux : Le Castor Astral. 2005.
    • Le travail du poumon Bordeaux : Le Castor Astral. 2007.
    • Ailleurs - Épisode I : Charleville-Mézières 2008 : une année en poésie, poésie (collectif), éd. Musée Rimbaud, Charleville-Mézières, 2009
    • La réinvention de l'oubli Bordeaux : Le Castor Astral. 2010.
    • Hexaméron. Dernier Jour suivi de Orphée au pays des mortels Differdange : Éditions Phi, 2011.

     

    Prix  Pétrarque  2014 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

                                           de gauche à droite :   JF Dussottier, président ;  le lauréat Jean Portante  ; Angels  Santa Baneres, Conseillère d'Espagne

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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