• Prix Virgile

     

    Prix Virgile

    PRIX européen VIRGILE

    2020

    Prix Virgile

     

     

    Prix Virgile

    Prix Virgile

     MARY-LAURE  ZOSS

    Mary-Laure Zoss, née le 22 mai 1955 à Vaulion en Suisse, vit aujourd'hui à Lausanne, est une écrivain et enseignante vaudoise

    Mary-Laure Zoss, enseignante, publie en 2007 Le noir du ciel aux éditions Empreintes couronné par le Prix de poésie C.F. Ramuz 2006 suivi par Entre chien et loup jetés chez Cheyne, au Chambon-sur-Lignon en 2008, puis Où va se terrer la lumière, chez ce même éditeur en 2010.

    Elle collabore régulièrement à la revue Fario 4 à Paris, revue semestrielle de littérature et d’art ou à N4728, n°9.

    La Vaudoise Mary-Laure Zoss continue de tracer le sillon d’une œuvre bouleversante et sans concession pour dire notre fragilité. Pénétrer dans un monde à la fois rude, beau et inquiétant, où l’on affronte la dureté des éléments. Le lecteur entrevoit des talus hivernaux, des cabanes de chantier, des vallées sombres, une forêt. Dans ce décor menaçant, aucun refuge ne s’offre à nous, sauf celui des mots.  L’âpre et mystérieuse poésie de l’intranquillité

    Publications : 

     

    Prix Virgile

    Mary-Laure ZOSS

     Née en 1955 à Vaulion (Suisse). Vit entre Lausanne et le Valais. Jusqu’en 2015 enseigne le français dans un gymnase (établissement d’enseignement secondaire du deuxième cycle). Elle œuvre pour la connaissance et la mise en valeur de la langue et de la littérature française. Une partie de sa vie est consacrée à l’écriture.

     Elle a publié Le Noir du ciel, aux éditions Empreintes (Prix de poésie C.-F. Ramuz 2006 et prix de la Fondation L-A Finances pour la poésie 2008).

     À Cheyne, elle a publié Entre chien et loup jetés (Prix des Charmettes/Jean-Jacques Rousseau 2008), puis Où va se terrer la lumière (2010), Une syllabe, battant de bois (2012), et Au soleil, haine rouée (2014). Elle a également fait paraître un livre d’artiste, Route, aux éditions du frau (2012).

    Ceux-là qu’on maudit est paru aux éditions Fario en novembre 2016

    À force d'en découdre, vient de paraître aux éditions le Réalgar et a reçu un accueil élogieux.

    Elle a collaboré à l’ouvrage du photographe Emmanuel Gavillet, Gastlosen, Edition Pourquoi-pas ?, paru à Marly (Fribourg) en mars 2010.

    Elle publie également en revue : N47, revue Bacchanales No 53, revue Viceversa, revue Conférence, revue des Belles-Lettres, Fario…

     Ma proposition s’appuie aussi sur la dernière chronique d’Alain Roussel poète et critique littéraire concernant « À force d’en découdre » le dernier livre de Mary-Laure ZOSS : https://alainroussel.blogspot.com/2019/10/journal-de-lecture-mary-laure-zoss.html?m=1

    Son dernier livre c’est de la poésie jaillissant d’une vie en prose. Je cite quelques passages de la chronique d’Alain Roussel : « Dans ces proses à forte intensité poétique, dans une "langue brûlée", Mary-Laure Zoss nous crie son "effroi" d'être au monde, cernée par tous ces murs, dedans dehors, "la vie fracturée de partout", et avec en plus l'impression d'être née "l'âme bossue". Elle a mal à son réel, Mary-Laure Zoss. Pourtant, des rêves l'embarquent. La vie est à réécrire et il reste un peu de lumière dans les murs qu'il faut aller patiemment extraire. »

    Je cite également deux extraits de son écriture choisis par Alain Roussel:

      un jour sur deux, tout au moins, on a le cœur tiré hors, d'un coup la douleur nous envoie par le fond, on attend là, dégrisés, béants sous les hautes fenêtres ; fagotés à la diable, on a passé jupes et tricots feutrés, pantalons trop courts, on se récrie contre la lumière arrêtée dans les murs, dans le plafonnier couleur de nicotine, nos corps ne sont plus qu'étuis à brouillard, papier bible autour d'un froid ; à occuper l'intérieur (...) »

    ...........

     « quand nos contrées sont du nord, de lierre, de limons jaunâtres ; par les vieilles bornes on se carapate, qui croulent dans les talus, par les débris de ciel envasés sous la ronce, vers les hêtres on tire sur la droite, on feinte, voyez-vous ; les trois quarts du temps pour s'extraire, il faut manœuvrer, conjurer comme on peut l'enlisement, tel est notre lot, d'avoir à se tirer sans répit de terres éventrées, on prend la tangente là où les pluies ravinent les fûts tombés, leurs fractures esquilleuses, on ne laisse pas d'aller plus loin, de se dépêtrer des fanges ; jusqu'au déploiement, au-delà du contour, de l'étendue sans nuages »

    Prix Virgile